Archive for January, 2010

Symfony Live 2010, j'y serai !!

Jan 15 2010

La 2ème édition du symfony live se tiendra le 16 & 17 février à Paris. Cette fois ci je serai présent :)

Cet évènement est organisé par Sensio Labs, le créateur et sponsor du Framework.

C’est une occasion unique de rencontrer la communauté symfony et de parler avec la « symfony core team ».

Le programme est riche en sessions et se terminant en apothéose avec un lever de rideau sur Symfony2 par Fabien Potencier qui est le leader du développement.

Il est encore possible de s’inscrire, alors venez nous rejoindre !

Cette année la conférence se tiendra à la Cité Universitaire.

En plus de la conférence, Sensio Labs organise une journée de formation sur symfony le 15 Février.

La vie privée n'est pas ce que l'on croit

Jan 12 2010

Je vais encore une fois jouer les vieux cons, mais je trouve parfaitement superflue l’agitation actuelle autour de ce qui serait la fin de la vie privée.

Le sujet agite, notamment à cause des déclarations de Marc Zuckerberg. Le patron de Facebook se fait l’adepte d’un monde de la transparence, ou la vie privée ne serait pas la règle. Il a pris une tournure plus polémique, sous nos latitudes, quand, sur InternetActu, Jean-March Manach a publié son éclairant et stimulant billet sur les petits cons. En s’essayant à dresser le portrait de cette nouvelle génération qui s’approprie le réseaux et ses outils pour s’inventer un autre vivre ensemble en rupture de banc, il a secoué la poussière soixante-huitarde. Le manichéisme des commentaires laisse songeur et y révèle cette erreur régulièrement observée du jugement des choses en matière de société de l’information : appliquer la grille de lecture du monde d’avant l’internet sur celui de maintenant. Les petits n’ont pas été élevés comme les vieux, ils ont leur propre histoire. Et comme toute nouvelle génération développe sa différence, il n’y a aucune raison d’appliquer notre pensée à nous sur eux. Ils écrivent leur propre histoire.

Faut-il pour autant considérer que la vie privée est une notion bientôt du passé ? Je ne le crois pas et un peu d’histoire récente suffit à dégonfler la polémique à mon sens.

A la sortie de la bulle 1.0, au début de ce siècle, il faut se souvenir que l’on avait fait le pari que le public était fortement en attente de contrôle de ses données. Le postulat était celui des communautés fermés et du privatif roi.
Avec l’arrivée du web 2.0, cette vision a explosée en vol et tout le monde s’est trouvé décontenancé devant cette sorte d’exposition, de transparence apparente. Je me rappelle fort bien, autour de 2004, de vaste assemblées contrite, et de formules du genre “nous nous sommes tous plantés”. Déjà, il y a 5 ans, on glosait que le privatif n’avait pas sens et que les blogueurs annonçaient la transparence et l’exposition de soi sur le web.
Et puis, comme toujours en ce bas monde digital, les sociologues sont passés par là pour décortiquer après coup. On relira donc avec intérêt l’essai sur le design de la visibilité de Dominique Cardon, quelque chose qui explique que nous ne sommes pas un homo-numéricus, que nous projetons autant de facette de nous même à travers le prisme des profils sociaux que nous développons et qui ne sont pas tous reliés les uns aux autres. La vérité est que nous avons certaines facettes de nous-même qui sont privatives et d’autres pas. Qui souhaite s’exposer complètement à travers ce qu’il faut sur Meetic ? tout en ayant par ailleurs les photos du petit dernier accessibles sur son Facebook… Plus de la moitié des photos de FlickR sont dans des comptes privés. Et combien de DM sur Twitter ? de profils protégés ?
Nous n’avons pas d’approche unique, nous sommes multiple et apparemment contradictoires. Nous avons nos parts d’ombres, nos jardins secrets et en même temps faisons preuve de narcissisme sinon d’exhibitionnisme. Comme je le disais moi-même il y a deux ans, les  usages sociaux ne se résument pas à penser en terme d’identité numérique.

Et puis, il y a cette grande vérité qui est que les gens ne s’exposent pas à dessein. Comme l’avais très bien rappelé l’expérimentation SocioGeek, ce que les gens font c’est simplement développer du relationnel avec les gens qu’ils connaissent déjà autrement. Quand je publie des informations en mode public, je ne conçois pas fondamentalement une communication planétaire. Dans ma tête, je publie à destination de mes proches, éventuellement de mon réseau. Je cultive mon voisinage
C’est ce que l’on appelle la nature en clair-obscur du web. Oui, la donnée est publique, mais elle n’est pas en #1 dans le résultat de recherche, ni à la Une du quotidien du soir. Elle est visible à l’attention de mes relations, car c’est le propre des médias sociaux de permettre cette vue “en proximité”. C’est l’ex poule aux oeufs d’or qu’avait cru trouver MArc Suckerberg en son temps avec feu le social graph.
Ce n’est pas parce que les petits cons se lâchent qu’il savent ce qu’ils font. Ce n’est pas parce qu’ils sont à l’aise avec la technologie qu’ils lui donnent un sens. Ce n’est pas parce qu’ils sont apparemment impudiques qu’ils n’ont pas pour autant d’espace potentiellement privée. Ils jouent simplement avec le caractère clair-obscur du web et apprécient à sa juste proportion le risque d’une information publique noyée dans l’océan des flux du web.

