Carambar, simple pétage de plomb ou réel suicide relationnel ?

Mar 25 2013

C’est d’un oeil très distrait que j’ai observé “l’affaire Carambar” de la semaine dernière. Elle ne pouvait pas ne pas attirer mon attention, à l’instar de mon propos développé dans Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes, tellement elle ressemblait en apparence à un nouvel épisode de ces marques qui changent pour changer en attaquant leurs fondamentaux d’appartenance et qui suscitent une “révolte” de leurs clients. Simplement, c’était tellement “crétin” comme situation, que j’avais vraiment du mal à y croire. Et la “révolte” était d’ailleurs relative. On relevait surtout du scepticisme. Maintenant que l’on a assisté à la chute, il est temps d’autopsier.

A la base, il y avait donc un communiqué officiel et prémédité, pour nous indiquer que les blagues Carambar allaient devenir de vulgaires questions de culture générale.

C’était parfaitement ridicule. Tout personne sensée sait qu’il y a une blague inscrite dans l’emballage du bonbon, tout comme il y a un quizz crétin dans celui d’un Apéricube ou un cadeau dans un Kinder. Cela fait partie du produit, c’est même la signature “anti-contrefaçon” de la marque. Changer cela, c’était prendre le risque de devenir la copie de l’original que l’on était. Quand à se fendre d’un communiqué pour l’annoncer, c’était réellement suspect, surtout au motif de l’épuisement du “stock de blagues” car chacun sait qu’il est inépuisable. Par ailleurs, s’il s’était vraiment agit d’une décision de pure gestion, il n’y aurait eu aucun communiqué et à contrario, s’il y avait eu de la communication, il y aurait eu une vraie campagne. Or il n’y en avait pas vraiment et je veux bien que les médias soient très à l’écoute des réseaux sociaux, mais leur mobilisation immédiate sentait très fort de bonnes vieilles Relations-Presse. Au final, Carambar nous annonce que c’était une blague, sauf qu’elle ne fait pas rire tout le monde.

Si vous ne voyez pas le produit, c’est que c’est vous, disait l’autre. Ici c’est pareil. Tout ceux qui ont polinisé l’information pensaient en détenir une vraie. Sauf qu’ils étaient juste des instruments d’une opération de communication. Ils sont les dindons de la farce, ceux que Carambar a “fait marcher”. En cours de récréation de CP et plus encore à tous les âges de la vie, personne n’aime être un pigeon. C’est une posture déplaisante et dont je suis prêt à parier qu’elle suscitera de l’aigreur, chez les influenceurs de tout poil qui s’y sont laissés prendre, de même que dans les médias qui ont bien mordu à l’hameçon. Carambar nous explique qu’il fallait “raviver la flamme” et se déclare ravi des “preuves d’amour” qu’il a reçu en masse. Sauf que ceux qui les ont envoyé ont été tout simplement manipulés. N’est pas Marcel Beliveau qui veut et surtout pas qui ne l’était pas, mais je vais y revenir. En tout état de cause, ce soir, les médias n’ont clairement pas aimé, les influenceurs non plus, sauf les éternels pousse-message-sans-réfléchir de service. Sur Facebook, les commentaires des fans sont clairement partagés.

Nous sommes bien dans la plus parfaite acception du buzz et je suis d’accord avec Frédéric, ce n’est pas du marketing. C’est un coup totalement tactique, court-termiste, juste pour créer de la part de voix. Le buzz-(marketing) a son heure de gloire derrière lui et le clivage que suscite cette affaire en montre encore une fois les limites. La fin justifie-t’elle les moyens ? Non. Les dommage collatéraux, principalement relationnels ont-ils été anticipés ? Ça m’étonnerait. Cette chose n’est en tous les cas pas faite pour créer de la valeur. Il y aura certainement un impact positif sur les ventes à court terme, ne serait-ce que parce que des gens ont fait des stocks. Certains ont réellement cru que les Carambars avec blague allaient devenir collectors. C’est juste triste en fait.

L’enjeu marketing moderne est durable. Il réside dans la connexion, dans la valeur partagée entre une marque et son public. Toutes sortes de choses qui se construisent avec une stratégie et non-pas des coups. Une marque est une personne et elle s’incarne tout particulièrement dans son attitude vis-à-vis du monde qui l’entoure et donc par rapport à son public. Comme avec un individu, la cohérence de comportement compte presque plus que les mots. Si elle est entretenue sur la durée, cela crée de l’appartenance, de la confiance, de la reconnaissance, de la préférence.

Or, le fait est que Carambar a fait muter son personnage. Carambar est devenu quelqu’un d’autre que nous ne connaissions pas.

En effet, si on remonte la page fan, Carambar était un gentil gourmet, qui nous accompagnait dans la pause plaisir et autre idée recette sur le pouce. Un petit gars généreux des moments complices entre poteaux. Et la blague faisait bien partie du truc, mais c’était sans prétention, un simple sourire, une complicité. Bref, c’était mignon. Trop, faut-il croire…

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Puis vient le début de l’opération, avec une annonce qui tranche dans le ton et  l’attitude. La connivence disparaît pour des messages top-down et publicitaires.

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Enfin, un des posts qui annonce que “c’était une blague”, avec des commentaires partagés au niveau des fans.

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Donc, Carambar a transgressé. Je dirai même qu’il a muté. Ce n’est plus le bon copain d’avant, il est distant et il va falloir apprendre à s’en méfier.

