Archive for October, 2010

Yunomi rewarded twice at MIXX Awards

Oct 30 2010

The jury of MIXX Awards has just announced its verdict revealing some brilliant results for Emakina regarding the Yunomi community platform it developed for Unilever. Emakina is awarded with a Silver MIXX Award, the first price in the category ‘Direct Response’. Whereas Unilever Benelux receives the award for E-Advertiser of the Year, because they dare to invest in a digital project like Yunomi.

“Yunomi has become a success because we really respect the women on the platform, listen to them and make them important. We work on that relation on a day-to-day basis with our editorial team and create content that is really appreciated. And off course because Unilever dare to invest in an all-digital concept” comments Raymon de Kruijff, managing director of Emakina.NL.

Michon van Doorn, Multi-brand Platform Manager Unilever Benelux shares her thanks: ”This is a nice recognition of our digital strategy and above all for the work of the Yunomi team. And the enthusiasm of the Yunomi members once again illustrates the success!”

A double winning that rewards the extraordinary results of this online community. Congratz!

Emakina @ DMF – “The seas are rising” (short version)

Oct 29 2010

They are the cutest creatures in our oceans. They make our live so much more beautiful. Even tho man has polluted their ecosystems …

Little did we know what would happen …

Trotse eigenaar van een MIXX Award

Oct 29 2010

Donderdag 28 oktober is multi-brandplatform Yunomi in de prijzen gevallen met een MIXX Award in de categorie Direct Response & Lead Generation. Later vierden we dubbel feest, want Unilever is e-advertiser of the year dankzij de durf om te investeren in een concept als Yunomi. We zijn best een beetje trots dat het platform, waarbij wij aan de wieg hebben gestaan en nog steeds met heel veel liefde voor werken, zoveel erkenning krijgt!

Le classement Stratégies 2010 au révélateur

Oct 29 2010

Stratégies a publié la semaine dernière son très attendu classement des 400 agences et groupes médias. Nous y figurons en bonne place (33ième toute activité confondue et première agence indépendante de marketing interactif), mais ce classement me semble le révélateur d’enjeux fondamentaux pour notre secteur.

Le marché est-il lisible ?

La réponse est non. Il est de bon ton de parler de mutation et donc de faire porter à une légitime instabilité le flou ambiant, je crois pour ma part qu’il ne faut pas se la raconter : le marché est illisible. Le classement en est le révélateur. Il mélange de tout, croise des qualifications de canal aux dénominations instables à des entités indépendantes ou consolidées. Tout est à plat.
Je crois que notre industrie a un très gros problème de lisibilité de ses offres vis-à-vis des annonceurs et que la tendance lourde à l’hyper-spécialisation n’arrange rien, quand par ailleurs un concept d’intégration chasse l’autre et noie l’annonceur dans un brouillards de buzzwords. Clarifier la lecture du marché est plus qu’une urgence.

Le marché est-il en bonne santé ?

La réponse est non. Nous sommes fort peu à afficher une progression et la crise est bien inscrite dans les résultats, notamment en ce qui concerne la pub.
J’y vois pour ma part une tendance lourde, qui dit que la demande veut des réponses qui agissent sur le business plus que sur l’image. Que la tendance est d’agir sur la durée, en développement durable, au niveau du modèle et de la stratégie.
J’y vois aussi un enjeu de changement majeur. Le monde a changé et il me semble assez clair qu’il y a déjà une sanction pour ceux qui n’ont pas su ou voulu vraiment changer, s’adapter au nouvelles règles du jeu que le consommateur impulse lui-même, depuis qu’il a “pris le pouvoir”, comme on dit. Il me semble qu’il y a une grande question de légitimité qui se pose au niveau de la stratégie : peux-t’on légitimement revendiquer être pertinent, dans un monde qui a changé, si on n’a pas soi-même démontré être capable de s’y être adapté ? Il me semble que la réponse est inscrite dans les résultats et qu’il y a peu d’élus à ce jour.

Quelle est la place du digital ?

Elle est rare en terme d’acteurs de poids et indépendants. C’est le révélateur que le digital est traité comme un canal et encore enfermé dans une logique d’exécution.
Cela me semble paradoxal, alors que c’est justement le digital qui porte la mutation de fond de ce marché. Cela me semble improbable alors que la demande est au niveau business. Alors que la communication et la pub symbolisent le message, le digital se révèle tous les jours comme connecté au coeur de business.
il n’est pas surprenant que les groupes de communication souffrent de leur intégration du digital, comme le dit l’édito en préambule du classement.

