Archive for November, 2010

Vmware vSphere API avec PHP5 : Gestion des utilisateurs

Nov 30 2010

J’ai finalement décidé l’écrire une suite d’article sur l’utilisation de VMware avec PHP.

Mes exemples utilisent la version 4.0 du web service, il y a peu de différence avec la 4.1 mais  j’ai préféré utiliser la 4.0 car j’ai le web service fonctionnel sous la main.  (plus pratique pour les tests)

Donc cette fois ci nous allons voir comment manager les utilisateurs (list, create, update & delete).
On considère que nous sommes déjà connecté et que nous avons les bons droits( cf  API reference).

Pour lister les utilisateurs il faut utiliser la methode « RetrieveUserGroups », elle remonte aussi les groupes.

Pour créer un utilisateur il faut utiliser la methode «CreateUser » , il faut passer à la méthode un objet «HostAccountSpec ». Le plus simple est de créér la classe en PHP, par contre il faut bien respecter l’ordre des attributs indiqués dans le WSDL pour que le server SOAP réussisse à faire correspondre les paramètres.

Voici si dessous l’exemple de la classe.

Et le script qui créé l’utilisateur à partir de la classe

Rien de bien compliquer pour la suppression, il faut utiliser la methode «RemoveUser » avec comme paramètre le «userName »

La mise à jour d’un utilisateur ressemble à la méthode de création. Il faut utiliser la méthode «UpdateUser » et passer l’objet «HostAccountSpec ». L’Id et le mot de passe de l’utilisateur sont obligatoires. La présence du mot de passe lors d’une mise à jour est quand même assez contraignante.

Au final il est assez simple d’utiliser le web service pour manager les utilisateurs/groupes du vSphere. Les choses se compliquent un peu quand il faut manipuler des collections ou récupérer les stats de perfs.

Pour la prochaine partie de l’article j’hésite encore sur le sujet (Création/Clonage de VM, Récupération des stats,…)

Au culte des amateurs, les experts sont rois

Nov 25 2010

Mardi soir, j’ai eu l’honneur et le plaisir d’entendre Andrew Keen au (très beau) Loft Microsoft, pour le premier rendez vous de Regard sur le Numérique. J’y ai retrouvé l’esprit de brassage d’idées en provenance de gens très divers, qui marque le débat RSLN, auquel je contribue avec plaisir depuis un an maintenant. Les bouillons de culture sont rares et c’est tout à l’honneur de Microsoft de permettre cela, d’autant plus qu’ils ne se mettent pas en avant plus que ça. En l’espèce, il s’est passé quelque chose ce soir-là. Explication…

Où sont les évidences ? Où sont les causes ?

Andrew Keen est une sorte de contre-gourou. Face aux évangélistes de tout poil qui nous vendent de la pensée magique par kilo, il est un des représentants de ces gens qui viennent un peu casser les rêves. Exemple type, avec la sentence ainsi prononcée mardi soir : “[There is] no evidence that social media has cured anything”.
Saint-Thomas était parmi-nous, mais comme je l’ai dis sur Twitter : il a raison. J’aurai même ajouté que c’est une évidence car, le Social Media n’étant qu’un moyen, ce sont les gens qui résolvent les choses, pas l’outil dont il se servent. Relisez Tribes, ou cet excellent billet de savoir si la technologie peut éradiquer la pauvreté. Bien vu, Hubert : la technologie n’est pas le progrès !

Mardi soir, en écoutant Keen, je pensais à Jaron Lanier. D’abord parce que Lanier est plus ou moins le même genre de désenchanteur. J’avais adoré sa thèse du nouveau totalitarisme social. il était en avance sur la nostalgie communiste. Ensuite parce que Geneviève Petit a posé une excellente question sur l’idée d’un caractère calviniste du Social Media qui renvoyait à mon goût à la culture de certains de pères fondateurs du net et du web, faisant écho à l’excellente sortie de Lanier sur l’impact du design originel du web dans le constat que l’on peut faire de ce qu’il est devenu aujourd’hui. Vous en aurez un aperçu sur RSLN, justement.

Mardi soir en écoutant keen et en pensant à Lanier, j’ai surtout revisité mentalement le dernier chapitre de Smart Mobs de Rheingold, celui où il nous dit que la technologie ne produit que ce que nous décidons d’en faire. C’est fondamentalement le propos de Lanier, dans son dernier opus, et de son appel à se prendre en main pour s’extraire des contingences du design originel du web et de choisir d’en corriger les traits, si nous le décidons, dans une logique d’humanisme. Keen pointe, dans cette veine, la problématique de la vie privée, directement concernée par ce problème de design originel.