Cela dit, vous noterez la différence sur les chiffres d’interactions. Sur le profil d’éditoralité initial, on est sur 2000 à 3000 interactions par posts, avec beaucoup de likes, des commentaires et quelques partages. Avec à peine 500 interactions, l’annonce de changement a laissé les fans de marbre. Sur les annonces de chute, à cette heure et en plein effet de buzz, les posts n’arrivent pas au niveau des recettes du bon copain d’avant. En terme d’engagement des fans, ça ne paraît pas avoir payé, et je ne vois pas pourquoi ça payerait d’ailleurs, vu le clivage créé.

 

En conclusion, Carambar a créé une tension artificielle et provisoire avec son public. Il a sciemment détruit son personnage et la relation qu’il avait installé avec son million et quelques de fans, notamment. Il a blessé les influenceurs et journalistes, déçu une bonne partie de ses fans. Il s’est accolé un bel attribut de valeur négatif car avec Carambar, je te roule dans la farine, c’est ça ?

Le jeu en valait-il la chandelle ? La part de voix générée va s’évaporer, laissant le souvenir du mensonge et de la transgression. Si le personnage d’avant revient, il devra reconstruire. Je ne crois pas une seconde à la persistance d’un personnage manipulateur sur la durée pour un produit aussi affectif et je suis donc très curieux de voir ce qui va ressortir durablement une fois le coup passé.

Comme vous l’avez compris, je désapprouve grandement ce genre de jeu d’apprenti sorcier. Il me semble que la page fan d’avant révélait un gros potentiel de développement. Les fans étaient réellement réactifs sur le fooding et il y avait certainement des choses à faire en ce domaine. Le marketing, ce n’est pas prendre son public à rebrousse-poil juste pour jouer, c’est interagir avec lui et déceler les opportunités pour le faire vibrer plus encore. Une relation ne se crée pas sur de la rupture.

 

[ Ceci est une tribune de Alexis Mons, publiée par ailleurs sur No Brain No Headache ]

The Spiral est nommé pour un EMMY award !

Mar 11 2013

Que pourrait-on ajouter n’ayant pas encore été dit à propos de ce projet inédit transeuropéen et transmédia ? The Spiral a déjà retenu l’attention de la presse internationale grâce à l’originale combinaison de suspens de série télé, de jeu en ligne (développé par Emakina) et d’événement physique.

Mais ce qui arrive est bien plus grand que tout ce à quoi nous nous attendions : effectivement, The Spiral est officiellement nommé aux International Digital Emmy Awards 2013 !

Aux côtés de trois autres candidats, The Spiral a été nominé dans la catégorie fiction. Les gagnants seront présentés avec leur Emmy Award lors de l’International Digital Emmy Awards, soirée d’ouverture du MIPTV le lundi 8 Avril, à Cannes.

Selon Bruce L. Paisner, président de l’International Academy of Television Arts & Sciences « Les candidats 2013 du Emmy Award présentent un aperçu global des productions digitales les plus créatives et performantes d’aujourd’hui ».

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*Traduit du post anglais, écrit par Dan Sobovitz pour Emakina.com

Le net veut changer le monde, mais il ne veut pas prendre le pouvoir

Feb 13 2013

La Suisse, ce n’est pas qu’un bon bol d’air en cette saison, c’est aussi LIFT à Genève et 3 jours pour explorer ce que l’avenir nous réserve.

Le ton était donné au lever de rideau, avec un speaker qui nous promettait de mettre le projecteur sur les zones sombres que personne ne veux vraiment regarder. Et la zone sombre en question a été atteinte !s la première journée. Elle s’appelle “RENCONTRE AVEC LE RÉEL”. Et le fait est qu’elle pique. Parmi quelques bons exemples de la faillite des processus de décision et de participation en amuse-bouche, Gudrun Pettursdottir est venu nous refaire la narration de l’Islande qui crowdsource sa constitution.

Je l’avais déjà entendu à Marseille il y a six mois, mais son propos était cette fois teinté d’amertume. L’histoire est belle, celle d’un peuple connecté qui fabrique sa constitution, sauf qu’à la fin il revient au parlement et à ses partis de finir le travail. Or, il ne le finissent pas. La constitution du peuple connecté est devenu un objet de joutes politiciennes et à deux semaines de la fin de la session parlementaire, tout concoure à penser que rien ne va se passer. Amertume etdéception. Faudra-t’il que les islandais reviennent faire des sit-ins devant leur parlement ? Ce n’est pas gagné. La réalité, ici les partis et leur jeu politicien ancestral, est plus forte que le peuple connecté et participatif. Cela m’a rappelé l’ascension de Désir d’Avenir en 2007. Un brillant édifice participatif et connecté lui aussi, qui porta Ségolène Royal comme candidate à la Présidentielle. Mais une construction qui ne fit en rien changer le parti socialiste. C’est ce dernier qui eut le dernier mot. Le terme “participatif” en fut presque tabou pendant quelques années en France !

Le net est encore jeune et insouciant. Il a pour lui la conviction qu’il change le monde et les exemples ne manquent pas. Au demeurant, cette conviction est peut-être aussi une forme d’aveuglement, de celles qui vous font croire que vous avez raison, que les autres ont tord, ou dépassés. Malheureusement, cela ne se passe pas comme cela. Le vieux monde peut résister et sa capacité de défense et de nuisance la société numérique la prend mal. Ainsi elle ne la gère pas et donc elle la subit.