Au final…

Je me dis que l’annonceur n’y comprend plus rien, mais voit des agences qui ne vont pas bien, tant dans leurs résultats que dans leurs restructurations à répétition. Il voit aussi le digital, sujet de plus en plus important pour lui, réduit à un rôle mineur. Je fais le pari que le temps est venu des remises en questions sur le fonds et d’une reconfiguration tout sauf cosmétique …

Je serai au Forum PHP 2010 et vous ?

Oct 27 2010

Cette année, le Forum PHP organisé par l’AFUP aura lieu les 9 et 10 novembre à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris.

Il sera organisé autour de quatre thèmes directeurs :

  • PHP de A à Z : Débuter en PHP, Réussir un projet avec PHP, Choisir son hébergement
  • Les outils basés sur PHP : Drupal , outils de e-commerce et de business, CRM et ERP
  • L’industrialisation de PHP : Performances, tests, authentification centralisée, frameworks
  • Technologies autour de PHP : HTML 5, référencement…

De nombreuses têtes d’affiches internationales vont faire le déplacement comme Rasmus Lerdorf (papa de PHP), Derick Rethans(Xdebug), Zeev Suraski(CTO de Zend), Jonathan Wage (Présentation de Doctrine 2)  ainsi que nos experts francophones.

Un événement d’importance dans le petit monde de PHP, venez nombreux en plus il sera placé sous le signe des 15 ans de PHP et des 10 ans de l’Afup.

Pour connaître exactement le contenu, consulter le programme officiel et pour vous inscrire c’est par ici, il ne reste plus beaucoup de place.

We zijn ge(yu)nomineerd!

Oct 25 2010

De MIXX awards (The Marketing and Interactive Excellence Awards) bekronen in België jaarlijks de beste digitale en interactieve campagnes die scoren op strategie, creativiteit, media-mix en doeltreffendheid. Multi-brandplatform Yunomi is genomineerd in de categorie ‘Direct response’.

Wij hopen natuurlijk dat dit juweeltje de eer toekomt die ze verdient. We wachten daarom in spanning  de uitreikingsceremonie op donderdagavond 28 oktober in Brussel af. 

Emakina Group wins four new awards at the WebAward

Oct 25 2010

The American WebAward have recently been announced. The results of the jury? Emakina has received four awards, the same result as last year. An update…

- The community platform Yunomi of Unilever Benelux has won the mention ‘Outstanding Website’ (equivalent of Gold) in the Community category. To put it in the words of the Web Marketing Association jury: “Great colors. Great interactivity. Great bonuses. It’s a dynamic community and that is reflected in the look-and-feel. Yunomi is a very nice rendition of a growing trend towards fan and loyalty sites. Everyone should do that!”

- The website of singer Axelle Red has won the ‘Outstanding Website’ in the Music category. The site is as easy to use as an iPod and with just one click you can start music and video.

- The prize ‘Standard of Excellence’ was for the Brussels restaurant site THE WOOD. This immersive website is conceived as the natural and vegetal extension of the brand’s universe. A much appreciated and welcome award for a project that was already nominated at the Webby Awards.

- JUSTPROUD has won an ‘Outstanding Achievement’ in the Fashion of Beauty Standard of Excellence category. JUSTPROUD is a community webite, a place where young talents who want to make it in the world of fashion meet up: designers, models, photographers, make-up artists,…

Congratz !

Merci Nestlé

Oct 21 2010

Il faudra rendre grâce à Nestlé d’être si bon à montrer ce qu’il ne faut pas faire.

Il y a d’abord eu Greenpeace et KitKat. Une histoire qui aurait pu faire beaucoup plus mal et qui s’est éteinte toute seule, parce que Nestlé n’était pas totalement mauvais et que la campagne intelligente et efficace de Greenpeace n’a pas connecté de potentiel de haine, sur la marque et sur la thématique. Surtout, il s’est trouvé des gens sérieux pour expliquer que Nestlé n’était pas fondamentalement le bon client. Nestlé avait des engagements. Le tort de Nestlé a été de ne pas les avoir promus, de ne pas en être fier et de les montrer. Le développement durable n’est pas une assurance en cas de problème de communication, c’est une valeur d’entreprise qui s’affiche et dont les couleurs sont bien visibles dans le message usuel de la marque.

Il y a maintenant Nescafé et sa campagne ridicule, bien mise en boîte par Vinz et Gaduman, entre autres. Vous connaissez mon aversion pour le buzz. Je ne vais pas vous la refaire. Je ne mange pas de ce pain là et je l’ai dis et expliqué plusieurs fois. Le buzz, c’est de la grenade dégoupillée avec effet collatéral garanti. Là, c’est même effet boomerang réussis. Tant mieux, ça servira de leçon.