Comme Rheingold, Keen fait référence à Foucault et aux philosophes français de la fin du XXe siècle. C’était facile de jouer avec nous, français, l’autre soir. Et il est bon de rappeler à quel point ils sont considérés comme fondateur de la compréhension de ce que nous vivons … outre-atlantique.
Ça tombait bien, car la sociologie française était brillamment représentée par Patrice Flichy en ouverture de cette soirée. Cela me plait de voir un pont se créer entre nos penseurs historiques si bien mis en mouvements pour étayer le propos de Keen et un digne représentant de la recherche française.
Cela me plait d’autant que nous avons assisté sur la fin à une collision entre Keen et Patrice Flichy. Le second critiquant la pensée, certes brillante du premier, mais trop généraliste et théorique à son goût, pour faire la promotion du travail de fonde de la recherche à aller enquêter dans le dur, sur le terrain, histoire de comprendre vraiment ce qui s’y passe. Keen a balayé tout ça d’un revers de main.

C’était vraiment très drôle en fait, car le sujet de la soirée portait sur la critique du culte de l’amateur, le fond de commerce de Keen. Voir ce dernier gentiment recadré par un représentant estampillé de la recherche était tout compte fait énorme, dans le contexte.

Et c’est là où je veux en venir. Cet épisode m’est apparu parfaitement révélateur d’un point de bascule caractéristique de l’instant présent, dont je veux parler ici : les gourous ne sont plus seuls à penser, les (vrais) chercheurs viennent la leur faire et ils ont du biscuit et du fonds !

Gourous vs real experts

Depuis que je fais ce métier, j’aime à fréquenter les bouillons de culture et ceux qui me connaissent m’ont souvent croisé à la FING ou à LIFT, connaissent mon goût pour la confrontation des idées en milieu hétérogène. C’est aussi pour ça que je suis chez Owni.

Jusqu’à présent, il faut bien reconnaître que, dans ces environnements, on voyait assez peu de chercheurs et que les données et enquêtes que l’on avait à se mettre sous la dent étaient rarement le fruit de travaux de recherche dument estampillés. De fait, on s’est habitué à discuter sur des enquêtes d’opinion et autres études aux méthodologies douteuses, méthodologies qui n’intéressaient personne puisqu’il s’agissait de trouver des appuis à nos pensées magiques. C’était, et c’est aussi une sorte de jeux, auquel je goûte avec gourmandise pour ma part.

A l’arrivée de ma démocratisation des médias, beaucoup de gens, dont moi, se sont rendu compte que l’on s’était fait un putain de film et que ce qui se passait avec les gens n’avait rien à voir avec nos théories fumeuses. C’est de là que vient, notamment, mon goût immodéré pour l’observation des usages, pour la rencontre avec la réalité vraie, ras le goudron. Je ne peux que constater que c’est déjà compliqué de bien comprendre ce qui a déjà eu lieu.
Dans notre petit monde douillet des experts autoproclamés et sociologues du dimanche, nous sommes rodés aux pensées magiques, visions et autres constructions intellectuelles hors sol, à l’art de la synthèse.

C’était très chouette, mais tout ceci se termine. Keen a beau balayer la critique d’un revers de main, il n’est qu’un de plus sur la liste des gourous de tout poil à se faire recadrer par le monde de la recherche. Chers amis du cirque des ex-blogueurs et influenceurs stratégiques de tout poil, nous avons de la concurrence estampillée CNRS. On va souffrir. A ce titre, il faut aller lire les commentaires du billet sur le dernier livre de Dominique Cardon pour juger de ce qui attend les historiques du débat. Le comble étant que Dominique est pourtant un vrai chercheur. Un des rares participant historique au jeu. Ça doit être ça, le truc.

A titre personnel, je range donc volontiers ma gloriole, et je veux faire amende honorable aux chercheurs. J’aurai même aimé qu’ils débarquent plus tôt.

