Archive for January, 2009

Google redescent sur terre

Jan 16 2009

Rien n’est éternel, mais quand même. Google a donc annoncé qu’il cessait purement et simplement certains services, notamment Google video ou encore Google Notebook. Whaou ! Google se déclarerait il fragile, au moins faillible ? le fait est qu’aucun service leader, et de loin, ne figure dans cette liste et que cela s’apparente plus à du ménage, notamment avec Google Video. Ça rappelle celui que devait faire Yahoo il y a deux ans …
Pour autant, et comme le dit très justement Transnets, voilà typiquement tout sauf un bon signal et clairement une opération mal menée. Si Google veut vraiment convaincre son monde qu’il est à même de proposer de vrais services de valeur sur lesquels on peut compter, il est préférable de faire ce qu’il faut pour assurer un portage de ses clients vers de vrais solutions avec le moins de déperdition pour eux et pas simplement de les laisser se démerder.
Il y a maintenant plus de deux ans, en pleine période web 2, j’avais dis qu’il y avait trop d’outils et pas assez de service, pointant notamment la faiblesse des fonctions de portage de nos datas. Un an plus tard, certains revendiquaient cela comme un droit. Le fait est que Google Notebook exporte, mais est-on satisfait pour autant ? clairement non.
Cette histoire, ça ressemble aussi beaucoup à un coup d’arrêt au tout gratuit. Et ce n’est pas une surprise. Personnellement, je pense que ça serait presque mieux comme ça, moi qui dit depuis longtemps que si un service a de la valeur, ça se paye. De fait, je ne peut m’empêcher de faire le parallèle avec un billet de Techcrunch parlant du service Flickr de revente de photos qui ne verra pas le jour, Flickr préférant dealer avec Getty Images. C’est sans doute moins fun, mais c’est en effet plus prudent et plus sûr en terme de business à court terme, que de tenter l’aventure sur un marché plutôt fermé et pour un élément périphérique du business-model.
Pour le reste, Google perd un peu de sa magie, redevient une société comme les autres, qui rationalise quand il le faut. Il est temps de jetter un oeil aux services mineurs sur leur marché dans lesquels vous avez investis et vous soucier du coût de sortie.

J'adore les codes-barres

Jan 16 2009

À l’heure où la dématérialisation fait rage, il pourrait paraître paradoxal de parier sur de la rematérialisation. Et pourtant …
Il est patent de constater que le petit monde des codes-barres (ok, c’est moins sexy que barcodes, mais c’est français) est très actif. S’il fallait s’en convaincre, il suffit de constater qu’il y a encore des levées de fonds sur le sujet, voire que Microsoft les réinvente (ils sont incorrigibles !).
En septembre dernier, ReadWriteWeb a produit une excellente synthèse de tout ce que l’on fait avec des codes-barres. Vous verrez qu’il y a bien plus que des billets d’avion. Quoi de plus simple, en effet, pour permettre un accès direct à la page web qui va bien depuis un simple sticker. Ça peut donner un tas d’idées.
Sinon, mention à QRContact, appli iPhone pour transformer vos contacts en codes à échanger par un scan – il paraît que les djeuns adorent – et surtout à iCandy. De quoi s’agit-il ? d’une idée de Ricoh pour rematérialiser un accès physique à des biens culturels. J’avais eu droit à une stimulante présentation à l’EuroIA 2008, sur l’idée du “je me refais un mur de pochettes de ma musique préférée et d’un simple scan je lance le son”. La vidéo ci-dessous, tirée de ce billet en est une parfaite illustration. Et là, y’a pas de l’expérience utilisateur ?

Smart campaign, Smart Business

Jan 15 2009

Every year in January, Smart Business magazine highlights the best 30 e-business projects that showed up on the Belgian market during the past 12 months. For the second time in a row, we’re among the happy laureates thanks to our “member get member” campaign that brought an incredible amount of new customers to Keytrade Bank.

Check out the article in French or in Dutch. For a more in-depth look, you can also review the presentation made by Thibault de Barsy, Marketing & Sales Director at Keytrade Bank, during our recent Emakina Academy on PR 2.0.