Il faut lire ce billet d’InternetActu consacré aux déboires de Airbnb et Uber et qui pose la question de la réaction destructrice du vieux monde à toutes ces belles idées d’économie participative basées sur la désintermédiation. Je suis personnellement un très grand fan de tout cela et parfaitement convaincu de ce que cela a de positif et de moderne. L’intervention de Caroline Drucker sur Etsy, autre modèle du genre, était rempli de cette idée que l’internet change le monde, rend les hommes plus heureux, preuve à l’appui. Sauf que ça ne marche pas toujours ainsi. Les néo-artisans de Etsy ne gênent personne. Les néo-prestataires de tourisme de Airbnb dérange le tourisme institutionnel et professionnel,Uber fait froncer les sourcils des chauffeurs de taxis et le citoyen islandais est otage de ses partis politiques. Le net adore les ruptures. Tellement, qu’il a une forte tendance à penser que celles-ci gagnent d’elles-mêmes et s’affirment déconnectées de l’ancien monde, qu’elles sont irrépressibles.

Sauf que l’ancien monde a un réel pouvoir de nuisance, surtout si l’objet du service est tangible. Et à l’ère de l’internet des objets et de l’économie désintemédiée, c’est bien le cas ! Les chambres de Airbnb ou les voitures de Uber sont réelles. Ce ne sont pas des MP3 qui circulent et se consomment hors réalité physique. A un moment de la chaîne de valeur, il y a confusion de l’ancien et du moderne. A cet endroit, l’ancien n’a pas dit son dernier mot et peut se montrer méchant. Il défend son pouvoir.

Le net veut changer le monde, mais il ne veux pas prendre le pouvoir. Il espère que cela se passera en douceur et que la lumière qu’il représente s’impose d’elle-même. Olivier Reichenstein nous a éblouis en mettant en scène la Caverne de Platon, mais je me disais en l’écoutant que cette allégorie sonnait extrêmement juste en toute fin du festival. Si l’idée est, comme je le pense, que le monde a déjà changé et que la lumière est celle de la modernité, la caverne remplie de l’ancien monde n’est pas prête de l’accepter. Et ceux qui veulent l’y ramener y seront plus que certainement broyés.

Mon humble avis est que le digital doit être moins naïf et plus méchant. La disruption de marché demande de la volonté et notamment celle de vaincre. Le net doit apprendre à vouloir prendre le pouvoir et s’en donner les moyens.

La troisième journée de Lift a consacré quelques brillantes présentations, notamment celle sur Etsy, mais aussi Massimo Banzi, le co-CEO de Arduino. L’histoire de cette entreprises est plus belle encore que ses produits et de ce que les gens en font. Les artisans connectés au monde de Etsy voisinent avec les Makers de Arduino mais leur propos raisonne dans la crise morale du capitalisme quand ils répètent à l’envie qu’il ne s’agit pas de s’enrichir, mais de changer le monde ou de servir un entrepreunariat des valeurs et non du capital. Le net affiche des valeurs et j’en suis convaincu, j’ai fait un livre là-dessus. Le net veut changer le monde et c’est le crédo central de tout entrepreneur digital qui se respecte. Mais il n’y a là-dedans pas de volonté de puissance, de volonté de gagner vraiment.

La seconde journée de Lift a consacré un mot que nous allons devoir apprendre : “compromis”. C’était un des mots central de l’intervention de Dave Gray, quand il nous a parlé de business agile. C’est un mot qui suppose d’avoir une juste appréciation des risques et des rapports de force.

A ce mot, j’ajoute moi-même deux verbes : “transiger” et “composer”. Transiger avec soi-même, pour formuler des stratégies qui tiennent compte de la réalité et ne pas se bercer d’illusions. Composer, car il faut savoir le faire, parfois, pour arriver à ses fins.

C’était à mon sens une des leçons du propos de Justin Pickard, sur ce que nous faisons vraiment avec des imprimantes 3D. C’est rarement génial et design, c’est souvent moche et futile, mais c’est ainsi que cela se répand et gagnera. Il a aussi été question de se “salir les mains” à un moment donné.

Nos rêves restent brillants, mais ils n’en seront que plus lumineux si nous savons les délivrer. Et pour cela, il faut faire preuve de réalisme et savoir transiger etcomposer quand il le faut. Je pense profondément que le monde numérique doit encore apprendre beaucoup de cette nécessité.

Ce billet a été initialement publié sur FrenchWeb

Illustration (de l’auteur) : à Lift, une machine “home made”, qui imprime en continue les textes envoyé à une url donnée.

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Starbucks, une leçon d’appartenance et de tension

Jan 24 2013

J’ai adoré l’article du Times repris par Courrier International sous le titre Starbucks, ton café laisse un goût amer. Avec son humour très british, il en dit long sur la marque et il questionne autant la stratégie que le sujet de l’appartenance. Cela m’offre l’opportunité de développer cet aspect des choses et qui est l’objet d’un chapitre entier dans  Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes : Eloge de la tension.

starbucks mug

Je parle aussi de Starbucks dans le livre, pour rappeler qu’en 2011 la marque avait brillé par un de ces exemples de rébellion d’utilisateurs face aux changements de logos. Cela illustrait ce que j’appelle “la démocratie appliquée au changement de logo“, celui-ci n’étant qu’un point de cristallisation de l’appartenance qui, au-delà du corpus de valeurs partagées qu’il est sensé représenter, désigne le deal tacite qui relie une marque à ses clients. En l’espèce et pour rappel, la marque avait retiré la couronne de la sirène où figurait la mention faisant référence au café. Comme tout changement est un message, l’ire des fans de Starbucks avait trouvé en réponse que c’était parce que Starbucks allait vendre autre chose que du café et n’était donc plus simplement cela. La marque modifiait donc son positionnement et créait une tension avec ses clients sur leur appartenance. Restait à savoir comment celle-ci allait se reconfigurer ou pas. Il me semble que finalement, ce n’était pas simplement un problème de café, mais d’expérience des lieux et d’appartenance cohérente avec les valeurs profondes de la marque.

