Bien que les choses évoluent doucement dans le bon sens, une grande majorité des professionnels du web – chefs de projets, designers, développeurs – n’ont pas encore compris les enjeux de l’accessibilité, ou, pire encore, n’en ont tout simplement jamais entendu parler. Dans la très grande majorité des cas, on n’en entend parler qu’à la demande express du client, et il semble que la seule manière de la vendre aujourd’hui soit d’insister sur son impact positif et reconnu sur les outils de recherche.
Je suis tombé durant ma veille du matin sur un excellent article de James Edwards, Why accessibility? Because it’s our job, dont la conclusion me semble tout à fait pertinente :
Nous définir comme des professionnels est avant tout un engagement que nous prenons vis à vis de nos clients, et également vis à vis de nous-même : celui de fournir un travail de qualité. Un médecin doit se préoccuper de santé, un entrepreneur de sécurité, et nous, d’accessibilité.
Le fait qu’il faille recourir au législateur à travers un RGAA non contraignant – ni à ce jour puisque le décret n’a toujours pas été signé, ni dans le futur vue la faiblesse des sanctions – montre bien que, pour beaucoup d’entre-nous, la notion de professionnalisme est encore bien loin. Il ne tient pourtant qu’à nous de rajouter le minimum vital d’accessibilité, non pas comme une quelconque fleur faite aux personnes atteintes de déficiences visuelles, auditives ou moteurs, mais simplement pour rendre nos sites… accessibles à tous.
Yesterday evening at the Advertising Festival of Méribel (no doubt there are worse places to organize such an event ), we got the European Cyber Cristal of the Best Corporate Website in the Financial Sector for Join2Grow, the B2B social network for entrepreneurs we manage for banking institution Fortis. We’re all the more happy it was the very first time we submitted cases to this French competition. After the WebAward (B2B Standard of Excellence and Online Community Standard of Excellence) and the CMS Awards (Bronze Award in de Web 2.0 category), it’s already the fourth distinction garnered by this project this year. Just check out the trailer below to get an overview of it.
As we already announced on this blog, Thalys belongs to the new clients who selected our agency this year. The first result of our collaboration is the total revamping of the website you can check out as of today on Thalys.com. Our job mostly consisted of elaborating a new design and a stronger info architecture that better respects accessibility standards as well as indexation criteria used by search engines robots (integration and development have been done by a third party agency). If you’re a frequent traveler on the Thalys line, you will also notice that the global booking process has been optimized to reduce the number of clicks between the homepage and the end of the transaction.
J’accompagnais hier Alexis et Thomas à la session de l’EBG consacrée à un premier bilan de la ruée vers la fibre grand public en France. Orange, Neuf Cégétel, Numéricable, Free et l’ARCEP nous présentaient un bilan de leurs avancées et de leurs difficultés dans le domaine. Après deux heures passées à jouer un rôle très convenu se résumant à une partie de ni oui ni non ni blanc ni noir, l’état des lieux est simple :
La ruée se traduit surtout dans la publicité, pas dans les chiffres.
Les syndics bloquent l’avancée du progrès malgré des travaux pris en charge par les opérateurs.
L’opérateur historique est encore trop privilégié, principalement sur le plan des infrastructures par rapport aux autres.
Il n’existe aucune norme aujourd’hui prévoyant le déploiement de la fibre dans les nouveaux locaux, et il ne semble pas qu’il y en ait à terme.
Le déploiement dans les habitations individuelles est tout sauf à l’ordre du jour.
Ça tombait bien que je me fende ce matin d’un billet sur le renouveau des modèles payants parce qu’entretemps, le gouvernement propose au parlement de voter une taxation à hauteur de 2% des revenus publicitaires tirés des viéos diffusées sur le net. Merci à Ecosphère pour l’alerte. Au premier jour du web 3, voilà un nouveau signal adressé à l’économie numérique française, qui appréciera.
Il faut lire le texte tellement il respire une connaissance approfondie de l’économie de l’internet. En effet, il ne vise évidemment que les entreprises établies en France. En conséquence de quoi, DailyMotion, entreprise, française, risque donc de payer 2% de ses revenus publicitaires, y compris s’ils se font sur des publicités et une audience hors de France puisque le projet de loi ne le précise pas. Ainsi, DailyMotion serait taxé en France sur des revenus tirés sur des publicités US pour le public US alors que son concurrent YouTube ne l’est pas. Pendant ce temps, Kevin Rose, qui vient d’annoncer au Web 3 une version française de Facebook va réfléchir à deux fois avant d’aller localiser une activité en France. Ils seraient peut-être capable de taxer le revenu total de Facebook !
Pour DailyMotion, le constat est clair : il est temps de penser à se délocaliser au Luxembourg, même si celui-ci annonce renoncer à sa TVA attractive pour les services. Cela nous rappelera notre enfance, celle d’avant la FM, quand les grandes stations de radio avaient leurs émétteurs hors de France pour ne pas être taxés. On avance dans le sens de l’histoire, c’est clair !
Je croyais bêtement qu’il fallait créer de la croissance et combler le commerce extérieur. L’économie numérique française s’ennorgueillit de quelques pépites, notamment DailyMotion, cible directe de cette taxte. On voudrait décourager l’investissement français dans les services numériques, voire donner un signal de délocalisation qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il n’y a pas de vision de l’économie numérique au gouvernement, il y a par contre des apprentis sorciers. Il est temps que ça cesse !
Nous nous étions finalement habitués à une sorte de dictature du gratuit et à l’omniprésence des modèles de financement par la publicité. Personnellement, j’ai toujours trouvé ça un peu trop simple, avec la conviction que si le service était aussi bon qu’il prétendait l’être, il n’y avait pas de raison de ne pas le vendre (ou inversement !). Une réflexion sur la valeur en quelque sorte, partagé avec quelques-uns sur le niveau somme toute assez faible de la monétisation des espaces et l’exigence corollaire de réussite : dominer le monde.
