Sep 11 2008
C’est vraiment devenu un marronnier. Comme chaque année à la même époque, on se lève et on applaudit bien fort la performance de l’e-commerce français. Un bon p’tit gars qui tient ses promesse : +30%, 10Md€, 21 millions de clients, +48% de marchands en plus. Alors que le mot “récession” envahi l’espace, preuve en est qu’il n’y a pas de fatalité à la croissance du business pour peu d’activer les bons canaux.
Avec des jeunes, des vieux, des pauvres et des riches, l’e-commerce français n’est plus réservé à une classe, on y trouve tout le monde et en masse. Creuser un peu les secteurs qui marche permet aussi d’arrêter de penser qu’on y vend surtout des bouquins ou des voyages. Plus de 40% achats portent sur l’habillement, les meubles, les jouets, l’électro-ménager. L’alimentaire ne pèse que 6% des achats en ligne. Personne n’a vraiment trouvé comment attaquer ce sujet en France.
Et puis, il y a toujours la stat que j’aime bien rappeler lorsque j’intervient face à des marchands : 20% des cyberachats sont fait sur des services étrangers. l’e-commerce, il n’est pas cloisonné dans les frontières, il faut raisonner autrement qu’en terme de marché hexagonal.

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Aug 12 2008
On attend toujours le plan de Monsieur Besson, dans un contexte toujours très tendu par la fameuse loi “création et internet”, mais en attendant, il y a d’autres textes qui passent et qui, dans la torpeur estivale, ne suscitent que peu d’écho. Ainsi, la Loi sur la Modernisation de l’Economie, promulguée le 5 août dernier et qui mérite une lecture attentive.
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Jul 22 2008
Une décennie après qu’Amazon eu mis des commentaires en pied de ses fiches produit, il y en a encore beaucoup qui s’interrogent sur la pertinence de cette fonction et qui y voit une porte d’entrée à du risque plutôt qu’à un bénéfice business. Leur problème, c’est qu’ils ont un train de retard, car le cyberconsommateur mature (40% des français ndr) en fait son miel et forme son jugement depuis un bon moment maintenant une fois sur deux au regard de l’avis d’un de ses pairs.
Illustration avec le dernier dossier Benchmark sur l’e-tourisme évoqué ce jour dans le JDN, où l’absence d’avis des consommateurs produit un effet dissuasif sur 46% des sondés.
La conclusion proposait est qu’il serait indispensable d’inciter ses clients à déposer un avis. Ça paraît évident, mais est-ce suffisant ?
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Apr 14 2008
Pourquoi tant de haine ?, c’était la question posée il y a quelques jours dans le JDN par François Momboisse, Président de la FEVAD, toujours sous le choc des mesures prises en fin d’années dernière, de celles que la rumeur annonce, et surtout des amalgames fait pour discréditer la vente en ligne. Car le fait est que l’e-commerce, comme le numérique en général, sont bel et bien considérés par une menace et que les initiatives prises par le gouvernement marquent surtout le souci de n’y voir que des dérives ou des menaces.
La cyberconsommation a franchi l’année dernière le seuil symbolique des 5% du commerce de détail. Elle imprime de plus en plus fortement une dynamique de chnagements qui bouscule les positions établies. Et comme pour les biens culturels, je ne vois pas pourquoi lesdites positions n’essayeraient pas de jouer la défensive plutôt que le mouvement, qui plus est sur un terrain lobbyiste et politique, comme cela se pratique sous nos latitudes. Car le fait est que le poids lobbyiste, justement, des acteurs du numérique, reste faible, au même titre que l’économie numérique est invisible. La FEVAD fait beaucoup d’efforts, mais cela sera-t’il suffisant pour faire entendre une autre musique dans les oreilles de nos gouvernants ?
Le plus triste dans cette affaire est que, dans une approche hexagonale à l’ancienne, les missiles que craint la FEVAD ne visent que les cybermarchands français, alors que, déjà, plus de 15% de la cyberconsommation file dans l’escarcelle de leurs concurrents européens. Il serait peut-être temps de se rappeler que le marché unique existe en Europe et que les cyberconsommateurs se fichent des frontières intérieures à l’Europe. C’est clair qu’en faisant comme cela, on ne risque pas d’aider à l’émergence de champions français de l’économie numérique.
Pourtant, le Premier Ministre a visiblement découvert que nous étions à la rue, en l’occurence en dessous de la moyenne européenne et demandé à son tout nouveau Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique de proposer un plan sous 3 mois.