Il y a clairement la réponse dans ce que révèle l’article et je veux jeter sur la table deux autres épisodes révélateurs. D’une part “Starf**ks”, la révolte des britanniques manifestant devant les magasins de l’enseigne pour lui demander de cesser l’optimisation fiscale et réellement payer des impôts au Royaume-Uni (la marque s’est partiellement pliée à cette revendication). D’autre part la croustillante polémique sur l’installation de Starbucks Place du Tertre à Paris. A ce propos, je signale, toujours chez Courrier International (oui, je suis fan), un papier italien très pertinent sur l’affaire, avec cette question révélante “Quel mal peut faire un Starbucks, sinon souligner la métamorphose de ce coin de Montmartre en une succursale de Disneyland Paris ?”. Une question que je met en perspective du fait que les opposants les plus virulents ne sont pas les français mais … les touristes américains, qui y voient une rupture d’authenticité du lieu. C’est dire !

L’authenticité me semble un point d’analyse prépondérant dans le cas de Starbucks. La marque est parfaitement authentique aux USA où chacun sait que les Starbucks font totalement partie du paysage sinon de la culture urbaine américaine. En Europe, c’est très différent. Les déboires de la marque sont bien connus, au sens où elle a pris tardivement conscience que le café qu’elle incarnait était tout autre chose au plan culturel sous nos latitudes. Il ne s’agissait même pas d’une affaire de goût, mais d’expérience. C’est d’ailleurs ce que les touristes américains disent : dans un endroit qu’ils considèrent comme authentique, ils ne veulent pas d’authentique américain. ils veulent un café à la française. Ils veulent de l’art de vivre.

À lire Starbucks, ton café laisse un goût amer, l’art de vivre de Starbucks a pris un sale coup de vieux en Angleterre et cela fait s’interroger à notre rapport à la marque en France au regard du décalage que l’on ressent. Au demeurant, je suis d’accord sur le fait que Starbucks représentait une sorte de “luxe urbain”, un attribut de vie urbaine en tous les cas, il y a une dizaine d’années à Paris. Et je ne suis pas certain que ce soit encore le cas. Moi-même je ne vais plus dans les Starbucks depuis longtemps, et pas simplement parce que mon iPhone a tué l’intérêt du wifi gratuit. Je préfère l’authenticité d’un café parisien. Il est un fait que l’appartenance à cette marque s’est dégradée. Extrait : “La force de Starbucks réside dans le fait que chacun se sent en droit d’exploiter ce grand espace de chaîne internationale. Personne ne culpabilise de profiter d’un café comptant 20 366 adresses. Starbucks peut s’en remettre. Starbucks est un lieu dont on peut abuser”.

Comme je le développe dans Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes : Eloge de la tension, une marque ne s’appartient pas, elle appartient à ses clients, sauf à entrer en tensions avec eux. Mais la question posée, au fond, pour une marque globale comme Starbuck, réside dans le fait d’être soi-même ou de s’adapter au contexte. Je suis enclin à penser qu’à force d’adaptation au contexte local, ses clients l’ont asservie et qu’ils ne la reconnaissent plus. À la fin, ils ne la respectent plus. A force de vouloir suivre son public, on le perd. Rester soi-même, c’est se réaffirmer.

L’authenticité, ça s’entretien et surtout, ça se revisite. A ce titre et plutôt que de réfléchir hors sol et seul, J’indique dans le livre que les usages des clients sont une mine d’or d’évolutions possibles pour le développement d’une appartenance fructueuse, pour une évolution en résonance avec son public. Reste à faire les bons choix et à ne pas transiger sur les valeurs partagées qui fondent la marque.

Pour Starbucks, le temps me paraîtrait venu de créer de la tension, de provoquer une rupture. Paradoxalement, un retour aux fondamentaux en sera une. Non pas simplement de régler des problèmes de toilettes, de parquets usés et de changer le mobilier, mais en réinventant ce qu’elle était, cette sorte de luxe urbain que les consommateurs lui reconnaissait il y a dix ans, de se refonder sur les valeurs fondamentales. Reste à savoir ce qu’est le luxe urbain de nos jours, mais ça, c’est juste de l’exécution.

Une pilule pour faire prendre conscience des foules

Jan 10 2013

Depuis la sortie de mon livre “Communication et marketing à l’épreuve des foules intelligentes : Eloge de la tension“, j’ai reçu plusieurs remarques de lecteurs marqués par l’exemple de la “victoire” des parents d’enfants autistes. Cet éclairage appuyait mon propos sur la conscience de la foule et ce que cela implique. Ce qui a semble-t’il frappé le lecteur, c’est cette capacité de la foule anonyme à se mobiliser, à structurer des convictions sans plus faire de bruit que cela, et à atteindre ses buts brutalement, renversant les puissances établies, le corps médical et la psychanalyse en l’espèce. Je veux revenir là dessus car l’actualité m’en donne l’occasion, avec l’affaire des pilules contraceptives de 3e et 4e génération, qui procède de cette modernité là, et même un peu plus.

L’histoire des parents d’enfants autistes est révélatrice, mais elle a commencée à la fin du siècle dernier, dans les forums, une décennie avant Facebook, Twitter et autres environnements socionumériques de masse. Elle s’est par ailleurs révélée il y a certes moins d’un an, mais alors que les médias étaient encore dans la surprise de ce que ces environnements étaient capables de faire. Il me paraît que dans le cas que je vais développer ici, nous avons dépassé cette surprise et sommes entrés dans une étape encore plus consciente du phénomène.

