Archive for June, 2009

Le Home de Yann Arthus Bertrand : Peut-on habiter l'image et l'instant ?

Jun 25 2009

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Il y a quelques jours était diffusé Home. Le buzz retombé, il n’est peut-être pas inutile de se pencher, même brièvement, sur quelques unes des conditions de la communication qui ont accompagné la réalisation de ce film et sa diffusion à la fois en public, à la télévision , sur le net et dans le réseau commercial.
Ceux qui l’ont vu ont certainement été sensibles à la beauté désormais bien connue des images de la planète d’Arthus Bertrand. Mais quel rapport ces images entretiennent-elles avec la réalité ? Sont-elles moyen d’accès au réel ou meurtrières du réel comme le pensait Baudrillard ? Forêts, réserves naturelles, nœuds autoroutiers, alignements de containers, décharges d’ordures, tout est « beau » et magnifié par le cadrage et le traitement des couleurs. Il y a équivalence dans le traitement esthétique de ce qu’il s’agit de protéger et de ce qui le menace. Les images ne sont pas toujours montrées et regardées pour ce qu’elles disent réellement mais parce qu’elles sont à même de susciter l’émotion. Ainsi ces images de la planète, qui prennent parfois une valeur archéologique, nous placent-elles en apesanteur de l’espace et du temps, en apesanteur du réel. D’images du monde à un monde d’images, Home nourrit voire construit un imaginaire et a pour fonction de susciter l’émotion, une émotion esthétique devant une représentation du monde qui consacre la puissance de l’écran.
Quant aux conditions de la diffusion, il y a lieu là aussi de se questionner sur leurs effets. On y applique les recettes d’une bonne campagne de pub. Le net joue le rôle que l’on connaît bien. Le film diffusé sur youtube est instantanément accessible depuis quasiment n’importe quel endroit équipé et non censuré du globe et offre un temps personnel d’accès. Pour que les conditions de déclenchement d’une émotion universelle soient réunies, il s’agit ensuite de la synchroniser afin de maximiser ses effets. Et c’est là que le vieux mais efficace outil qu’est la télévision intervient. Diffuser Home quasi-simultanément dans plus de quarante pays sollicite le grand œil collectif. A ceux qui le pourraient, on propose de ressentir cette émotion au même moment dans la proximité des corps devant une projection publique sur le Champ de Mars. A ceux qui souhaiteraient partager et prolonger l’émotion, on propose au même moment encore d’acquérir à bas prix le DVD chez un leader du commerce de produits culturels. Il y a là une véritable tentative de constituer un grand cerveau collectif à même de recevoir le même message et de ressentir la même émotion simultanément.
Cette synchronisation des émotions s’inscrit dans les progrès des moyens de communication sous tous leurs aspects, les TIC en particulier. A ce sujet, Paul Virilio rappelait récemment ses thèses sur la vitesse et l’image (ici sur FR3 ou sur Arte) : Concernant la synchronisation des émotions, Paul Virilio parle de communisme des affects. On pourrait plutôt sans doute parler de communion des affects, et on voit là des connotations qui ne sont pas sans références historiques avec toutes les dérives que l’on pourrait imaginer. Concernant la vitesse, celle des déplacements, mais plus encore celle des ondes électromagnétiques, celles des flux d’information, ce qu’il est convenu de nommer le temps réel transfère la réalité de l’espace et du temps vers l’instant. Or, si l’émotion est liée à l’instant, la réflexion a besoin de temps. Se plonger dans l’instant n’est pas se plonger dans le présent qui, lui, nécessite un temps et un espace. Il ne s’agit pas ici de contester le bien fondé des thèses défendues par le film d’Arthus Bertrand, mais de se demander si l’émotion de l’instant peut élever à la conscience puis à la réflexion ou si la vitesse ne nous conduit que vers l’émotion suivante. Et Virilio de rappeler la phrase d’Octavio Paz : « L’instant, comme le futur, est inhabitable ».
Souhaitons que notre Home le reste.

Krys une stratégie digitale gagnante !