Un peu d’espérance dans la grisaille, peut-être aussi une belle collision entre les intentions de deux secrétaires d’état dans la torpeur estivale. La rentrée sera chaude !

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Feb 9 2008
La LIFT Conference, ce n’est pas qu’au sujet du web, c’est aussi à propos de l’innovation en général et de ses succès en particulier. Nespresso a inauguré début de ce mois une boutique de 400 m2 à Lausanne. Un événement modeste si on le compare aux 1500 m2 de son «vaisseau amiral» ouvert mi-décembre sur les Champs-Elysées Parisiens. Mais tout obéit à la même logique: celle d’affirmer son positionnement sur le luxe. Un modèle marketing éprouvé et remarquable à plus d’un titre !
1) Un business basé sur les consommables
Avec un prix de l’ordre de 0,33 € par capsule de 5 grammes, soit 66€ le kg (environ 5 fois plus cher que le café moulu haut de gamme). Il faut noter par ailleurs que le standard est plutôt à 7 grammes. Et 2 g sur 7 g de café c’est presque 30% de poids de café gagné…
Le 8 août 1947, Achille Gaggia a fixé les paramètres de l’espresso: pression de 8/9 bars sur une galette de mouture de 7 grammes avec un temps de passage pour une tasse pleine au 3/4 de 17secondes
2) Un lock-in technologique
Afin que tous les adeptes des machines Nespresso s’approvisionnent uniquement à la maison mère, il faut que l’usage de capsules compatibles soit impossible, que le client soit bien captif en terme de consommables. Un classique de l’automobile et de l’informatique, comme avec les cartouches d’encre.
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Posted by Florent Darrault in Art, Société et TIC, Design, E-commerce, Evènements, Innovation, Usages | Permalink | 6 Comments »
Jan 14 2008
Vous cherchez une voiture ? Alors ces quelques lignes vont certainement vous intéresser !
Brigitte et Jean-Charles sont des professionnels du négoce automobile depuis de nombreuses années. Chaque jour, ils animent un important réseau de concessionnaires répartis dans toute Europe et les accompagnent pour que chacun d’entre eux puisse mettre à disposition de leurs clients la perle rare tant recherchée.
Jusqu’à présent, AutoACBC s’adressait uniquement aux professionnels. La bonne nouvelle, c’est que désormais, via le site particuliers.autoacbc.com, vous pouvez découvrir sur leur blog les coulisses de leur métier mais surtout une sélection de véhicules actualisée régulièrement. Ces offres affichent des prix très compétitifs et disposant de toutes les garanties professionnelles que l’on peut espérer !
Et si malgré tout cela vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pouvez toujours leur passer un coup de fil et je peux vous garantir qu’ils trouveront la voiture de vos rêves. Sinon je fais le tour de la place de la Concorde nu sur un Vélib
.

Posted by Thomas Hauchecorne in Blogosphère, E-commerce | Permalink | 1 Comment »
Jan 11 2008
Jamendo, c’est d’abord une initiative d’une grande originalité qui tire parti des derniers bouleversements de la musique :
- la numérisation croissance de la musique, sa “dématérialisation”
- la désintermédiation de la distribution
- l’hyper choix et son corollaire, le concept de long tail
- l’attente d’un nouveau modèle de promotion, de distribution et de rémunération des artistes
Pour cette nouvelle version, groupe Reflect a mené avec Jamendo une réflexion de fond sur les nouvelles bases du service pour qu’il soit plus facile à comprendre et à utiliser tout en conservant ses principaux points forts :
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Posted by Florent Darrault in Art, Société et TIC, Design, Deuxzero, E-commerce, Usages, Utilisabilité | Permalink | 1 Comment »
Dec 20 2007
L’Internet est décidément la cible d’un certain activisme parlementaire en cette fin d’année. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la concertation d’avec les acteurs de l’économie numérique n’est pas d’actualité non plus. Après l’épisode douloureux du rapport Olivennes (à noter un dossier juste et soucieux de donner de la perpective historique dans le Télérama (2773) de la semaine dernière) où l’on n’a vu ni les internautes ni les acteurs novateurs de la culture online, le gag de la taxe sur les ressources publicitaires des vidéos online (supprimée par le Sénat après la cacophonie qu’on connaît), voilà donc la Loi Chattel et le cadeau de Noël fait aux cybermarchands, sans concertation d’avec la FEVAD : l’obligation de gratuité des hot-line et le remboursement des frais de ports doublé de la gratuité des frais de renvois en cas de rétractation dans le délai de 7 jours.