Un mauvais remake, une image éculée des internautes

A mes yeux, le plus pathétique n’est pas un énième numéro d’apprentis sorcier, ou d’entarteur entarté, mais de penser que le web n’est qu’un monde de djeuns décérébrés adeptes intégriste du LOL graveuleux.
Oh, hé, les gars, l’âge moyen dans Facebook approche la quarantaine maintenant. On a tombé le biactol, on est des adultes maintenant. On aime bien rigoler, mais pas comme vingt ans plus tôt au collège, hein. On a grandi et on attend un minimum de créativité et de finesse dans l’humour. Essayons de nous élever un peu, svp, pas de nous enterrer.

Dans le même genre, j’assiste assez médusé à un mauvais remake de l’instrumentalisation des blogueurs. Dans cette affaire, il y a tout sauf de la considération et une approche en connaissance et pertinente de cette population. On se croirait téléporté à l’époque des Vichy et autres exemples historiques et fondateurs de l’apprentissage du marketing de l’influence avec blogueur embarqués.

Je ne m’étendrai pas, enfin, sur l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire avec des données personnelles, notamment des téléphones personnels. Il suffit.

Le genre d’opération dont nous nous passerions

Tout ça me rend triste. Je croyais que l’on pouvait enfin être un minimum sérieux dans notre profession et soucieux de s’élever un peu des lieux communs de ce genre. Il me semblait que nous étions au contraire tous conscients et volontaires à élever le débat, à nous extraire de la gangue du idées à deux balles pour parler de business, de modèles, de stratégies, grandir. Je croyais que l’on avait conscience qu’il était temps de se battre sur le fond et pas sur des effets de style ou des coups sans lendemains et à la valeur incertaine, pour ne pas pleurer ensuite que le marché soit mal traité et les internautes mal considérés.

Mais à quelque chose malheur est bon. A son corps défendant, Nestlé joue à l’apprenti sorcier et fabrique autant d’études de cas et d’exemples de ce qu’il ne faut pas faire. A travers cela, je veux être de ceux qui disent qu’il ne manque pas d’interlocuteurs sérieux et expérimentés pour éviter ce genre d’errements.

Des leçons bonnes à retenir

Les deux épisodes sont intéressants à relier entre eux.

Sur Greenpeace, une partie de la solution est venue d’internautes matures et informés, qui ont su relayer le vrai message et aider à ce que la pression retombe. Nestlé aurait pu donc intégrer une vision moderne et adulte du web, y voir une opportunité d’initiatives à fort contenu et engagement. Nescafé dit tout le contraire : une lecture infantilisante et dégradante, sans aucun élément de valeur de fond sur la marque et le produit. Juste du superficiel.

Je veux donc y voir la méconnaissance totale de la marque de sa propre clientèle et l’ignorance de ses codes et pratiques dans la société de l’information. Le web n’est pas un terrain de jeu. C’est la société au sens propre. Les gens ne sont pas normaux en se levant et ne vont pas perdre toute intelligence et savoir vivre une fois connecté.

Il serait donc plus que temps d’abandonner une vision dépassée du web, actualiser ses fiches et bien penser que ce n’est pas le bac à sable du parc, mais le lieu central de la consommation et de l’appréciation des marques et de leurs produits et services. En s’y pervertissant à des jeux puérils, elles sont en décalage complet de cette réalité. C’est bien d’être drôle, mais vraiment drôle alors.

Aller, bien le bonjour chez vous… béco à madame… et n’oubliez pas de changer le monde !

Innovation Union, the movie

Oct 20 2010

This video, created by Emakina.EU, is inspired by the Innovation Union, a major European Initiative. Innovation Union is about being daring and creative; it’s about developing great ideas into results which help create more jobs, improve people’s lives and build greener and better societies.

Stem op Yunomi als Beste website van het jaar 2010

Oct 20 2010

Multi-brandplatform Yunomi is genomineerd voor ‘Beste website van het jaar 2010′ in de categorie communities. Stem op Yunomi en maak kans op een iPad!

Drama 2.0: towards a new interactive narration form

Oct 15 2010

“Once upon a time…” For centuries on end, storytelling hasn’t changed by one comma. The rules of the game were unchanging and intangible: one needed unity of time, space and action. Today, under the pressure of digital media, these fundamental principles of storytelling are being shattered.

