Depuis quelques années, nous nous rendons compte que les marques de luxe font appels à de jeunes créateurs, des artistes, des designers pour développer des collections capsules, des produits en édition limitée.
La maison Louis Vuitton a ainsi développer de nombreuses pièces aux couleurs vives avec l’artiste plasticien japonais Takashi Murakami.
En faisant appel à cet artiste de renommée internationale, Louis Vuitton a pu capter un public plus jeune, plus arty, mais également inscrire la marque dans un univers totalement onirique.
Tout d’abord, par la création de produits inédits, mais aussi par la réalisation de supports de communication extrêmement originaux pour l’époque.
Cet artiste qui puise son inspiration dans les mangas a en effet réaliser pour la promotion de sa collaboration avec la marque un film où la marque au monochrome rentre dans le monde de Murakami.
Mais la maison Louis Vuitton fait également appel à de jeunes designers pour concevoir des accessoires plus urbains. Ce fût le cas lorsqu’elle a collaboré avec Ora Ito.
Ce jeune français proche des entertainers parisiens (Lionel et André de la Clique) mais aussi de nombreux trendsetters de l’urban culture a imaginer pour le malletier un sac à dos aux courbes innovantes.
Plus récemment, une collection de sneakers a été développée avec l’aide complice de Kanye West. Ces modèles originaux ont suscité l’intérêt de nombreux magazines de modes urbaines; mais surtout de nombreux blogs de cool huntings, de musiques, de sneakers, …
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, cette interview d’Angela Ahrendts, CEO Burberry, est la meilleure vision digitale que j’ai jamais entendu de la part d’un grand dirigeant de maison de luxe.
Multi touch point marketing, multi channel marketing, brand experience, social oriented, toutes les valeurs que l’on défend chez Emakina y sont résumées.
Et si Burberry montrait la voie à l’industrie du luxe qui a tant de mal à s’adapter à ce nouveau monde digital ?
Après les Digital Immigrant, les Digital Native, nous allons faire face à une nouvelle génération que j’appelle les Mobile Native. Si vous voulez savoir à quoi va ressembler l’avenir je vous invite à découvrir Thomas Suarez, 11 ans, qui vous explique avec une aisance bluffante toute la dextérité qu’il possède déjà à développer des applications mobiles juste pour le fun. Son objectif : continuer à animer son club de technophiles dans son école, coder pour le plaisir, s’intéresser aussi à Android.
Pour le poète la Terre est bleue comme une orange. Pour le technophile, le monde a la forme d’une pomme d’un gris chromé autour de laquelle gravitent les autres composantes de la galaxie numérique…
Du moins, c’est ainsi que l’univers de l’informatique semblait tourner jusqu’à l’annonce de la démission de Steve Jobs de son poste de patron d’Apple alors qu’il était déjà très affaibli par la maladie. Décrit comme un génie qui a su révolutionner la manière de penser et de vivre l’informatique, Steve Jobs, dont la biographie vient de sortir aux Etats-Unis, semble indéfectiblement associé à la marque qu’il avait créée à la fin des années 1970.
Mais après son départ d’Apple puis sa disparition, la véritable problématique se trouve davantage dans la réciproque à cette affirmation : La vie d’Apple est-elle inexorablement liée à la présence de Steve Jobs à la tête de l’entreprise ? La question taraude le milieu : la révolution autour de la planète Apple peut-elle continuer sans et après Steve Jobs ? Va-t-on devoir entièrement repenser la théorie de l’Apple-centrisme ? Si l’on se fie à l’épisode des années 1990, on peut penser que oui car l’on a vite fait d’associer la traversée du désert qu’a connue Apple après le départ de son fondateur en 1985. Pourtant, si Steve Jobs était Apple, Apple, de son côté, n’est pas que Steve Jobs.
On a beaucoup parlé du « personal branding » autour du fondateur d’Apple, souvent dépeint comme un dieu mythique, naturellement érigé en icône… le prenant ainsi pour ce qu’il n’était pas. Steve Jobs n’était qu’un disciple -le plus prosélyte, peut-être -de la religion prêchée par Apple. Il n’était qu’un membre -le plus éminent, peut-être -de la fameuse « communauté » Apple. La réalité, c’est qu’Apple est aujourd’hui fédéré non pas seulement autour d’un homme et de son parcours entrepreneurial, mais qu’il l’est aussi autour d’une culture de marque que Steve Jobs n’a jamais voulu incarner à lui seul, trop conscient qu’il était sans doute des risques liés à la personnification de l’entreprise et de l’inexorable finitude qui nous guette. Il ne fait alors presque aucun doute qu’Apple continuera de graviter sans lui. Et le marketing déployé par Apple depuis de nombreuses années y est pour beaucoup. Car il existe dans ce marketing, aussi mystérieux qu’astucieux, des ficelles qu’il ne faudrait pas oublier -à commencer par la ficelle communautaire.
Alors que j’étais en voiture (et pas dans un train, pour une fois), en route vers Bordeaux, j’écoutais la “Tête au carré” d’hier, qui portait sur la possibilité que des neutrinos dépassent la vitesse de la lumière. Oui, vous savez, l’annonce faite par le CNRS/CERN vendredi dernier et qui a fait couler beaucoup d’encre. Dans cette émission réjouissante, le responsable de l’équipe qui avait fait la mesure était venu expliquer et discuter de l’expérience, avec d’autres scientifiques et les auditeurs, dans un bel exemple d’humilité du scientifique conscient que la science n’est jamais exacte, et ayant épuisé les vérifications pour son compte, verse le contenu au monde afin que chacun puisse en juger et voir s’il n’y a pas un détail obscur qui lui aurait échappé. Car, dans cette affaire, tout est question de marges d’erreurs et de l’existence ou pas d’un facteur ignoré qui aurait faussé la mesure.
C’était passionnant, accessible et presque jubilatoire et je m’en suis rappelé en lisant hier soir ce papier de TechCrunch consacré aux Big Data, d’une part, et en partageant cette infographie de Onlinecolleges sur les services d’externalisation de capacité cérébrale que représente Google.
Big Data, the next big thing
Les discussions sur le Big Data ne sont pas nouvelles. Il y a un vrai affrontement entre les tenants d’une théorie que les données détiennent la vérité et qu’il n’y a qu’à presser le citron pour la faire sortir, et ceux qui soutiennent, j’en suis, qu’à ignorer l’environnement et le contexte de capture des données, on risque de leur faire dire tout et son contraire. Allez lire les 6 provocations aux Big Data de Danah boyd et Kate Crawford, reprises et traduites sur InternetActu, Ça a déjà deux ans d’âge et ça n’a rien perdu de sa pertinence.
Les données sont un potentiel et c’est ce que l’on en fait qui compte. A ce titre, le vrai sujet que tout le monde a compris, c’est que les données sont LA nouvelle ressource économique de l’économie digitale. Et c’est là que l’infographie ci-jointe est bonne à illustrer quelque chose, même si le logo Google est un peu seul et qu’il devrait y en avoir des centaines, celui de Facebook notamment.