Ce à quoi ça ressemble, c’est à un amalgame d’avec les FAI, dont on sait que leurs hot-line sont sur la selette. Drôle d’idée de mettre tout le monde dans le même sac ! Ce sera applicable en juin 2008, ça ne tuera pas le e-commcerce, mais comme tout se paye, le service risque de se dégrader et/ou de faire monter les prix, peut-être (soyons positif) de stimuler des idées neuves sur le service client.
Et pendant ce temps, toujours pas de politique numérique, ni d’interlocuteur. Bon courage à celui qui va s’y coller, car pour l’instant, la liste des mécontents s’allonge !
Tags: e-commerce, loi chatel, juris
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Nov 3 2007
Les chiffres de l’e-commerce français sont devenus depuis quelques années un de ces maronniers qui ponctuent sans surprise notre actualité. Sans surprise car marqué par une croissance d’environ 40% l’an qui est directement indexé sur l’entrée en maturité d’usages de la proportion équivalente de nouveaux abonnés à haut-débit deux ans plus tôt. Une mécanique bien connue, mais qui touche à sa fin car, à partir de l’année prochaine, la courbe suivra celle de la croissance des internautes, soit 15%, croissance fondamentale attendue deux ans plus, tard, en 2009 donc.
Si cela a participé de la bonne santé de l’e-commerce français, il est bien évident que la performance d’un marchand ne tient pas qu’à cela, mais sans cela, voilà le moment venu de porter une plus grande attention sur les autres leviers de croissance.
Il y a dix mois déjà, j’avais attiré l’atention sur la sous-performance troublante des processus d’achats, montrant qu’il existait des niches de performances dans l’existant et pleins de choses à faire en terme d’expérience utilisateur. Depuis, on a vu pas mal de choses qui portaient sur la navigation ou le choix, moins sur l’achat lui-même. Faut-il considérer qu’il n’y a rien à inventer, où que les habitudes sont tellement ancrées qu’il est dangeureux de les transgresser ?
Daniel nous parle de stratégie, montrant que l’heure est aux grandes manoeuvres avec une grande diversité d’options. Personnellement, je trouve que l’heure est quand même d’abord aux marques et à leurs valeurs, leur ancrage, ce qui me laisse à penser que multicanal et international sont deux lignes bonnes à travailler. Je pense notamment que la grande distribution n’a pas encore transformé l’équation pour ce qui la concerne, notamment sur la marque. Je pense surtout qu’il y a ceux qui pensent large et qui visent de la vente de masse et puis ceux qui sauront travailler une niche qui sera marquée par de l’innovation sur l’expérience utilisateur et les services car, sur le prix, les règles du jeu ne risquent pas de changer.
L’heure est venu de se démarquer en étant inventif et en sortant des sentiers battus. Les ruptures sont dans les usages. Qui saura inventer la nouvelle façon de consommer ? une nouvelle façon qui sera nécessairement une nouvelle expérience, mais aussi un modèle de business puissant. L’un ne va plus sans l’autre.
Tags: e-commerce
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Sep 28 2007
01 Informatique n°1918 fait sa une sur la caractéristique de l’e-commerce français (de ses grands sites en tous les cas) à massivement préférer du spécifique à des solutions sur étagère, pointant du coup les résultats “décevants” des grandes solutions du marché.
Il se trouve qu’au titre de différentes interventions, notamment en maîtrise d’ouvrage, je ne peut que souscrire à ce constat. On pourrait penser que les responsables informatiques feraient pencher la balance, mais il n’en est rien et contrairement à ce que l’on pense, la source du déni n’est pas le prix, au demeurant exorbitant, des licences.
Fondamentalement, le problèmes de ces solutions, c’est qu’en proposant une vaste couverture fonctionnelle, elles imposent aussi une certaine idée de la manière de faire le business. Or, dès qu’un projet est vraiment stratégique, c’est bien de la transformation du modèle de business de l’entreprise qu’il s’agit, pas de tordre celui-ci pour le faire rentrer dans la solution. Du coup, par-dessus la solution elle-même, les discussions font vite gonfler une croûte de spécifiques qui finie par poser de sérieuses questions sur la maintenance du machin et sa pérennité.
