Emakina remporte 6 Communicator Awards

Oct 24 2011

Emakina va pouvoir placer 6 nouvelles statuettes  dans son palmarès des trophées internationaux!

L’agence vient de remporter 6 Communicator Awards, 5 “Awards of Excellence” et un “Award of Distinction” décernés par l’Académie Internationale des Arts Visuels. Cette prestigieuse institution basée à New York a récompensé les campagnes et les productions vidéo réalisées par Emakina.

 

Yunomi, la plateforme communautaire d’Unilever dédiée aux femmes, reçoit l’or. L’agence reçoit 2 Gold awards pour Schweppes (“Perfect Serve” pour la video et dans la catégorie “Rebranding”).  M.O.N.A, Museum Of Neverending Art  reçoit également l’or pour cette oeuvre aux 50 000 contributions réalisées par les internautes lors du lancement d’Internet Explorer 9 de Microsoft, tout comme le nouveau site de Close the Gap dans la catégorie ONG. Le site mon hémophilie (Baxter) quand à lui reçoit l’argent dans la catégorie Santé.

Fondés il y a 18 ans, les Communicator Awards récompensent les les meilleures idées internationales dans le domaine du marketing et de la communication. Chaque année c’est plus de 6000 campagnes qui sont passées au crible, ce qui en fait l’une des plus grandes distinctions de ce genre dans le monde. Le jury des Communicator Awards est composé de professionnels reconnus de la communication, la publicité, de la création et du marketing.

 


 

Calculez votre âge digital

Aug 20 2010

En quelle année êtes vous né sur le web ? Découvrez les usages de l’époque et retracez l’histoire des services web. Dites moi quel est votre âge digital en commentaire !

MBA Online
Via: MBA Online

Greenpeace vs Nestlé, un résumé en graphiques un mois après…

Apr 19 2010

Retour sur l’offensive de Greenpeace contre Nestlé, accusé de précipiter la disparition de la forêt tropicale et de l’orang-outang-symbole par l’utilisation d’huile de palme entre autres dans ses barres Kit Kat. Le déroulement de l’opération a été amplement décrit et analysé (voir en particulier Fabrice Epelboin sur Readwriteweb). Que reste t-il de cette affaire un mois après son déclenchement ?

Tout d’abord un modèle d’offensive en « total digital » : détournement de logo + clip viral + kit de campagne numérique + Twitter + Facebook. L’activité autour de Nestlé a fortement cru à partir du 17 mars, date du lancement de la campagne Greenpeace. (voir les graphiques sur le billet d’Epelboin).

Comment la bataille s’est-elle étendue au delà des réseaux précités ? Une requête sur Google Tendances montre bien la chronologie. Dès le premier jour ,le nombre de requêtes Nestlé + greenpeace sur Google explose, que ce soit le fait de militants soucieux de connaître l’impact sur le net de l’offensive ou de curieux désireux de s’informer, peut-être alertés par la densité des résultats de requêtes sur Google, onglet Nouveautés.

Google Tendances :  mots-clés Nestlé+Greenpeace

Google Tendances : mots-clés Nestlé+Greenpeace

Deux jours après, on observe l’explosion des requêtes Nestlé+Facebook et Nestlé+Kit Kat, ce qui correspond effectivement à une recherche d’infos après une première réponse agressive de Nestlé qui a déclenché l’offensive des internautes sur sa page Facebook. L’affrontement sur les médias sociaux nourrit l’intérêt des internautes sur le web en général, et réciproquement certainement.

Google Tendances :  Nestlé+facebook

Google Tendances : Nestlé+facebook

Google Tendances : Nestlé+Kit Kat

Google Tendances : Nestlé+Kit Kat

Comment les médias numériques ont-ils réagi ? Une requête sur Wikio Trends montre bien un pic remarquable de news dès le 18 mars, ce qui montre l’extension rapide du terrain de communication au delà des médias sociaux. A noter que les deux pics précédents concernent des nouvelles stratégiques ou financières pour Nestlé.

Wikio Trends

Wikio Trends

Enfin, comment les médias traditionnels ont-ils pris l’affaire en compte ? Il faut bien dire qu’il n’y a pas eu autant de bruit que sur le net et il se sont tenus en marge de la bagarre. Quelques échos, quelques brèves, un très court billet dans le bruit du net sur France info par exemple. Si l’on parle de la presse dite de référence, elle a plutôt retenu la conclusion de l’affaire qui sonne comme plutôt positive pour Nestlé puisqu’on insiste surtout sur sa conversion à l’huile de palme durable (titre de l’article du monde).