Descendre du nuage et aller sur zone

Keen a tort. On a besoin d’aller voir sur zone. On a un aperçu de notre méprise dans l’étude récente des vieux routiers bretons des usages que sont Marsouin. C’est une des raisons qui me font conserver quelques heures de cours en fac, pour vérifier sur pièce combien les prophètes de la génération Y sont en décalage, par exemple.
Comme au début des années 2000, quand nous avons pris dans la gueule la faillite de nos théories à la con, il faut se méfier des idées simples et flatteuses, pour aller juger de la réalité. Celle-ci, de ce que je peux juger, n’en est pas moins prometteuse de ce que l’homme est capable de faire avec le digital. La vérité c’est qu’il faut partir de l’homme d’abord, de ce qui l’anime et du sens qu’il met à faire certaines choses en mobilisant, en fin de compte, certains outils.

Hier soir, avec les gens de Microsoft, je parlais de la foultitude de détournement des Kinects. Une magnifique nouvelle pour ce produit d’être déjà détourné, de servir à quantité d’autres choses que ce pourquoi il a été conçu, de ne plus appartenir à ses pères, qui vont bien en profiter, en situation de perte de contrôle …
Il faut accepter de lâcher des potentialités dans la nature et revenir à un peu d’humilité et de pragmatisme. Il faut travailler avec les gens, pas essayer de faire des plans sur la comète et en fin de compte essayer de les manipuler. Ils n’en font qu’à leur tête. Allez lire les désillusions de MyMajorCompany et vous comprendrez ce dont je parle. Et vive l’opendata au passage.

Mardi soir, j’ai compris quelque chose. Keen et consors ne nous parlent pas de l’avenir. Ils fabriquent une photographie du modèle tel qu’il le conçoivent maintenant. L’avenir n’est pas ce qu’ils en disent, car ils raisonnent comme si le Social Media avait atteind un état figé et était réductible aux grandes plateformes comme Facebook.
Comme l’a fait remarquer quelqu’un, c’est le même type de point de vue qu’au début de la télévision, quand il y avait 3 chaines et qu’on en faisait le procès définitif. Aujourd’hui, il y en a des tonnes et l’usage en est tellement différent.
Ceci ne veux pas dire que, comme le design originel du net a influencé la situation présente du net et du web, le poids de ce qu’est et de ce que pense un Marc Zuckerberg n’aura pas d’incidence. Mais bien malin, dans un environnement aussi instable et avec tant de possibilité de hacking et de constitution de mouvements militants et agissants, de savoir ce qui va se passer. Par contre, pour avoir un écho favorable à ce que dit Jaron Lanier, et avant lui Rheingold, on peut sérieusement reposer la question de savoir quel futur nous choisissons et comment ?.

Il est heureux que la recherche soit enfin là pour nous donner de la matière de qualité pour y répondre. Bienvenu. Je suis impatient d’interagir avec vous.

Vivement le prochain débat RSLN. Ce serait bien d’y inviter Danah Boyd, elle a l’avantage d’être des deux côtés :)

Dans le Loft Microsoft

Illustration perso : panoramique du Loft via Pano sur iPhone (j’adore cette appli).

Retour sur le Forum PHP 2010

Nov 25 2010

Le 9 et 10 novembre 2010, s’est déroulé le Forum PHP 2010, organisé par l’AFUP , cette années il s’agissait d’un éditions très spéciale vu qu’il y avait un double anniversaire  avec les10 ans de l’AFUP et les 15 ans de PHP.

Il s’agissait de mon 5éme Forum PHP consécutifs, et on peut dire qu’il en a fait du chemin depuis 2006 où il se tenait à la Société Nationale d’Horticulture alors que depuis 2 ans, il se passe à la Cité des Sciences.

La Cité des Sciences a l’air bien adapté pour supporter  l’événement, car malgré la grande fréquentation de cette année (environ 500 pers), on ne se sens pas les un sur les autres.

Je pense que le seul point noir du millésime 2010, et au niveau de la durée des conférences et la non prise en compte d’un temps de  déplacement entre 2 confs.

Mettre la durée à 45min les conférences partait d’un bon sentiment pour  se concentrer sur l’essentiel, mais j’ai plus eu le sentiment inverse, dans certain cas on est plus rester dans le superficiel que dans le vif du sujet.

Les conférences de Derrick Rethans sont toujours aussi bonne, on sent vraiment qu’il a l’habitude, un vrai conférencier professionnel.

Une autre conférence que j’ai bien aimé et celle de Frédéric Hardy sur PHAR malgré les petits problèmes  au démarrage lancer les slides (A noter prévoir des slides en PDF ). Au vu du petit sondage qu’il a fait au début de sa conférence, je pensais que PHAR était quand même un peu plus utilisé  que la tendance indiquée. (même pas 5% d’utilisation et 1% en prod)

Ce fut  un très bon millésime, de nombreuses conférences, plus ou moins intéressante,  beaucoup de stands et  une très bonne ambiance.

