Archive for July, 2009

Clonage, élevage intensif…

Jul 31 2009

Une superbe vidéo qui en dit plus que de bien longs et fatigants discours ! Superbe réalisation n’est ce pas ?

Copier coller | Copy and clone from louis rigaud on Vimeo.

Une installation vidéo et numérique en Avignon

Jul 28 2009

install-Avignon.JPG Un petit tour à Avignon 2009 où, si le numérique est généralement encore peu présent en temps que support ou sujet artistique, on constate (certes plus ou moins selon les années) la grande porosité entre les formes d’expressions, théâtre bien sûr, mais aussi danse et arts plastiques. Dans ce domaine, en combinant photo, vidéo et numérique, l’installation de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, visible jusqu’à la fin du mois, réussit à émouvoir. Dans l’église des célestins, entre ruine et inachevée, « Tels des oasis dans le désert » traite de la mémoire et de l’identité du Liban et de Beyrouth en particulier.
Dès l’entrée, le spectateur peut détacher (et emporter) une des 3000 pièces d’une photo-puzzle de Beyrouth de 12 mètres carrés cependant qu’une webcam capture ses mouvements et constitue une archive du démantèlement de ce puzzle, archive projetée sur un écran. Puis dans les alcôves suivantes, des photos et des vidéos font rimer déchirement d’affiches et effacement des promesses, effacement de lieux et résurgence des souvenirs ou de visages des martyrs. L’émotion est amplifiée à mon sens par deux facteurs principaux : Effacement et résurgence entrent en résonance avec l’état de cette église et se renforcent mutuellement… et le spectateur est impliqué par une interactivité active et intentionnelle. C’est là un apport du numérique et cette implication du spectateur ne lui permet plus de se distraire…Une installation vidéo et numérique techniquement simple, mais qui vise juste.
A côté de ça, je ne vous dirai rien de « La guerre des fils de lumière contre les fils de ténèbres ». Ni le texte pourtant fort, ni la voix de Jeanne Moreau ne m’ont sauvée de l’ennui secrété par la plate mise en scène d’Amos Gitai. ; mention particulière pour Jan Fabre parfois provocateur, entre autres de par le rôle qu’il fait tenir au corps, mais dont l’outrance « montypythonesque » permet de supporter d’abord, d’apprécier ensuite une « orgie de la tolérance » qui dit beaucoup (trop, disent certains) sur l’état de notre société. Mais il est vrai que je suis fan…

Privacy, privacy chérie

Jul 23 2009

Il y a un peu plus d’un an, j’avais écris que le web 3 ce ne serait pas l’après web 2, mais changer le monde. Je n’ai pas été déçu. Nous ne sommes plus dans la démocratisation des médias, déjà dans celle de l’innovation, et déjà demain ? Quand je vois l’infinité de ce que des gens isolés et encore plus en réseau peuvent inventer et prototyper avec juste ce qu’il y a dans leur tête et le web, on n’a rien vu. La réalité dépasse la fiction.
Comme vous l’avez compris, ces derniers temps, je suis plus particulièrement stimulé par l’augmentation de la réalité. Et en contexte géolocalisé, c’est mieux. Nous trouvons déjà bizarre Aka-Aki et autres situations sociales en mobilité, mais quand la vitrine du magasin où toute objet susceptible de nous reconnaître va nous permettre de disposer, là où nous serons, d’informations et services personnalisés, sinon de nous parler, quelque chose va se passer.
Je suis entre autres choses assez interpellé par la grande sérénité avec laquelle nous semblons ne prêter aucun intérêt au fait que nous puissions interagir, disons échanger, peut-être même dialoguer. Je pense que la signification de tout cela est profondément disruptive et J’aimerai beaucoup entendre des gens instruits nous dire ce qu’ils en pensent. Entre autres choses, je vais commencer par relire, encore une fois, le dernier chapitre de SmartMobs.
Parmi les choses que je trouve intéressante à discuter, il y a les données personnelles, ce qu’internationalement on nomme la privacy.

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Quand la maison twitte

Jul 22 2009

Dans la série l’innovation est partout et surtout chez les gens, savourez avec moi et avec ReadWriteWeb cette vidéo de la BBC, une de plus dans le torrent de l’internet des objets par les foules et ayez une pensée émue à ce bel et grand avenir industriel qui s’appelait la domotique il n’y a pas si longtemps.

UPDATE : et si vous cherchez le how-to, c’est par là.

Faire partie du monde

Jul 22 2009

Or donc, Hadopi nous laissera août en paix pour s’en aller mourir en septembre. Toute personne sensée est lucide a bien compris que ce texte ne résolvait strictement rien et ne laisse qu’un goût de cendres, tellement le débat est infécond sinon nuisible. Maintenant que l’internet est un droit et le web l’expression de la Liberté, il est de bon ton pour les pourfendeurs des usages numériques de leur dénigrer de la valeur. Des “égouts de la démocratie” de Denis Olivennes aux “caniveaux des pirates” de Frédéric Mitterrand, les français apprécieront le dénigrement de ce qu’ils placent en tête des enquêtes qui veulent savoir ce qu’ils préservent à tout prix en contexte de crise. Simplement parce que l’inclusion c’est rester connecté aux autres et au monde et que l’internet est ça.
Pourtant, les usages numériques que le texte prétend contraindre ne sont rien moins que des innovations, dans leur définition même : des inventions qui rencontrent leur public. Sauf que, contrairement à l’idée traditionnelle que l’on s’en fait, le mouvement ne provient pas d’une initiative économique ou politique, mais des consommateurs eux-mêmes. Il faut même dire que, à défaut que l’industrie culturelle ne se saisisse des inventions qui la concernaient, ses consommateurs l’ont fait. En fin de compte, le dénie porterait même sur la légitimité des gens à être eux-mêmes à l’initiative du progrès auxquels ils aspirent.
Nous n’avons peut-être pas assez mesuré que l’internet était bien plus que des intentions et du verbe. C’est aussi un moyen d’action, ce qu’a fort justement mis en lumière Seth Godin, en montrant que le web était un territoire de libération de la capacité de mouvement.
Quand on a dit, vers 2005, que l’internaute avait pris le pouvoir, on n’avait rien dit. La vérité, c’est que le “first mover advantage” n’est plus seulement dans les bureaux d’études et les directions marketing, il est partout. Dans une société de gens qui font des étude supérieures, avec un complet accès à la connaissance et de puissants moyens de collaboration accessibles, il y a tout ce qu’il faut pour ne pas se nourrir que d’intentions et barratiner. Just do it ! Et c’est bien ainsi que l’internet des objets se réalise sous nos yeux, non pas par l’industrie, mais par des fab-labs sortis de nulle part, où quand les petits malins qui avaient fait la blague du routeur Hadopi ne pensaient pas que quelques semaines plus tard il existerait.
L’industrie culturelle où les médias n’ont pas juste été pris de vitesse sur le terrain de l’innovation. En pointe avancée du changement de fonds de notre monde, ils viennent de découvrir que le monopole des idées était mort et que l’internet était le lieu des inventions et des propositions d’innovations. S’ils ne le dénigraient pas, ils découvriraient qu’avec humilité et fibre sociale, ils y seraient gagnant en vitesse et à bien peu de frais. Une prise de conscience que feraient bien de méditer toute industrie. Après tout, avec ce qui se passe avec les objets, tout domaine d’activité est confronté à cette réalité.
L’entreprise étendue ne se résume pas à connecter ses clients et fournisseurs. Il reste encore à appliquer vraiment la (vieille) leçon du web 2 qui est qu’il faut faire partie du web monde plutôt que d’être dessus.