Quels effets sur la réputation de Nestlé ? Les graphiques proposés par Fabrice Epelboin montrent l’accroissement des sentimentss négatifs. Celui de Sysomos confirme l’impact, sans doute passager, de la campagne de Greenpeace sur l’e-réputation de la marque.

Sysomos Map

Sysomos Map

On a parlé de l’effet sur le cours de bourse de Nestlé. Pas évident pour qui n’est pas analyste…le cours a effectivement baissé les 17 et 19 mars, il est difficile de mesurer l’impact de l’offensive par rapport aux autres facteurs, l’action ayant évolué les jours suivants sans corrélations manifestes avec l’affaire.

Les Echos

Les Echos

A l’heure du bilan, et pour ne pas connaître les objectifs des uns et de autres, il est difficile de savoir si leurs objectifs respectifs ont été atteints et dans quelle mesure. Il est cependant un fait que Nestlé a manifestement sous-estimé, mal-utilisé et mal-traité les réseaux, particulièrement sa page Facebook, ce qui l’a d’ailleurs conduit à s’excuser. Twitter, les réseaux sociaux, les blogs et les médias numériques se sont mutuellement renforcés pour créer le buzz que nous avons connu et qui ont placé Nestlé en situation de crise. Défait sur le terrain des médias sociaux, ses réponses ont été conçues « à l’ancienne » si l’on peut dire, sous forme d’injonctions (malheureuses), d’une page questions/réponses sur le site corporate et sous forme de communiqués. Très succintement, je retiens le modèle d’offensive digitale et ses résultats :
- une confirmation : On ne détourne pas l’esprit d’un réseau social à son profit. La tentative de censure du clip par Nestlé , ainsi que ses réponses agressives des premiers jours n’ont fait que déchaîner les internautes et amplifier le buzz. Tout kayakiste (souvenir de jeunesse) vous dira qu’on entre dans un torrent dans le sens du courant, c’est la qualité du coup de pagaie qui fait la différence.
- Nestlé change de fournisseur d’huile de palme. Il se paye même le luxe d’appeler à un memorandum sur la déforestation. La suite, moins numérique,…ici.

Buzzshit et autres vapeurs…

Mar 23 2010

Je commence à en avoir sérieusement assez avec le baratin que l’on lit ou entend à longueur de temps sur le buzz, les RP 2.0 et qu’il suffit d’aller chercher des blogueurs, et maintenant des twiterers, qui docilement relayeront le message à leur audience passive, là où leur cerveau est disponible.

Il n’y a aucune efficacité et modernité véritables là-dedans.

Nous ne sommes plus à l’ère de l’interruption, en signal alternatif, nous sommes en courant continu. L’enjeu n’est pas de balancer des impulsions, d’agresser tout le monde en jetant des pierres dans la marre en se croyant le plus malin parce qu’on fait le plus gros plouf. Les poissons foutent le camp dans ces conditions. Les gens veulent une relation saine et durable. Aurait-on oublié que la confiance est aussi une valeur clé, et que la confronter à du risque sous prétexte de faire marrer ou peur, c’est quand même du risque. Les accidents de manquent pas. Combien de réussites pour combien d’accidents ?

Nous sommes à l’ère de l’engagement, où le but est surtout de se connecter aux gens et de les rendre acteurs et non plus que ce soit la marque qui le soit uniquement. La transformation fondamentale est de passer d’une logique de campagnes à un solide territoire d’engagement. Un environnement pour cultiver le contact à la clientèle, pas un champ de tir. D’ailleurs si on pouvait arrêter d’appeler les clients des annonceurs, ça serait un signe de la compréhension de notre monde actuel.

Alors, cela oblige à avoir une véritable stratégie, des produits qui tiennent la route et dont on connait les vertus et les failles tels que ceux qui achètent les conçoivent. C’est plus compliqué que de faire du buzzshit, qui n’est souvent qu’un bon vieux stratagème pour faire prendre des vessies pour des lanternes.