 

J’ai moi-même comme tout le monde entendu des spécialistes nous expliquer que les risques de thrombose et d’AVC de ces pilules étaient connus depuis leur mise sur le marché, il y a des décennies. A cette époque, le web n’existait pas et nous étions dans une approche réellement collective des choses. Le bénéfice de ces nouvelles pilules avait donc été jugé parfaitement réel et le risque induit marginal. Tout cela procédait d’une logique industrielle et collective caractéristique du siècle dernier.

Comme pour les parents d’enfants autistes et comme pour à peu près tous les aspects de la santé, le net et plus particulièrement ses forums bruissent depuis des années de discussions, ou des patients et leurs proches se parlent et où quelques médecins se risques, tel Dominique Dupagne, dont je ne saurait recommander à tout lecteur du monde médical qui me lit son livre paru l’année dernière La revanche du rameur. Ces discussions forment une vibration continue qui entretien le fond de conviction de l’opinion sur les médicaments et les soins qu’on lui prodigue, ou sur ce que fait la Recherche médicale. En temps normal, ces vibrations ne se croisent pas dans la rue ni ne font la Une des médias, ni ne renversent d’elles-même les certitudes de l’establishment médical.

Ce qui manque, c’est d’abord un but et un leadership. Dans le monde pré-réseaux-sociaux des parents d’autistes, c’est par un circuit “classique” de lobbying que cela s’était passé. Le web avait servi de socle de mobilisation et de chambre de fabrication et de diffusion du discours. En 2012, point de cela, le net se suffit à lui-même.

L’affaire a explosé avec Marion Larat, une jeune femme victime de ces pilules, qui a littéralement pris le drapeau et initié un combat, donc donné un sens et positionné un leadership. Utilisant les modalités de mobilisation de son époque, notamment Facebook, elle a très rapidement raccroché le fond de vibration qui existait et déclenché un signal fort. C’est normal, elle incarne totalement son propre combat.

La nouveauté me paraît être la saisie de l’opportunité de cette histoire par Le Monde, qui a très rapidement fait de cette affaire un fil rouge, enchaînant les Une sur Marion, puis SophieLà-dessus, le monde médical ne semble pas comprendre ce qu’on lui reproche, le politique s’agite et les autorités ouvrent le parapluie des courriers d’alerte envoyés aux médecins qui ne semblent pas plus en tenir compte que cela puisqu’ils sont eux-mêmes surpris de ce qu’on leur demande.

Deux choses méritent d’être éclairées dans cette affaire.

  1. Basiquement, nous sommes face à une stricte exécution de la mécanique du buzz en France : une vibration de fond, un influenceur qui lance la charge et la mobilisation, un média qui s’en saisit et déclenche. Simplement, ce fut très rapide et très puissant, sans doute lié au fait que l’influenceur est lui-même victime et appuyé par une décision de justice que personne ne peut ignorer. Ainsi, tout cela était prévisible, puisque le risque était connu et que le public vibrait déjà sur ce sujet. Il n’est  pas fortuit que le Député Gérard Bapt, figure bien connue des problématiques de santé, ait saisi la Commission des Affaires de Santé publique pour s’inquiéter que ce soient les médias qui sonnent l’alerte et pas les autorités médicales. Ce n’est une question de sonner l’alerte, mais de susciter l’attention. Un courrier ne suffit pas. Mais surtout, la simple écoute du fond du web suffisait à se dire qu’il y avait un problème. Cette affaire, aussi forte soit-elle n’est qu’un cas d’application de la société en réseau actuelle. Des potentiels comme cela, le web est en plein. Ils n’attendent que leur Marion !
  2. Sur le fond, je crois que l’on est surtout en face d’un choc de civilisation. J’ai passé du temps à lire mais aussi à écouter les mots sortant de la bouche des institutions et des médecins. Le problème vécu par ces femmes n’était pas inconnu, ni même ignoré, mais il procédait toujours de cette logique industrielle et collective qui prévalait à l’époque du lancement de ces pilules. Cette logique ne peut pas comprendre qu’il soit mis sur la sellette par quelques cas individuels alors même qu’il considérait parfaitement l’existence de ces cas-là. Sauf qu’il en est autrement dans une société d’individus en réseaux qui n’est plus celle de masses. Ce que nous observons, c’est de l’archaïsme, de la non-prise en compte du monde qui a changé, de la société qui a changé. Parler de risque statistique est inadapté à une foule de gens parfaitement identifiable et qui propulsent des histoires incarnées, avec l’appui de médias qui ont enfin compris que c’était de l’or en barre tout autant que des luttes qui les légitimaient eux aussi.

Dans cette compréhension systématique des choses, la prise d’initiative du politique montre simplement qu’il est plus sensible et en compréhension de la nature des choses. Les réseaux, c’est aussi un révélateur d’opinion, ce qu’il a bien compris. Le poids de la foule en réseau est devenu important face aux lobbys traditionnels, surtout ceux qui n’ont pas tenu compte du changement. Des tweets sont passés par là, mais aussi des précédents, comme sur l’autisme.

Il est révélateur de voir les critiques faites au ministère de la santé sur le fait qu’il cède à la médiatisation. Ce n’est pas une question de céder, car le faits sont là. Le point de bascule a été atteint. Ces pilules ne sont plus ce qu’elles étaient et ne le seront plus jamais car l’étape suivante sera politique et judiciaire.

Les gens ont conscience de ce qu’ils peuvent faire avec les réseaux et la foule a conscience de sa capacité à renverser des montagnes. En plus de cela, je crois que les médias ont maintenant parfaitement compris que la foule est pleine de dossiers en puissance et que les réseaux sont un magnifique allié pour se retrouver avec le public, se reconnecter à la société, ce qui est la base de sa résurrection économique à l’ère de l’économie numérique. Faisant cela, ils appliquent la théorie des tensions que je développe dans mon ouvrage, faisant résonance avec une vibration existante dans le public. Cela relève pratiquement d’une dynamique de coalition entre médias de masse et masses de médias.