Je remercie les organisateurs pour l’ensemble de leurs œuvres et vous dis donc à l’année prochaine, pour la 11ème édition !

MONA, the movie

Nov 24 2010

groupeReflect and Design is Dead‘s project ‘MONA’ or Museum Of Neverending Art was launched in the good company of its “making of” video, as requested by Microsoft. Instead of a dry technical tutorial on how MONA demonstrates Internet Explorer 9′s functionalities, we opted for a fun and narrative sequence demonstrating the concept behind MONA. An approach which Microsoft applauded. Buckle up for some Hillbilly-fun and the story of MONA’s birth!

VMware vSphere API avec PHP5

Nov 24 2010

J’ai eu besoin d’utiliser le web service vSphere depuis PHP5. Vmware a mis à disposition un SDK Java et .NET pour manager un vSphere depuis un Web Service SOAP et une documentation de l’API très complète.

Il existe des exemples d’utilisation avec PHP mais en version 4 …  et rien de bien concluant pour PHP5.

Voici donc mon exemple PHP5(.3)

Pour commencer il faut récupérer le «ServiceInstance » afin de pouvoir accéder aux différents éléments.

Le code si dessus ne marche pas…. Il génère une erreur «ServerFaultCode / InvalidRequest ». En fait, la méthode  SoapClient::__doRequest() définit le type de message SOAP en tant que “xsi: type”, alors que l’ API vSphere attend un type de seulement “type”. Il faut donc surcharger la méthode. Plusieurs solution sont possibles, l’une d’entre elle est de récréer sa propre class qui hérite de SoapClient et redéfinit la méthode  __doRequest.

Après avoir modifié la demande, nous pouvons maintenant récupérer avec succès le «ServiceInstance » :)

Pour se logger il suffit d’utiliser les info  de “ServiceInstance” .

Une fois la connexion effectuée, il ne reste plus qu’à se faire plaisir, créer des machines virtuelles, supervision des perfs…  L’API  offre de nombreuses possibilités, j’ai déjà beaucoup d’idées d’utilisations, que j’espère pouvoir mettre en pratique si j’en trouve le temps.  La première chose à attaquer est la création du SDK en PHP.

iArt ? La fondation PB-YSL, expose les Fresh flowers de David Hockney

Nov 19 2010

David Hockney ©

David Hockney ©

Un des artistes les plus connus et appréciés au monde depuis les années 60 et la période pop art, David Hockney, reste à l’affût des nouvelles techniques et des possibilités d’expression artistique qu’elles offrent. Après la photocopie, le fax et le computer drawing, rien d’étonnant à ce qu’iPhone et iPad entrent dans sa panoplie, même s’il n’est pas le premier. Certaines de ses réalisations, « fleurs fraîches », sont exposées à la fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent jusqu’au 30 janvier 2011 (on peut voir le dispositif lors du vernissage). On peut aussi voir quelques créations sur iPhone sur le site d’Hockney.

Alors que changent les interfaces tactiles ? Elles ouvrent un champ de création dont il est trop tôt pour mesurer l’étendue et l’avenir. En masquant à la conscience de l’utilisateur la phase de calcul et de traduction par la machine, phase perceptible par l’usager du clavier et même par celui de la souris, ces interfaces réintroduisent ce qui s’était affaibli avec le numérique, à savoir un lien perçu comme direct entre le geste et la trace même simulée (un des fondements de la peinture et de la sculpture. J’avais par ailleurs évoqué la disparition de ce lien à propos de Veilhan ). De ce point de vue, iPhone et iPad n’offrent pas la même expérience gestuelle. Un écran accessible par le bord du pouce et sans bouger la main pour l’un, un écran nécessitant des mouvements de la main et du bras pour l’autre. Quant au toucher, la peau étant, comme le dit Michel Serres, le bord commun au corps et au monde, interface et frontière à la fois, il nous ramène à la relation à la matière et à sa sensorialité…même si la texture, la température perçue ou le relief ne sont pas ceux d’une feuille de papier ou d’une toile.