Comme nous l’avons dit au travers de notre livre blanc sur l’attention marketing, il ne suffit pas d’émettre des messages, c’est l’attention qui compte et l’engagement qui en découle. De l’engagement qui n’a rien à voir avec le nombre de fans dans une page Facebook. De l’engagement qui se traduit par de la production de matière, de la valeur. Les consommateurs ne sont pas des morceaux qu’on empile et qu’on regarde pour se dire qu’on en a plein. S’ils ne sont pas actifs, c’est qu’ils sont partis ailleurs.

Un consommateur engagé, ça se cultive, ça s’entretien, ça se chouchoute. C’est un travail moins glorifiant que de s’en payer une tranche avec une vidéo débile, mais c’est du travail de fond qui structure de la relation durable et pérenne. Le genre de chose qui se retrouve dans de vrais indicateurs business réguliers. Le genre de chose qui aide vraiment la marque à intégrer le consommateur et à devenir cette marque conversationnelle dont tout le monde parle sans comprendre que ça ne se fait pas en faisant des claquettes.

Si on agit qu’en surface, on ne fait pas grandir les marques, on ne les aide pas à gagner l’avantage concurrentiel vital qu’elles doivent acquérir à l’ère de l’économie de l’attention. La route est longue et les problèmes s’appellent changement, gouvernance, pilotage, modèle, métriques, ROI.

Hannibal avait de beaux éléphants et était le champion de la tactique, mais il n’est pas allé bien loin …

Et pendant ce temps … des blogs

Nov 26 2009

A chaque fois que je dois parler de participatif, j’aimerai bien enlever le buzzword web 2.0, mort selon moi en 2007. J’aimais bien parler de web social, ou web participatif en bon français, mais les mots valises ont la vie dure et les vrais gens ne comprennent pas. Web 2.0 pas vraiment non plus, mais suffisamment pour que ça désigne un domaine et qu’on se comprenne. Donc, demain, je vais parler de web 2.0, alors que je maintien que ce terme ne veut plus rien dire et qu’on est passé à autre chose, en attendant le web².
Pour moi, le Web 2.0 caractérise cette période bien particulière, de 2004 à 2007 sous nos latitudes, des blogs rois, avant que les réseaux sociaux et le microbloguing n’emportent tout ça dans une vague de démocratisation supplémentaire. Mais, dans le fonds, est-ce bien simplement une extension du domaine de la participation, juste le fait que de nouveaux terrains de jeux, moins impliquants et plus abordables que l’exigence éditoriale du bloguing, ne permette d’envisager un outillage socionumérique généralisé (dans les faits, 40% de la population, ce qui est au demeurant énorme) ?
Le bloguing est toujours bien présent et il se porte très bien, merci pour lui. Dans le baromètre de l’attention marketing, il représente 25% du poids d’attention-rate mesuré, à l’égal des médias (dits) de masse. Dans les faits, les blogs ont un rôle tout à fait clair du fonctionnement de la sphère informationnelle. Ils proposent, grace à un positionnement de niche installé et à la connectivité sociale, une articulation d’avec le web social profond dans l’émergence, où la résonance des sujets.
Car les blogs ont changés. Jean Véronis a montré, au début de ce mois, que le paysage des blogs français était nettement plus diversifié qu’au départ. La geekerie appartient au passée (à la glorieuse époque du web 2), au profit du militantisme et surtout de blogs “de loisirs”, disons thématiques, avec pleins de blogueuses dedans.
Mais la mutation est plus profonde, comme en témoigne le passionnant billet de Marshall Kirkpatrick, repris par Fabrice Epelboin. On y voit confirmé l’affirmation durable du blog comme support média de niche, avec un lectorat engagé. Un support qui profite paradoxalement de l’émiettement de la discussion. J’ai moi-même plus de twitts ou de commentaires (notamment sur Facebook) ailleurs que sur mes billets. Le fil de commentaire ne veux plus dire grand chose. Par contre, les points de contacts et les sources démultiplient le lectorat. La durée de vie d’un billet est bien plus longue qu’avant. Il en est même qui se payent plusieurs jeunesses.
Les blogs ne font plus vraiment parler d’eux, mais ils forment pour autant un vrai vivier médiatique et participatif, beaucoup plus diversifié dans les thèmes et les réseaux qu’il y a encore 3 ans. Il est loin le temps du web 2 et de la blogeoisie, et c’est tant mieux !