Jun 22 2009

Je vous invite à découvrir ce mois ci dans le magazine marketing direct une étude de cas dédiée à notre client Krys que nous avons la chance d’accompagner pour l’ensemble de sa stratégie de communication interactive et son marketing digital relationnel (avec les réseaux sociaux en particulier). Et Laurence Defaux, directrice Marketing de Krys, de conclure l’analyse de cas par ma quotes préférée : “Grâce à ce dispositif nous avons surtout validé le fait que le média télévision , dont les budgets sont sans commune mesure avec ceux d’Internet, n’est pas le seul support permettant de créer de l’atachement à la marque.”

Emakina launched the new website for Axelle Red

Jun 22 2009

Last week Emakina launched the new website for Belgian musical icon Axelle Red, www.axelle-red.com. Bringing the atmosphere and artistic style of Axelle online was a challenge Emakina gladly accepted. The new site combines a cutting edge design with high functionality and an intuitive navigation.

Visitors can find all Axelle’s albums and singles on the website. You can easily switch between the lyrics, video and playback of the same song without ever stepping out of the atmospheric experience of the artist. The picture section provides a whole new way of viewing pictures : we like to think it’s like opening a box of pictures and spreading them out on a table.

It was a great experience for Emakina to work with a musician. The new website integrates the design of Axelle’s latest album, Sisters and Empathy, into a minimalistic but strong online look and feel. We paid special attention to the functionality of the website : it had to browse as easily as your iPod and allow you to play music and video.

Axelle-red.com was also optimized for search engines. All lyrics pages have a unique URL and can be indexed. This ensures the visibility of the lyrics and artist for search engine users. Finally, the website also features a blog on which Axelle Red writes and interacts with her fans and visitors about her engagements for charity.

Les 100 marques les plus citées dans Twitter

Jun 20 2009

Twitter100.pngL’agence anglais Jam s’est fendue d’une idée simple, à savoir établir le classement des 100 marques les plus citées sur Twitter. La chose nous dessine une jolie courbe classique ou le top 5 truste à vue de nez 80% des citations.
Mais, évidemment, ce qui frappe, c’est que la majorité du classement n’a tout simplement pas de présence sur Twitter et qu’on retrouve dans le classement des marques qu’on n’attendrait pas et que d’autres qu’on penserait voir n’y sont pas. Illustration avec les marques françaises : Chanel, Wuitton ou L’Oréal ne sont pas innatendues ici, mais ce n’est pas le cas ni de Citroën, ni de Habitat. Aucune n’est mentionnée disposant d’un compte, mais à checker rapidement Citroën, je pense que ça mérite d’être creusé vu le volume posé par certains comptes. Une question loin d’être neutre si l’on rapproche l’absence de compte officiel Twitter pour Apple et ce que je me suis rappelé avec lu chez ReadWriteWeb.
En attendant, on méditera sur le fait que le premier au classement n’est pas une marque high-tech, tout comme la médaille de bronze qui revient à la BBC. Deux marques qui ont su donner du sens à Twitter et inscrire le digital dans l’expérience de leur public. On mesurera aussi, pour les marques qui ont un compte, que le nombre de followers n’induit pas pour autant d’être franchement représenté sur Twitter et, à y regarder de près, je me poserai la question précédente.
Quand à celles qui ont du signal, mais pas de canal, j’espère pour elles qu’elles écoutent, surtout en haut de classement.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

Lift+FING dessine l'ère post-industrielle

Jun 19 2009

logo_horizontal_liftwithfing.jpgComme l’a dit Franck, Lift, comme la FING font partie de ces trop rares organisations aptent à susciter métissages et fusions fertiles des idées de ceux qui les ont. Quand les deux ont annoncé qu’elles feraient cause commune pour un Lift France à Marseille ce week-end, mon sang n’a fait qu’un tour, et a ranimé le souvenir de la richesse d’un quadriennat d’UP FING exceptionnel (de 2003 à 2006). Je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Ceux qui veulent avoir une vue de ce qui a été dit trouveront leur bonheur sur FING live. Mention spéciale à Timo Arnall, Marc Giget en excellent provocateur, et le panel innover avec les non-innovateur qui était une vraie leçon. Je m’en tiendrai ici à un essai de consolidation à chaud de ce que tout cela m’inspire, quitte à m’enflammer un peu.

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