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Emakina/Brand Activation plays with Kinect

Oct 14 2010

Kinect – the controller-free gaming experience for the Xbox 360 – has invited Emakina’s Brand Activation team for a live test of this new interactive motion gaming tech. For a moment, the whole team became the controller. Jumping, waving, shaking while getting fresh ideas for new projects.

Internet mobile à l’horizon 2014

Oct 14 2010

Une étude de Capgemini publiée en juillet 2010 pour le SRI (syndicat des régies internet) montre la forte croissance du mobile qui sera le premier point d’accés à internet en 2014 en France. Cela rejoint l’étude de Gartner début 2010, dans laquelle il annonce que dès 2013, le nombre de smartphones et de mobiles connectables devrait dépasser le nombre de PC. Cela induit bien que le mobile en général devienne le premier moyen d’accès potentiel à Internet. Ce développement devrait contribuer à permettre potentiellement à 3 milliards d’adultes d’effectuer des transactions électroniques (internet mobile ou PC) à partir de 2014.

L’augmentation du taux de pénétration de l’internet mobile s’inscrit dans une évolution logique. Du téléphone à fil à la cabine puis au mobile, du desktop au portable et à la plaquette, de l’interface mécanique à des interfaces tactiles, la tendance incontournable est à l’autonomisation de l’univers de la communication, à l’adaptation des interfaces à une utilisation plus instinctive, à l’intégration au corps de prothèses extensives permanentes, autonomisation et intégration étant bien sûr corollaires l’une de l’autre. Rien de surprenant donc dans les prévisions de Gartner et dans celle de Capgemini

La première conséquence est évidente : on voit bien sûr l’intérêt qu’il y a à concevoir des sites et des applications adaptables ou optimisés pour le format mobile, sous peine de perdre le contact avec un grand nombre, et bientôt peut-être, une majorité de ses utilisateurs et de ses clients. Toujours d’après l’étude de Capgemini, 67% des annonceurs en France envisagent d’ores et déjà le développement d’une application mobile.

Autre conséquence que pointe Gartner: là où le web, le search, permet d’extraire de l’info organisée et promue pour drainer l’attention qui remonte vers l’émetteur, le développement de l’internet mobile permet de s’adresser directement à l’utilisateur dans une stratégie moins « pull » et plus « push ». La connaissance du contexte et celle du profil de l’utilisateur prennent une importance de premier plan : localisation, motivation, fréquentation des réseaux sociaux deviennent des renseignements fondamentaux pour la segmentation et le ciblage permettant de délivrer un message personnalisé rattaché à l’expérience de cet utilisateur.

Une confirmation : Facebook, présent d’entrée sur des smartphones, sera, sauf dérapage, confirmé en 2012 comme premier hub pour le social web et l’interopérabilité des réseaux, au travers de mécanismes divers comme Facebook Connect par exemple. Cela le place en situation de premier marchand de profils. Et voilà confirmé que la gestion de la vie privée restera un grand défi pour Facebook et par ricochet pour nous aussi !

Ce que nous apprend Gap …

Oct 13 2010

Le nouveau logo Gap a donc tenu … 7 jours. A peine sorti, et sous le flot des critiques, Gap a reculé et en est revenu à son bon vieux logo historique. Sur cette base, j’observe des réactions contrastées, mais qui me semble largement marqué par une forme de malaise. Ne sommes nous pas face à une forme de dictature du (net)prolétariat ? hostile au changement et s’imposant aux marques. Derrière ce qui pourrait ressembler à la manifestation du pouvoir des consommateurs, les marques doivent-elles craindre de changer ou innover ? Il ne faut pas s’enflammer et observer des raisons objectives à ce qui est un accident industriel, mais aussi observer quelques signaux faibles …
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changer, pour quoi faire ?

Quand j’ai vu le nouveau logo, je n’y ai surtout rien vu. Et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé chez Gap le début de l’ombre d’une signification à ce changement.
Changer est un signal au bout duquel il y a un message. S’il n’y a pas de message, le changement n’a aucun sens autre – potentiellement – que celui de la lubie d’un exécutif en mal d’appropriation. De fait, cela n’a surtout aucune signification pour le client, alors que cela affecte directement son expérience. Le logo n’est pas qu’un simple code de reconnaissance, mais un code d’appartenance s’il en est. Changer le logo Gap sans l’inscrire dans une page qui se tourne, c’est déconnecter la marque de la mythologie de celle-ci, qui appartient d’abord et avant tout au client, et que le marketing se doit de faire vibrer.
Ce qui me frappe le plus dans l’histoire de Gap, c’est surtout la reddition en rase campagne, qui n’a d’autre signification que l’absence d’argumentation et de projet, ou l’abandon de ceux-ci, s’ils ont existé, ce qui serait pire.