Reste à nos institutions publiques et au “système” à méditer que ce n’est ici qu’un épisode qui en appelle bien d’autres et qu’il lui est temps, à son tour, de changer car, je le répète, le monde ne change pas, il a DÉJÀ changé. Et la machine à remonter dans le temps n’existe pas.

Le 1er baromètre de la qualité web des sites touristiques

Nov 22 2012

Et si la Qualité des sites web faisait l’objet du même niveau d’attention que celui porté à l’accueil ou aux conditions de séjour dans l’hôtellerie ? Convaincus de l’importance de bien piloter la qualité de ses services en ligne, Emakina et Temesis, qui sont partenaires depuis 2005 sur ce sujet, ont réalisé le premier Baromètre de la Qualité web des sites de Tourisme.

Concrètement, en octobre 2012, ils ont passé 35 sites de référence de l’e-tourisme français (voir en pied d’article) au crible de 112 critères automatiques proposés dans l’outil Opquast Reporting. Comme dans le bâtiment, l’enjeu est de se conformer à des standards, des normes ou des bonnes pratiques. Chacun connaît le W3C ou le RGAA mais l’utilisateur a bien d’autres exigences et besoins au titre de l’ergonomie de la rapidité de chargement ou du référencement naturel.


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Eloge de la tension : le marketing et la communication à l’épreuve des foules intelligentes

Nov 8 2012

Pour tout blogueur se pose la question de se transformer en auteur un jour. De passer de la chronique au livre. J’avoue pour ma part avoir eu cet horizon en tête depuis longtemps, mais il a fallu l’amicale pression de FYP pour franchir le pas. Et je suis content qu’ils m’aient convaincu de le faire avec eux.

Sort donc ce jour en librairie, Eloge de la tension : le marketing et la communication à l’épreuve des foules intelligentes. Un essai qui consolide deux années de réflexions, mais aussi d’expérimentations concrètes menées sur le terrain.

Le point de départ est en mai 2008 sur ce même blog, quand je titrais L’après web 2, ce n’est pas le web 3, c’est changer le monde. Quatre ans plus tard, le monde a changé et continue à évoluer à très haute vitesse, dans un contexte de masses connectées et d’innovation permanentes. A travers “foules intelligentes”, le titre en rappelle à Howard Rheingold et son si  précieux Smart Mobs. Je tache en effet de répondre à la question qu’il a laissé en suspend en 2002, celle de savoir si la technologie rendrait les foules émergentes d’alors conscientes et intelligentes, ou asservies et manipulées. Comme toujours, la réponse est en nuance de gris. La foule a conscience d’elle-même. Elle a fait la révolution aux quatre coins de la planète et sait devenir une force mobilisée quand elle le veut bien. Mais elle tolère que l’on joue avec elle, pour peu de ne pas transgresser ses fondamentaux. Voilà la conviction préliminaire que je retire. Reste alors à savoir comment se positionner face à cela, à tenir compte du cadre de compétition de marché et d’innovation permanent, à mesurer les marges de manoeuvre et plus que tout la posture et la stratégie. En 100 pages, j’espère donc vous donner quelques clés et partager avec vous ce que j’ai eu l’occasion de tester et d’évaluer. C’est une affaire de mindset, mais aussi d’aspects très concrets en termes de driving stratégiques.

L’on dit qu’écrire est une souffrance et je concède que c’est un exercice douloureux. C’est dur de démarrer et après quelques heures d’écriture, il y a de l’épuisement. Au demeurant, cela reste un essai et j’en tire donc beaucoup d’humilité et d’admiration pour les auteurs. J’y gagne aussi une envie renouvelée de poster ici, notamment sur les discussions et échanges que j’ai déjà à la suite de cette publication.

En pratique, le livre est disponible en librairie on et off line . Il sera en ebook dans quelques semaines également.

Je serai à la Foire du Livre de Brive demain et samedi matin. En régional de l’étape, je n’y avait jamais mis les pieds ! et c’est étrange de devoir le faire ainsi. J’espère y croiser certains d’entre vous.

Pour les parisiens et ceux sur Paris mardi soir prochain, je serai à l’ISG Paris, partenaire de la collection.

Et pour finir un grand merci à tous, car vos commentaires et réactions sur les “coups de pelle” dont je vous gratifie ici depuis 2004, sont aussi et surtout la source de cet ouvrage.

 

Usages sur mobile : Apple loin devant, Android loin derrière

Oct 18 2012

La vérité est dans les usages. Toujours. Lorsque nos amis et client de Goomeo, leader français du mobile en événementiel, m’ont parlé d’une prochaine infographie basée sur les données d’usages des événements qu’ils motorisent, cela m’a beaucoup intéressé. Le résultat mérite bien un petit billet.

Apple 70%, devant Blackberry et Android à seulement 8%, voilà qui fera réfléchir ceux qui se contentent de regarder la part de marché des devices. Avoir un téléphone en poche ne détermine pas le même niveau d’usages.

Ces chiffres sont différents de ceux de OurMobilePlanet ou de Google lui-même. La raison en est qu’ils sont basés sur une situation réelle d’usage (l’événementiel) et non pas sur du trafic et une globalité d’utilisation. Ils répondent à la question de savoir ce que font les gens qui activent réellement leurs cerveaux et qui pensent mobile, le sortent de leur poche et s’en servent. Ils répondent surtout, pour nos amis annonceurs, à la question de savoir ce que font les gens pour lesquels a été réalisé une application. Basés sur un panel de 200 000 utilisateurs français, pratiquant de plus de 80 événements grand public et professionnels, ils ont une base d’analyse solide et réelle.