Pour quel résultat ? Bien sûr, la surface d’un smartphone est limitée. L’appli Brushes utilisée par Hockney, aussi. Mais elle offre des possibilités de superposition et de transparence que n’offrent pas les couleurs sur papier ; et aussi des possibilités de correction et de revisite de la cinématique du dessin. Ces possibilités, associées à une synthèse des lumières colorées bien sûr très différente de celle des pigments, à leur transparence et à la maîtrise de ces couleurs par Hockney, donnent des résultats d’une grande fraîcheur et souvent séduisants sur un écran. Un bouquet dans la lumière d’une persienne, dessiné le matin au réveil et envoyé de l’hôtel, peut en dire plus sur l’atmosphère du lieu et l’humeur de son auteur que la photo ou la carte postale de monsieur tout le monde envoyée du lieu de séjour. La viralité est exploitée a minima puisque seuls, aux dires d’Hockney, une vingtaine de ses amis reçoivent ses dessins. Et d’ailleurs, j’en profite, David, if you read this note, I would like very happy if you sent me some flowers on my iPhone.

Au final est-ce de l’art ? fallait-il l’exposer ? La notoriété de l’auteur y pousse ; et si le fait d’être exposé dans une institution consacre le travail et l’étiquette art, c’est fait. Et cependant, sortis de leur contexte qui se situe quelque part entre l’art et la communication, ces dessins exposés dans un contexte muséal, perdent de leur spontanéité et peuvent apparaître plus comme un exercice de style où les contraintes de la surface et de l’outil sont  très présentes. Certains y verront de la poésie, d’autres de l’indigence. Bien sûr le problème de la circulation, de la reproduction et du marché des œuvres sur support numérique n’est pas réglé, et le fait que l’on puisse encore « accrocher » au mur une production conçue pour un autre usage en rassurera certains, mais est-ce bien la solution ? Pourquoi pas un espace d’exposition virtuel accessible par le réseau ? Le débat est ouvert.

C'est un scoop, les blogs sont ringards

Nov 19 2010

Le problème avec les chiffres, c’est moins ce qu’ils révèlent que ce qu’on veut leur faire dire. Après l’IPSOS la semaine dernière, c’est sur les réactions au baromètre sur les français et les réseaux sociaux d’OpenMind et ScanBlog que je veux revenir, plus particulièrement sur celle qui consiste à y voir la fin définitive des blogs. La fin de quoi, en fait ?

Les faits

Ce que dit ce baromètre, et qui est cohérent avec un tas d’autres enquêtes, c’est que quand on interroge les français sur ce qu’ils consultent et ce qui compte pour eux, le web est incontournable, les réseaux sociaux centraux et qu’ils affichent un désintérêt pour les blogs.
Sur cette base, on vient nous dire que ces derniers sont en déclin, ou ringards, que les français ne leurs prêtent plus d’intérêt. Un bon gros message qui vient dire que les blogueurs sont des influenceurs en perte de vitesse. Les intéressés et les agences qui s’en servent apprécieront.

La lecture des faits

La vraie question, c’est ce qu’appelle “blog” ce baromètre. Il semble clair qu’il parle de ce fameux format qui fut au sommet entre 2004 et 2007. Depuis, on n’a cessé d’enterrer les blogs et je veux bien confirmer ici que ce que l’on appelait ainsi il y a une décennie à l’échelle du web est passé. Ce qu’on a voulu me présenter comme une information relève de l’exhumation.

Ou est l’imposture ?

Comme en toute chose dorénavant, il ne faut pas regarder les choses de manière figées et surtout pas en raisonnant en format, comme au temps des médias de masse. Les blogs, on s’en fout, ce sont ce que l’on a appelé un moment les blogueurs qu’il faut regarder. L’idiot regarde l’outil, il faut regarder la main et surtout celui qui s’en sert.
Que nous dis cette enquête alors ? Que ce qu’on appelait des blogueurs il y a 5 ans et plus sont des créateurs et producteurs de contenus et qu’ils sont toujours bien là, mais agissent par d’autres moyens, qu’ils ont gagné en influence et en attention du public.
En outre, je ne connais pas de créateur qui soit enfermé dans un format. Il a un support, souvent un bon vieux blog, il contribuent à des supports fédératifs ou participatifs, sinon à des médias, il agit massivement sur les réseaux sociaux, là où il a une interaction quasi temps réel avec son audience. Je crois donc qu’il faut s’intéresser moins aux formats et plus ceux qui s’en servent.

