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February 23, 2007

Univers vituels

Posted by jlg@emakina.fr

Les univers virtuels entrent peu à peu dans les entreprises… certes, c’est un concept un peu abstrait de dire RDV sur l’île de “cham” lundi à 17h30… mais c’est pourtant ce qui se passe. Certaines grandes entreprises et d’autres d’ailleurs ont sauté le pas pour aller vers second life pour y créer un univers virtuel… citons quelques exemples phares au passage : Nissan et son distributeur automatique de voiture, le campus d’IBM, Adidas, Amazon, la BBC, BMW, Cisco, Dell, Dior et son Belladone Island et dernièrement Mercedes et AMD. Que de beau monde ! Plus près de nous et en plein dans nos préoccupations, Ségolène Royale a ouvert un bureau alors que Nicolas Sarkozy a son île qui ressemble à un bureau de campagne à l’américaine.



Hormis l’aspect purement rencontre qui occupe la majeur parti des avatars, des choses intéressantes se passent : organisation de réunions, de conférences de presse, de brainstorming, utilisation publicitaire de certains lieux, donc échanges d’argent (on y voit transiter chaque jour plus d’1 million de $ !!!). Aujourd’hui si les Français brillent par le taux de création d’avatars (plus de 12% des avatars viennent de l’hexagone) les entreprises quand à elles n’ont toujours pas sauté le pas ou peu…

Pendant ce temps, Sun travaille à un univers virtuel professionnel… est-ce une bonne idée de vouloir séparer les deux ? Tant qu’à avoir un univers virtuel autant pouvoir tout y faire… vie personnelle virtuelle et vie professionnelle virtuelle non ?

En tout cas le travail collaboratif va vivre une nouvelle épopée avec ces univers virtualisés, et bien des habitudes de collaboration vont se trouver modifiée avec l’ajout de médias riches à l’intérieur même de ces mondes. Ce qui est intéressant c’est de voir les progrès qui seront fait au niveau des interfaces et surtout des usages qui surgissent jour après jour. La seule limite de ces mondes est celle des machines qui les hébergent, mais aussi l’imagination de leurs habitants…

Chez IBM par exemple des centaines de collaborateurs se retrouvent chaque jour pour échanger non pas des mots, mais des briefs plutôt visuels, maquettes etc. Il est toujours assez impressionnant de pouvoir visualiser en temps réel les modifications faites sur un objet, mais cela n’a rien de nouveau.
Tout comme les blogs n’ont rien apporté de vraiment innovant d’un point de vue technique, second life n’apporte pas d’innovation (à part peut-être la transposition virtuelle des personnages, qui n’a pas un intérêt flagrant dans le milieu professionnel). L’innovation est plutôt à caractère social et liée aux phénomènes qu’il créé et aux usages qu’il déclenche : un bon laboratoire d’usages pour univers virtuels.

  • Le projet Wonderland de Sun auquel vous faites allusion est pour le moment un projet de plateforme technologique, je n’ai pas vu que Sun souhaitait lancer un concurrent de Second Life qui serait uniquement dédié à l’aspect business. Wonderland est le mariage d’un environnement 3D avec des technologies collaboratives le tout étant sécurisé. Le responsable du projet pense que l’éducation serait très intéressé par l’aspect sécurité : “We wouldn’t do business in Second Life there because it is insecure. That (security is) necessary for education, too,” .
    Un concurrent australien Outback Online met également l’accent sur la sécurité.
    La notion d’avatar est importante dans la vie professionnelle, vous évoquez IBM à juste titre car c’est l’entreprise qui investit le plus dans SL, mais un aspect mis en avant par IBM est justement l’aspect social de la relation entre avatar. Un usage exploré par Big Blue est l’immersion dans SL des nouveaux embauchés avant même leur entrée en fonction. Des expériences de recrutement dans SL sont également menées, là encore la notion d’avatar est centrale tout comme dans la formation. Philipps Design, l’agence design de Philipps compte aussi sur la relation avec les avatars pour travailler sur la dimension co-création.
    Sinon je suis entièrement d’accord avec vous pour dire qu’il est préférable d’avoir un univers unique mélangeant vie pro et non pro comme dans la vraie vie mais aucune entreprise ne peut accepter de voir un avatar débarquer dans une salle de réunion en tirant avec des flingues dans tous les sens 😉
    http://blogs.sun.com/kevinr/entry/project_wonderland
    http://news.zdnet.com/2100-9588_22-6157088.html
    http://www.outbackonline.com/
    Stéphane Bayle / Walter Taov

  • Merci Stéphane de ces précisions.
    En plus de tes liens j’ajouterai ceux-ci qui mettent à jour des avis et des expériences intéressantes :
    http://padawan.info/fr/web/leconomie_douteuse_de_second_life.html
    http://www.loiclemeur.com/france/2007/02/second_life_trs.html

  • Bonjour,
    le salut de ces mondes virtuels dans lesquels je crois à fond, et Stéphane le sait trés bien, passe avant tout par une interopérabilité, si chaque acteur y va de sa techno dans son coin alors il y afort à parier que ces technos ne soient qu’un feu de paille…
    De plus il n’y a pas que du lourd comme Adidas, ou autre, dans Second Life, il y a aussi des acteurs plus petits qui tentent d’apporter au jeu une vraie valeur ajoutée et de vrais services…
    A suivre de prés donc…