Il est certain, par contre le web des données ramène Big Brother au stade de compte pour enfant et que c’est moins la notion de vie privée qui s’effondre, que l’apparition d’une génération qui passe de la protection à la gestion de l’exposition. Je me rappelle fort bien, dans les constats dressés à travers SocioGeek combien nous trouvions les photos d’apparente exhibition extrêmement bien maîtrisées. Les petits cons ne savent pas ce qu’ils font, mais ils connaissent les limites plus qu’on ne le pense. En tous les cas ils en ont et savent flirter avec. Jean-Marc a raison de pointer une forme de maîtrise de la personnalité publique. C’est quelque chose qu’ils ont en eux, et ils ne l’ont pas appris à l’école, ni de leurs parents. C’est sans doute ça qui nous perturbe.

Les apparences sont trompeuses. Comme en 2002, ce n’est pas parce que les gens ont l’air de se fiche de la vie privée, qu’ils n’appréhendent pas leurs usages en proximité, c’est-à-dire avec une certaine idée du degré d’exposition et de l’étanchéité plus ou moins forte entre leurs profils/facettes socio-numériques. Sachons appréhender les gens comme des êtres doués d’intelligences et autre chose que des boeufs.
Marc Zuckerberg se prend peut-être encore pour Dieu, il essaye peut-être de nous délivrer sa vision du monde. Il peut aussi se planter comme la première fois, et c’est bien ce que je pense pour ma part. Ou plutôt, je ne suis pas dupe. Dans la course à la domination intergalactique du web, la privacy lui pose un problème car elle bride la production de pages accessibles et indexables. Si les contenus restent enfermés de dans Facebook, dans cette sorte d’écosystème social privatif qu’il est, cela ne fabrique pas de surface publique gigantesque comme il voudrait peut-être que ce soit.
Pourtant, il faut de souvenir que MySpace, tout exposé qu’il soit, a plafonné car il n’était pas une proposition de micro-communauté , celle qui correspond à notre bonne vieille culture occidentale, celle qui a séduit la population des mères, notamment, celle qui a fait de Facebook un univers en croissance.
Finalement, je me demande si Marc Zuckerberg n’affiche pas un aveux d’impuissance. C’est bien un modèle centré sur la maîtrise du degré privatif du réseau de proches qui a permis le succès de Facebook. C’est bien ce qu’en ont fait les gens qui lui déplaît aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’il invoque le ciel pour que nous devenions tous exhibitionnistes que nous allons le devenir. Certes, nous échangeons nos données personnelles pour avoir tous ces magnifiques outils d’entretien de la proximité. Certes, la vie privée au sens de papa, c’est fini. Mais nous aimons aussi jouer avec des sphères séparées, c’est la base même du pouvoir en société. Todo : relire la sociologie des réseaux sociaux.

Pepsi met 20M$ dans l'Attention Marketing

Jan 10 2010

Pepsi vient de décider, après 23 ans de présence au Superbowl (la grande messe unificatrice qui fait baver les créatifs publicitaires TV) de ne plus mettre un radis dans cet interruption publicitaire facturée pas moins de 20 M$. Alors vous allez me dire que vont ils faire de la cagnotte retrouvée (chérie j’ai retrouvé les économies qu’on foutait par la fenêtre). Et bien monsieur Pepsi vient enfin de faire un choix courageux et en phase avec la réalité du monde médiatique actuel : il va dépenser cet argent dans les media sociaux ! Et plus particulièrement dans Pepsi Refresh Project.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Pepsi ne va pas arrêter la TV pour autant. Mais le TV spot du Superbowl a quand meme quelque chose de symbolique pour une marque vous ne trouvez pas ? C’est en tout cas le signe d’un certain déclic : passer du prototypage et des tests au coup par coup de campagnes digitales,  à l’affectation de véritables moyens pour une relation et une promesse durable vis à vis des consommateurs.