Bref, une bien belle étude, non dénuée d’intérêt, mais encore une fois concentrée sur les moyens. J’aimerai qu’on réfléchisse un peu plus à la fin et au sens qui fait se lever tous les matins nos concitoyens et leur faire passer autant de temps et d’énergie à créer et interagir. Du genre de ce que nous sert le PEW ou dans un autre genre la série Wave de Mc Cann. A bon entendeur …

Lion Dreams … and your dreams come true!

Nov 17 2010

Emakina has dreamed up the Lion Dreams, a new Facebook application for ING. On the menu: an innovation and fun savings formula for all Facebook users!

We’ve all been there: it’s your birthday or it’s New Year and you get the most horrible present ever. The result: you hide it somewhere, never to be seen again. But that’s behind us now: with Lion Dreams, we can all say: “Never again!”

So how does it work? It is an application with which Facebook users can create their own dream and share it with friends. Each friend can contribute to the dream by making a deposit, on a new ING Lion Deposit account or on an existing one. And it gets even better since ING also comes to the rescue of all those frustrated birthday boys & girls or desperate nephews or nieces who are quite traumatized by auntie’s latest ‘perfect gift’: the bank will support the most inspiring and noble dreams that appear on Facebook. Each month, a dream will be chosen and ING will contribute to its coming true by helping out with a maximum of 1,500 euros.

groupeReflect présent au Forrester's Marketing & Strategy Forum 2010

Nov 15 2010

Dans l’optique d’être toujours à la pointe des réflexions sur les stratégies digitales, je représenterais le planning stratégique de groupeReflect au Forrester’s Marketing & Strategy Forum EMEA 2010.

A tous les niveaux du planning stratégique, nous attachons une importance certaine aux études.

A ce titre, nous utilisons les études Forrester comme élément pour fournir les meilleurs recommandations possibles à nos clients.

L’agenda de cette manifestation, qui se déroule jeudi 18 et vendredi 19 Novembre 2010à Londres, promet des présentations très enrichissantes sur le thème, plus actuel que jamais, du “Multidimensional Customer Engagement” (L’engagement consommateur Multi channel x Multi touchpoints).

Si des lecteurs de ce blog seront présents à cette manifestation, je serais ravi de les rencontrer. N’hésitez pas à rentrer en contact par commentaire de cet article ou par mail à l’adresse suivante : olivier.legris ( a t ) groupereflect.net

Schweppes “Perfect Serve” nominated at the CFP Awards

Nov 15 2010

Great news! The Perfect Serve movie ‘Gin & Tonic’, produced by Emakina/Agency and Emakina/Motion for Schweppes, has been nominated by the CFP-Belgium Awards. The film is nominated in the “Editing” and “Sound Design” categories.

The CFP-Belgium Awards is a compendium of the most outstanding commercials selected for excellence and achievement in various craft categories, is an unequaled celebration of the creative value of Belgian commercial filmmaking.

Don’t hesitate to go sustain Emakina and to party by booking your free entrance here (before Monday 15th of November) .

The seas are rising – Squeetchy Bad

Nov 8 2010

Mais que se passerait-il si l’internet venait soudainement à disparaitre pour une raison extraordinaire ? C’est la question que Brice (notre visionary officer en chef) a soulevé pour mettre l’ambiance  lors de la cérémonie des MIXX Awards en Belgique.

Tournage et  post prod en temps réel pendant le salon pour une projection le soir meme lors de la remise des prix. Un délire fabriqué en temps réel, bravo aux équipes EMAKINA.BE ! Le photo album du tournage disponible sur notre Facebook Emakina. Drôle non ?

Squeetchy Bad, the photo album

Nov 8 2010

This year, Emakina transformed it’s DMF stand into a real movie set : stage sets, makeup, traveling, lights, basically all the Hollywood glamor with professional directors, cameramen, editors, motion designers and sound engineers working all together to create live “The seas are rising – Squeetchy Bad”. Check the behind the scenes pictures on our Facebook Page.

Discover the full version of “The seas are rising – Squeetchy Bad”

Nov 5 2010

And it happened … They hit the world where it would hurt the most ! Chaos ensued, the world became a different place, everything was about survival, flashmobs became ancient history, one single thing was in the mind of human kind : “Error 404″ … they had destroyed the Internet !