Il ne faut néanmoins pas être surpris de ces chiffres. Ils corroborent d’autres études, comme celle de Piper Jaffray qui indiquait que 80% des applications étaient pour Apple. A l’heure où il n’y aura bientôt plus que des smartphones et où l’équipement de ce genre de téléphone sera subit plus que choisit, tout se passe comme si Android était l’OS de Madame Michu, qui se serait parfaitement contenté d’un bon vieux téléphone classique. La réalité est que les utilisateurs d’Android semblent se contenter des applis pré-installées. Pour l’instant, c’est une victoire à la Pyrrhus pour Google. Cela peut changer, mais la transformation de la masse des utilisateurs en  power-users demandera bien plus que d’avoir un magasin d’application et de motoriser des smartphones.

L’autre information utile à os amis annonceurs, c’est que 88% des apps sont conservées sur le téléphone. Le mobile c’est aussi un canal de fidélisation et de push (85% de taux d’acceptation !), mais je n’apprend normalement rien  à personne …

Pour finir, on savourera la présence de 31% d’iPad dans la part Apple. Vous et moi avons certainement remarqué ces gens qui se baladent avec leur iPad, prennent des photos et s’en servent en mobilité réelle. C’est une vraie information !

Amis Martiens, ceci est un message de paix !

Sep 14 2012

Chers habitants de la planète Mars,

Nous étions aussi surpris que vous lorsque nous avons découvert notre marque sur le Curiosity rover de la NASA. Après avoir été reconnus comme une icône de la pop internationale, quoi de plus logique pour Emakina que de représenter l’humanité auprès des extra-terrestres.

Quoi qu’il en soit, nous aimerions profiter de cette occasion pour remercier la NASA de nous avoir inclus dans cette mission historique sur Mars. Quant à vous, chers Martiens, s’il s’avère que le climat de votre planète devient trop rude et si vous vous sentez l’âme de digital natifs (comme nous) alors découvrez nos offres d’emploi sur le site Emakina.

Emakina est un employeur qui prône l’égalité des chances et ne fait aucune discrimination d’espèces ou de planète d’origine.

*Traduit du post anglais, écrit par Dan Sobovitz pour Emakina.com

Ne vous emmêlez plus les pinceaux avec le Médiateur européen !

Sep 12 2012

Le Médiateur européen a un rôle essentiel pour tous les citoyens de l’Union Européenne et pour toute entité qui désire former un recours contre une institution de l’UE. Son rôle, cependant, n’est pas toujours connu par ces mêmes citoyens… Pour y pallier, un nouveau clip, réalisé par Emakina a été lancé hier et illustre ce message de façon légère et divertissante.

Il n’est pas toujours facile de communiquer sur le rôle d’une institution, d’autant plus que ce dernier est complexe ! Emakina a donc fait le choix de proposer  trois concepts différents très détaillés pour le Médiateur européen. Le gagnant (illustré ci-dessous) interprète littéralement le sentiment d’être «emmêlé» dans la bureaucratie européenne…

Sorti hier, le produit final est diffusé dans tous les États membres de l’UE et traduit dans 22 langues différentes. A court terme l’objectif est de s’orienter massivement vers une stratégie sur les médias sociaux, la qualité du clip permettra également une diffusion TV. Preuve en est, les opportunités de diffusion à travers l’Europe ont déjà été explorées alors ne soyez pas surpris si vous revoyez ces images sur votre grand écran :

Emakina.EU a donc eu le plaisir  de produire le premier clip du Médiateur européen de ce genre. Un plaisir largement partagé par le client qui s’est vivement félicité tant pour le rendu final qu’à tous les niveaux de l’organisation de la campagne. Pour reprendre les mots de Benjamin Hagard directeur du service Communication du Médiateur européen,  : «… le médiateur lui-même, ainsi que toute son équipe, sont très satisfaits du résultat… de la créativité [Emakina] et du dynamisme mis en œuvre tout au long de ce projet”.

*Traduit du post anglais, écrit par Dan Sobovitz pour Emakina.com

Manuel Diaz, président d’Emakina.FR, l’un des 50 hommes qui font la France de demain

Aug 31 2012

Pour la rentrée 2012, le mensuel de référence de monsieur : L’Optimum publie son classement des “50 hommes qui font la France de demain” parmi lequel, Manuel Diaz, président d’Emakina.FR figure en excellente position, à la onzième place.

C’est donc entre les pages mode, high-tech, cinéma, musique et sport que le magazine a choisi de récompenser cinquante personnalités créatives et prometteuses. Sélectionnés sur des critères d’excellence autant que sur leur potentiel, les lauréats sont présentés comme la génération incontournable sur laquelle il faudra miser sans aucun doute.

Du côté d’Emakina.FR, c’est avec une immense joie que nous accueillons ce classement prestigieux, placé juste derrière Gabriel Naouri, Directeur Inovation Casino et Gildas Loaëc, créateur et fondateur de Maison Kitsuné. Après avoir été surnommé en décembre dernier “le Séguéla du numérique” par le Figaro, Manuel est désormais plus que jamais l’homme du “Net 2.0″ selon L’Optimum. Une position qui récompense le parcours de ce serial entrepreneur qui, dès l’âge de 18 ans, fondait l’agence Reflect, aujourd’hui devenue Emakina.FR.