Si je résume, on a donc Coca-Cola d’un coté qui est la marque du story telling, la bonne histoire, le spot TV bluffant qui raconte une histoire qui parle à tous les âges, qui active l’imaginaire et qui tente d’être notre soda “bon pote qui fait rêver” / et Pepsi d’un autre coté qui s’encre dans la réalité, dans le people centric, dans le quotidien, la marque qui aide à révéler les talents et rendre les projets des gens plus simples à réaliser. C’est notre soda “pote de tous les jours sur qui on peut compter”.
C’est donc l’école Pierre Bellemare contre Mireille Dumas : l’histoire splendide mais irréelle contre les petites histoires quotidiennes bien encrées dans une réalité de changements pragmatiques et simples.

Regardez c’est flagrant non ?

Remémorons nous les faits marquants de 2009 au moment de cette annonce de Pepsi :

  • L’efficacité business des media sociaux n’est plus à prouver. La question n’est donc plus de savoir s’il faut y aller mais comment il faut y aller et comment il faut préparer l’organisation à ré apprendre ce qui étaient devenus des reflexes depuis tant d’années publicitaires interruptives. Séance de rattrapage ici.
  • Cette étude Metrix Lab menée pour L’Oréal qui montre une efficacité équivalente entre Digital et TV et une sublimation des résultats quand on combine les deux.
  • L’enquête WetPaint Altimeter qui démontre en juillet 2009 que les marques  qui ont basculé “social” ont fait +18% de profit contre -6% pour les autres.

Dans ce contexte donc, je prédis sans peine une forte hausse de la notoriété spontanée de Pepsi. Et je suis assez certains que les ventes suivront la meme courbe de croissance le tout pour une dépense de communication très raisonnable, engageante et durable puisque je rappelle qu’à la différence de la TV le web est un support qui a une mémoire et ou les efforts d’un annonceur laissent des traces pour toucher d’autres internautes en search spontané.

Mes félicitations donc à Pepsi pour avoir pris le temps de se repencher sur sa marque, dans une approche media neutral, pour mettre en oeuvre une démarche d’Attention Marketing.
Pour fêter cela, moi qui était fan de Coca Zéro, je vais acheter une bouteille de Pepsi Max de ce pas pour me refaire un avis. Et je peux vous dire qu’en tant que grand amateur de soda, si le produit est à la hauteur (condition systématique à toute communication) mes  habitudes de consommation vont changer !

1ers retours sur la beta de Sharepoint 2010

Jan 8 2010

Après s’être penchés en interne sur Sharepoint 2010, nous avons eu l’occasion hier grâce à Microsoft de faire un point avec Karim Manar, Chef de produit Sharepoint, qui nous a présenté certaines nouveautés et ce qui lui semblait être important dans cette nouvelle version. Nous avons aussi discuté de ce que nous avions vu de notre côté, de nos tests, confronté tout cela…  Une journée bien remplie et bien intéressante à la fois.

Pour le moment, pas de développement, juste Sharepoint et ses nouveautés 2010 « out of the box » !

On s’est pas mal attardé sur les nouveautés du « mysite », l’aspect « communautaire » (que l’on retrouve également partout dans cette nouvelle version) avec son statut et le mur « à la facebook », le tagging et les notes, les relations entre utilisateurs, l’organigramme en silverlight (la classe ! )… 

On a aussi abordé le nouveau mode d’édition des pages avec le « wiki everywhere », le ruban, la personnalisation de Sharepoint avec la possibilité d’exporter un thème depuis Powerpoint, l’intégration de vidéo avec le player silverlight…

Un peu de temps sur la recherche et la possibilité d’intégrer FAST, un peu aussi sur le publishing en particulier… et la journée était déjà terminée (j’ai raccourci sur les fonctionnalités pour ne pas vous obliger à une lecture de 30 minutes mais il y avait moyen ;) vous pouvez aussi nous contacter si vous voulez en savoir plus).
En tout cas, cette journée nous a permis d’approfondir certains points, d’en découvrir qui s’étaient cachés (je pense en particulier à l’organigramme) et d’en comprendre d’autres qui nous avaient parus obscures lors de nos tests…

Et pour le moment, si on doit résumer nos investigations et cette journée : Vivement la version finale de ce Sharepoint 2010 !

Merci encore à Karim pour cette journée ainsi qu’à Nicolas Savides et Christophe Lauer pour nous avoir aidés à son organisation ;)

From the noosphere to the semantic

Jan 8 2010

At the beginning of the twentieth century, French researcher and philosopher Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) developed the concept of noosphere, which was invented by Vladimir Vernadsk. Wikipedia describes the noosphere as the representation of a thin layer around the earth that would materialise all the consciences of humanity and the capacity of humans to think.

Teilhard de Chardin talks of the advent of a unified and global planet where ideas circulate freely amongst a humanity that has become self-conscious. For the author, this emergence of a planetised intelligence (as he calls it) would not be the result of a spiritual or mystical elevation but the result of rationality: the fusion of intellectual activities would lead to efficiency gains profiting the highest possible number.

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