Faut-il écouter les gens, ou leur demander ce qu’ils en pensent ?

J’ai été relire un billet que j’avais commis il y a un bon moment maintenant : Ecouter ses clients, pour quoi faire ?. J’y expliquait que l’on n’écoutait pas ses clients pour faire ce qu’ils demandent, mais pour les comprendre. En effet, si vos clients vous demandent de faire quelque chose, le jour où vous serez très fier de leur dire que c’est fait, vous ne recevrez que des haussements d’épaules disant au mieux que ce n’est pas trop tôt, surtout que vous auriez du le comprendre tout seul et il y a trop longtemps. Dell a montré il y a longtemps que c’était aussi une bonne première étape de démarche de reconstruction, quand on est devenu un punching-ball. Comprendre est surtout la meilleure manière d’appréhender ce qui fait adhésion et appartenance, donc de construire et développer l’énergie qu’il y a dedans. C’est à ça que sert le web social d’abord. C’est le sens de ce qu’il ne faut plus appeler de la e-reputation.

Dans le cas de Gap, on est simplement dans le contexte que changer doit avoir un sens. S’il n’y en a pas, il n’y a rien à expliquer aux gens qui sont par nature hostile au changement. Cela laisse la place à tous les arguments contre. Beaucoup ont dit que Gap avait reculé en écoutant le message, celui des mécontents. C’est parfaitement vrai. Il n’y avait personne pour développer une quelconque forme de justification.

C’est d’autant plus problématique que Gap n’est pas une marque avec une culture du changement. Changer n’est pas le problème d’un Apple, notamment, du genre de ces marques qui impriment un vrai rythme de renouvellement, sans parler de la mise en scène. Le comble est sans doute que, dans l’univers de la mode, il y a matière à créer du renouvellement et une dynamique, non ? Quand on n’a pas cela, le changement sera un événement lourd de sens caché, d’attente d’un message, qu’il sera bon d’avoir soutenu avec un travail préalable d’évangélisation, un signal de progrès propre à susciter une adhésion, à fabriquer des soutiens qui répondent aux critiques.

Les gens sont-ils casaniers sinon réactionnaires ?

Oui, les gens sont comme ça. Les gens aiment les habitudes. Les gens ne sont pas à l’aise dans la nouveauté car ils ne la maîtrisent pas. Ils aiment beaucoup, par contre, revisiter des classiques. C’est d’ailleurs le propre des interfaces innovante de ré-interpréter des modes d’interactions culturels, ou d’être intuitif et simple.
Il est assez croustillant qu’au même moment ou Gap bat en retraite, le CEO de Digg recule lui aussi. Une habitude de cette vieille maison du web 2, depuis 2008 et les premières révoltes de ses usagers face au changement. Digg nous a appris que les gens investissent, au sens propre du terme, les environnements sociaux, les lieux d’appartenances, et qu’ils détestent par dessous tout que les règles du jeu changent et soient susceptible de remettre en cause leur investissement. C’est un peu comme si les utilisateurs de Digg disaient aux actionnaires et à l’exécutifs : gardez l’argent et surtout, ne changez rien ! Il y a peut-être un peu de ça aussi chez Gap.
Pensez aussi aux reculades de Facebook, qui a depuis changé de tactique en instillant le changement simultanément au fait de rajouter des choses dans la caisse à jouet.
Il faut peut-être se poser la question de savoir si les marques, en tous les cas celles qui ont su créer du sentiment d’appartenance, ne ressemblent pas aussi à une force de société, en tous les cas des biens communs qui servent nos intérêts dans les réseaux sociaux que nous entretenons. Il est patent que la consommation fabrique des matériaux à l’édification de ces constructions. Une bonne raison pour ne pas aimer le changement de ces briques, surtout si on n’en comprend pas le sens.

La frontière de l’entreprise est tombée, les clients en font partie

Le code de marque appartient aux clients, c’est en tous les cas un bien commun partagé avec la marque. Il est constitutif de l’appartenance, cette chose précieuse qui caractérise l’attachement entre une marques et ses clients. Il ne peut pas être soumis aux diktats d’un seul. La conclusion est sans doute que l’entreprise étendue est plus qu’une vue de l’esprit, qu’elle ne procède pas d’une décision de la faire, qu’elle l’est déjà tacitement. A ignorer que le monde a changé, à penser que de ne pas changer n’a aucun impact, les marques, entreprises et institutions font une grave erreur.

Innovation Union teaser

Oct 13 2010

A sphere triggers a series of unexpected situations… To be continued… (made by Emakina.EU)