Le web est une caisse de résonance

Jan 14 2009

Il est des parallèles savoureux. Dans son excellente analyse, Francis Pisani pointe la nécessité pour les médias d’embrasser le web social s’ils veulent survivre. Il formule notamment que la valeur est dans leur capacité à alimenter “les webacteurs connectés en réseaux”. Ça ne dit pas comment cela se monétise concrètement, mais après tout il y a déjà des solutions, pas seulement dans la pub d’ailleurs, et d’autres en expérimentation.
Les médias traditionnels se plaignent de Google et peuplent de leur hire les assises de la presse par ici, mais Google n’est qu’un symptôme, ou un bouc émissaire. D’ailleurs, l’ogre du web indique bien le noir destin que leur signifie officiellement Google“>qu’il ne peut rien pour eux. Il feraient mieux de méditer sur certains faits, notamment une étude IPSOS que je trouve fort peu relayée et qui dit notamment que 80% de ce que dit le web social est impulsé par eux.
Cela fait partie de ces choses qui démontent quelques mythes tout en ne vous surprenant pas tant que ça dans le fond. La fin d’année en a été peuplée. Le mythe, il provient notamment ici de réflexions ouvertes sur la viralité. De celles qui observaient que les vrais histoires de buzz se caractérisaient par le fait qu’elles explosaient véritablement quand un média sortait l’info du bruit du fond du réseau pour mettre un gros projecteur dessus. Au pied de la lettre, on va donc dire que les médias ensemencent le web et que, plus tard, ils viendraient y faire des bouquets. J’ai toujours aimé le concept du web comme un terreau, mais là c’est plutôt une caisse de résonance.
La conclusion du jour, ce sera donc que les médias alimentent déjà les webacteurs connectés en réseaux. Ils le font même depuis 5 ans si on se place à l’époque où les blogs ont commencé à signifier quelque chose. Même si, encore une fois, switcher n’est pas simple, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Time to shift

Jan 14 2009

Sans faire plus de bruit que ça, j’ai la faiblesse de penser que nous assistons en ce moment même à un déplacement annoncé depuis très longtemps : le numérique prend la main et passe en question centrale.
Quelques exemples :
- Après avoir entendu toute sortes de gens bien informés du monde des médias ces derniers temps nous expliquer que le web s’imposait totalement à eux, après avoir lu la le noir destin que leur signifie officiellement Google, vous irez fermer le banc chez de Transnets et repenserez à Seth Godin (12 ans déjà !)
- Après avoir regardé de travers monter l’intelligence collective et s’être approprié Wikipedia dans l’éducation, le monde de la recherche a fait son coming out en décembre dernier, avec une revue patentée qui oblige ses auteurs à enrichir Wikipedia en parallèle de ses propres publications.
- Pendant ce temps, le Prado fait l’événement avec Goya et Bosch comme aucune expo ne le permettra jamais, qui plus est en ne faisant pas de site web, mais en s’installant pas bien loin de Rome comme on ne l’avais jamais vu.
Est-il utile de parler de la claque qu’on pris les enseignes de VAD traditionnelles cet automne ? Tout comme il sera vain d’enfoncer les portes ouvertes à l’heure des comptes de la FEVAD sur l’e-commerce. Je ne pense pas. J’ai fait une petite intervention devant un panel de commerçant bien comme il faut, il y a quelques semaines. Pas la peine d’insister, ils ont conscience, ils sont surtout un peu effrayé par le virage qu’ils doivent prendre et se demandent ce qu’il y a au bout de la courbe. Dites-moi, quelles pneus me conseillez-vous ? sais-pas, ça dépend beaucoup de votre pilotage et du véhicule, vous croyez pas ?.
Manuel aime à raconter qu’il y a 12 ans, à la création de Reflect, les banquiers nous conseillaient de faire du minitel. Depuis, nous n’avons cessé de marteler et de mettre en application une vision faisant du numérique un axe central de développement pour nos clients. Même s’il y a encore du chemin à faire, on ne boudera pas notre plaisir, moi le premier.
Si vous me demandez si la “crise” a quelque chose à voir là-dedans je vous dirai que celle-ci agit plus comme un révélateur, et que c’est plus l’accomplissement de processus d’innovation de fond qui se produit. Je dirai donc que le calendrier tombe bien. D’autant que, s’il y a un événement qui mérite d’être pointé, ce n’est pas la “crise”, mais l’élection d’Obama. Il y a le symbole en lui-même et la part du web dans le succès. Quelque chose qui a frappé les esprits, en espérant que ce qui s’annonce dans l’opérationnel en rajoute une seconde couche.
Plus rien ne sera comme avant, tout le monde le dit, il est juste temps de décider d’y donner sens. C’est encore l’heure des bonnes résolutions.