Quand l'IFOP fait de la salade niçoise

Nov 5 2010

La salade niçoise, c’est bon, mangez-en. Mais faites attention à l’analogie que l’on vous sert parfois, de celles qui vous amènent à regarder les choses de manière biaisées et impropres à la consommation intellectuelle. Illustration avec la seconde livraison de l’enquête sur les réseaux sociaux de l’IFOP, parue il y a quelques jours.
Sur la base d’un échantillon représentatif de 2015 internautes, l’IFOP nous présente donc deux classements, de notoriété (je connais) et d’appartenance (j’ai un compte) des réseaux sociaux en France, et un focus sur Twitter.

Dessine moi un réseau social

L’IFOP ne défini pas ce qu’est un réseau social, mais on comprend intuitivement que c’est un site accessible au grand public sur lequel il y a un profil personnel. Observons donc les 5 premiers du classement de notoriété : Facebook, YouTube, Copain d’avant, Meetic et MSN.
Est-ce que ça a un sens de comparer un marteau, une perceuse, des pinceaux et une tronçonneuse à métaux ? Ce sont tous des outils de bricolage et on peut aller interroger les gens à savoir s’ils les connaissent et s’ils en ont un. Mais cela ne dit rien de l’intérêt qu’ils leur prêtent et encore moins de ce qu’ils en font.
Les gens ne créent pas des comptes sur les réseaux sociaux pour le plaisir d’en créer, mais bien pour faire quelque chose. Et la détention d’un compte ne dit rien de l’usage qu’ils en font. Cette approche est la même que celle qui consistait à savoir si les gens ont une télévision chez eux, alors que ce qui intéresse tout le monde est de savoir ce qu’ils regardent à travers.

Avoir un compte n’est pas de l’appartenance

Au nombre de gens qui ont des compte, selon l’IFOP, nous avons donc MSN, suivi de Copains d’avant, Facebook, Trombi et YouTube.
“Le Vatican, combien de divisions ?” demandait Staline. Le fait d’avoir créé un compte ne dit pas si on s’en sert et encore moins avec quelle intensité. Le fait d’avoir ouvert un compte ne signifie pas appartenance, c’est juste du potentiel. Cela peut même se conjuguer au passé.
Et d’ailleurs que peux bien signifier la notion d’appartenance à un réseau social ? Peu de choses en fait. Car les gens appartiennent plus aux communautés que leur permet de servir l’outil réseau social. Ce n’est qu’un moyen, un service au sens économique du terme. Nous pourrions même parler de commodité, l’histoire ayant déjà démontré que les utilisateurs savent déplacer leurs usages d’un support à un autre, même si cela leur coûte de reconstruire les liens qu’ils avaient tissés.
Seat, je crois, avait fait une pub sur l’idée que l’automobiliste appartient à sa Seat. Mais sincèrement, il me semble que ma voiture m’appartient plus que l’inverse …

Twitter est-il de droite ?

Voire d’extrême droite ! C’est en effet ce que l’on observe en regardant l’opinion des détenteurs de compte sur lesquels l’IFOP fait un focus. Sauf que, si l’on applique 7% d’appartenance de détention de compte à 2015 internautes, cela donne 141 personnes pour le panel.
Voilà comment habiller pour l’hiver à peu de frais. Heureusement, c’était trop énorme et cela n’a rien suscité. Ouf.

Tomber dans le panneau

Le résultat des courses, il est notamment dans le papier que Le Monde a fait sur cette étude : Réseaux sociaux en France : Facebook le plus connu, mais pas le plus utilisé.
Utilisé ? L’IFOP n’a jamais parlé d’utilisation, encore moins de taux d’utilisation, simplement de notoriété et de détention d’un compte. Le Monde est pourtant un journal sérieux ? Ce n’est pas parce que quelqu’un a un compte qu’il a des usages ? Le glissement est aussi maladroit que dangereux. Il est cependant révélateur de l’attente de vrais indications d’usages, plutôt que d’intentions.
Alors, s’il vous plait, messieurs de l’IFOP, laissez tombez cette enquête et proposez-nous une vraie étude sur les usages des gens et l’intensité qu’ils y prêtent. Vous verrez, ce sera très intéressant.

EuroIA talk: on why we should NOT focus on user experience

Nov 5 2010

EuroIA is the premier European event on Information Architecture: three days of workshops, presentations, panels, and networking opportunities for information architects from across Europe and around the world.

This year, one of Emakina/Architects‘ specialists, Koen Claes, was invited to come share his insights on user experience, and presented a case on why we should NOT focus on it.

A terrific presentation that has been really well received by the audience. If you didn’t get the chance to be there, here it is