 

Une heureuse nouvelle pour toute l’agence et le groupe Emakina, félicitations boss, le n°11 c’est celui des meilleurs buteurs. Plus que jamais, Emakina.FR est l’agence digitale qui vit dans le futur, et comprend les problématiques des annonceurs.

Le robot CE-E révèle ses talents pour la Commission Européenne et devient une star de la chanson !

Aug 7 2012

Vous saviez que l’on pouvait compter sur lui pour la certification des jouets, mais saviez-vous qu’il pouvait également chanter ?

En février dernier, Emakina / Motion réalisait un clip viral sur la sécurité des jouets pour la Direction Générale des Entreprises et de l’Industrie (DG ENTR) de la Commission Européenne. Une vidéo rapidement couronnée de succès grâce, entre autres, au caractère original du 3D porté par la star nouvellement créée : le robot CE-E. Ce dernier est un petit héros passant ses nuits dans les magasins de jouets à vérifier la bonne qualité de ses compères les jouets (en particulier la Barbie…) afin de s’assurer qu’ils ne représentent aucun danger à l’utilisation. En fait, CE-E a été conçu pour sensibiliser le grand public européen à la certification des jouets (marquage CE) en vérifiant qu’ils soient sûrs et parfaitement conformes aux normes établies.

Puisque nous sommes tous devenus fans du petit CE-E, nous avons été ravis lorsque la Commission Européenne nous a demandé de produire un nouveau clip dans lequel le robot révèle ses talents de chanteur… !
L’un des principaux défis était de cibler à la fois les enfants et leurs parents. Pour cela, nous avons investi dans de belles animations 3D s’appuyant sur des paroles pleines d’esprit et une mélodie originale et entraînante. Déjà produite en anglais, français et espagnol la vidéo sera bientôt adaptée en italien, polonais et allemand.

 

Nous avons alors tenté d’en savoir plus sur CE-E et sa nouvelle célébrité et avons reçu la déclaration suivante de son agent : “je tiens à remercier tous mes fans à travers l’Europe pour leur amour et leur soutien. Même si mes nouvelles activités de chant et de danse m’occupent beaucoup, je veux rassurer les enfants et les parents que je suis toujours dédié au test de jouets. Malgré ma nouvelle notoriété, je reste le même robot. Je me suis seulement installé sur une étagère plus chic et j’ai pu payer à Barbie la maison de poupée de ses rêves.

 

*Traduit du post anglais, écrit par Dan Sobovitz pour le blog Emakina.com

La nouvelle génération d’humoristes : point de départ d’une analyse sociologique de la créativité en agence de publicité

Aug 1 2012

A première vue, le lien entre la créativité des publicitaires et la nouvelle génération d’humoristes n’est pas forcément évidente. Mais si vous lisez ce billet jusqu’à la dernière ligne, vous vous rendrez certainement compte, qu’en plus d’être évident, ce lien cache une vérité criante. Car derrière cette nouvelle scène de e-comiques lancée par Norman fait des vidéos, Cyprien, Hugo Tout Seul, Mister V et consorts, on pourrait bien voir se dessiner une mort inévitable mais prévisible des agences de publicité traditionnelles.

Alors non, ce ne sera pas encore un article sur cette nouvelle génération d’humoristes french touch si talentueuse. Nous mettrons plutôt en perspective l’intelligence qu’ils ont eu en s’appropriant mieux que quiconque les nouveaux canaux de diffusion au point d’être adulés par tout une communauté. Que dis-je, par toute une tribu !

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La 4e Journée Européenne de la Sécurité Routière se la joue street art avec Emakina.

Jul 26 2012

Comment faire d’un thème si vaste que la sécurité routière, un clip concis, tout en sensibilisant le grand public de l’Union Européenne ? C’est le challenge qu’Emakina a relevé à la demande de la Commission Européenne. Pour cela nous avons décidé d’illustrer les dangers de la route en utilisant des visuels forts (interculturels et compréhensibles de tous), plutôt que d’utiliser le “bon vieux” ton institutionnel. La clé a donc été dans la combinaison d’images filmées et de diverses animations 2D : art du graffiti, trompe-l’œil, et autres illusions d’optique. Pour sublimer ces visuels, une bande musicale originale a été spécialement composée pour donner à la vidéo un rythme dynamique et marquant. Le résultat, c’est une vidéo d’1″20′ à la fois esthétique et virale qui incite à la réflexion.

La vidéo a été officiellement lancée aujourd’hui, à la 4e Journée Européenne de Sécurité Routière, qui a lieu dans la capitale chypriote. Cette production a été le fruit d’une relation de travail de longue date entre Emakina.EU et la Commission européenne, Direction générale de la Mobilité et des Transports (DG MOVE).

Journée de shooting à Vilvoorde, Belgique.

Traduit du post anglais, écrit par Dan Sobovitz pour le blog Emakina.com

David Guetta can only imagine… Emakina !

Jul 23 2012

Au fond, nous avons toujours su que nous étions l’une des agences les plus cool ! Nous nous en souvenons à chaque fois que nous nous asseyons dans l’une de nos hyper-créatives salles de réunion, quand nous apprenons que nous venons juste de remporter un nouvel award, ou quand notre direction est (à nouveau) récompensée pour son influence déterminante.

Ce que nous n’attendions pas en revanche, c’est que notre marque devienne une icône pop internationale ! 

Le Dj Français, David Guetta, semble avoir été si profondément impressionné par notre logo qu’il a simplement décidé d’en faire le visuel phare de son nouveau vidéo clip …

YouTube Preview Image
PS : David, félicitations pour la nouvelle chanson. Et si nous pouvons nous le permettre, Emakina te va à ravir…:)

*Traduit du post en anglais, écrit par Dan Sobovitz pour le blog Emakina.com