Et de fait, avec le semi-échec de Facebook à monétiser autant qu’il l’aurait voulu son social-graph, une limite s’est sans doute matérialisée et avec elle l’idée que le champ des possibles en terme de monétisation publicitaire des usages était ouvert. Ben non, c’est plus compliqué et moins proche de nous que nous ne l’aurions pensé.
Alors certes, ça n’empêche pas de plus en plus de monde de gagner son pain avec la pub, sans bruit et masse critique de la population utilisatrice aidant, mais cela conforte l’idée que le gâteau a des limites et que les convives sont déjà nombreux. Si le produit ou le service est bon et le prix raisonnable, il n’y a aucune raison que les utilisateurs ne payent pas.
Un petit billet pour signaler l’initiative de la revue Enjeux Les Echos qui a mis ses actes en accord avec le contenu de son hors-série en mettant en ligne une version 3D du magazine traitant des mondes virtuels et présentée comme « le premier magazine virtuel et animé ». On peut croiser dans un loft des spécialistes, écouter des interventions, se projeter des clips et bien sûr converser entre avatars visiteurs…s’il y en a. Alors que les technologies progressent rapidement et que le cabinet Gartner prévoitque 80% des internautes auront des avatars évoluant dans des univers 3D d’ici 2011, on peut s’interroger sur l’avenir du web 3D non seulement dans les domaines scientifiques, techniques, culturels ou commerciaux, mais aussi sur la forme que pourrait prendre la diffusion de journaux ou de revues par l’intermédiaire de ce support. A noter que la réflexion des artistes sur ces mondes virtuels est absente de ce numéro, ou plutôt à peine effleurée au travers de certains sujets.
Aujourd’hui se déroulaient à Alençon les rencontres du blog d’expression locale, un événement qui met en lumière une blogosphère dynamique et sympathique qui donne la part belle à nos quartiers et nos territoires.
Dans la catégorie Culture concourrait l’ami Jean-Noël et son blog prolixe consacré à Aubusson, son histoire et patrimoine, que l’on a mis récemment à contribution pour La Creuse de Nos Envies.
Et bien grand bravo à lui, qui est vainqueur de sa catégorie ce soir. Il devance Cyberbougnat, dans une ambiance Massif Central garantie.
Ça me fait vraiment plaisir pour toi, Jean-Noël, et je crois aussi que ça éclaire bien le dynamisme de ce coin de Creuse qui a toujours été numériquement fertile et qui est riche en blogueurs. Salutations à David et Michel Moine. Il ne te reste plus qu’à nous organiser un nouveau raout de blogueurs Limousin pour fêter ça. Aubusson-Felletin, capitale du blog Limousin
J’aime bien les histoires d’arroseur arrosé, parce qu’elles contiennent souvent une morale pour ceux qui y assistent, pour peu qu’ils veuillent bien y faire attention. Il y a 15 jours, Techcrunch se moquait gentiment de Google qui se faisait piquer ses meilleurs ingénieurs par Facebook, à une vitesse alarmante. L’article se terminait sur la constatation que :
Ce n’est pas qu’une question d’argent. Les véritables entrepreneurs veulent travailler pour les sociétés les plus excitantes qui soient, et aujourd’hui, on ne fait pas mieux que Facebook.
Curieusement, Michael Arrington trouve soudain la plaisanterie beaucoup moins drôle quand c’est à lui qu’on la fait, et il le clame haut et fort dans un billet rageur : Hé facebook, c’est quoi ce bordel ? Ne t’approche pas des techcrunchers. Au point d’ailleurs de perdre un peu les pédales à la fin de son billet où il annonce :
Et, chose qui n’a rien à voir avec cette affaire, si quelqu’un a une histoire extrêmement négative à propos de Facebook, qu’il nous l’envoie. Nous encourageons particulièrement les rumeurs infondées et la pure spéculation. Abrutis. (mise à jour : ceci est exactement le genre de choses que je recherche).
Alors, la guerre de Troie 2.0 aura-t-elle lieu ? Et si oui, qui jouera le rôle de la belle Hélène ?
Yesterday evening at the CMS Awards (highlighting the best CMS-driven projects of the last 12 months), we garnered three new distinctions granted by a jury of industry professionals.
- Gold Award in Best Design category for Le Blog d’Elio.
- Silver Award in Web 2.0 category for EmocionTV.
- Bronze Award in Web 2.0 category for Join2Grow.
“Le Blog d’Elio… does it really work?” is the question we often get from journalists and bloggers. Well, nine months after the official launch, the first figures are quite positive: about 60.000 unique visitors, 167.000 visits, 150 posts and 2.500 comments published, which means an average of 17 comments per post. Which also means this blog is a real conversation starter between Elio and the visitors.
The guy in front of the camera is Axel Soyez, Marketing Manager for Volkswagen Belgium. Two years ago, he was crazy enough to let us produce VW EscapeTV, the very first branded entertainment in video podcasting. This interview was conducted by RTL Digital on 19th November during the Video Advertising Congress where Axel was among the guest speakers. Check out also the other videos available on YouMakeTV.
A few weeks ago, STIB / MIVB (Brussels public transportation) opened its brand new website. Aside of he web design and information architecture, we’re especially proud of the Content Management System (CMS) using SAP NetWeaver to drive the content in front-end with the help of TeamWeaver, our SAP-certified add-on which improves the content management in the SAP environment. Probably one of the very first implementations of this type at a worldwide level. The next developments for this website include a new e-commerce feature based on a e-ticket that STIB / MIVB customers will be able to top up online. See you in 2008 for this next step.