Et puis l’e-commerce est un monde qui bouge vite, dans lequel il faut faire preuve de mobilité et d’adaptation et je ne parle même pas de montées en charges parfois très tendues qui ne sont pas que des problèmes de serveurs, mais aussi celles de la capacité à intégrer des moyens plus costauds de gestion. Ce sont aussi des problèmes d’organisation et de process. Pouvoir lever le capot pour changer le carburateur, ça donne des envies, même si nous savons tous que c’est un peu plus compliqué que ça.
Mais finalement, de quel spécifique on parle ? À ce que je peux en juger, ce sont surtout des frameworks qui sont les plus demandés et rencontrés sur le terrain. C’est le compromis qui fait aujourd’hui adhésion et que je privilégie pour ma part.
Le constat ne m’étonne donc pas, dans la mesure où on parle de gens qui ont une idée bien à eux du business qu’il veulent faire, ils n’aiment pas tordre leur idée ni celle qui leur dit qu’ils collent à celle des autres avec une solution puisque c’est packagé. Quand à la capacité à faire évoluer, la réalité montre que du spécifique, s’il peut progresser plus en lien avec la demande, ne risque pas pour autant d’éviter l’usine à gaz.
Comme en toute chose, le copier-coller n’est pas bon, l’adéquation au contexte fondamentale, la maîtrise de la différentiation et la mobilité sur le marché essentielle.

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Sep 24 2007
S’il en était encore besoin, l’étude NetObserver relayée par le JDN, rappelle le poids du web et notamment des avis publiés par les consommateurs sur leurs achats.
En gros, un internaute sur dix discute des marques en ligne, un sur cinq laisse un avis et un sur deux en tient compte dans ses achats.
Il paraîtrait clair, quand on voit ces chiffres, de se dire qu’il existe une part important de sa clientèle qui s’exprime et prescrit en bien ou en mal vos produits. Cela dit, cette réalité commence seulement à s’exprimer vraiment, elle n’est pas toujours relevée, elle est au prime abord vécue avec hostilité. Ainsi, lors d’une conférence de ce début d’année avec un aréopage de marques, face à ce type de constat, un participant avait posé la question de savoir ce qu’il devait faire avec un de ses produits descendu en flamme sur un site d’avis. Il s’était vu répondre par un autre qu’il valait mieux qu’il le retire du marché. Pas faux, mais un peu court.
Devant la réalité qui est que le consommateur parle, la tendance est de faire du buzz-marketing, c’est-à-dire de profiter, ponctuellement, de la capacité des un cinquième à générer de la mousse. C’est fun, efficace quand c’est bien fait, mais unilatéral. À partir du moment où le réseau génère naturellement du bruit, il serait déjà assez simple d’écouter ce qui se dit. Mais le fait est que les études disent que les entreprises et les marques investissement finalement assez peu dans ce type de veille économique.
L’expérience m’a souvent montré que si quelqu’un n’est pas le bienvenu dans les réflexions, c’est bien le client. Au même titre que l’enterprise 2.0 montre que le changement commence dans les têtes, il en va de même au niveau du marketing. À quand un véritable dialogue ?

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Sep 14 2007
La convention e-commerce s’est terminée hier. Je n’ai pas pu en profiter autant que je l’aurai voulu, suffisamment cependant pour dégager quelques sentiments sur cette manifestation et surtout la température qui s’en dégage.
Comme l’indique Daniel, la première chose qui frappe c’est qu’il y a du monde. Ça fait plaisir de voir des événements de la sphère numérique faire le plein et ça confirme bien que l’e-commerce a le vent en poupe.
Cela dit, au-delà du quantitatif, pas grand chose de nouveau. J’ai été frappé par une sur-représentation à mon goût des acteurs de la visibilité (référencement, positionnement pub, affiliation et consors). Un vrai déluge. À part ça, beaucoup d’outils et de plomberie, une certaine doses de solutions plug-and-play et peu d’agences. Enfin, un grand absent à mon goût, le web 2 et ses dynamiques participatives. Ce soit, Capitaine commerce nous dresse un petit topo sympa du social shopping, il n’était pas porte de Maillot, dans un événement pas du tout orienté C2C malgrès tout.
Alors ce matin je suis un peu partagé. Ce matin, nous avons fait une visite avec Nicolas dans une PME limougeaude dont le DG revenait justement du salon et clairement, ça lui a donné la pêche. Cette convention est un rendez-vous central et pour ceux qui veulent avancer, la caisse à outil y est bien représentée, si tant est qu’on aie le guide. Pour le reste, ce qui se passe avec la frange agissante des cyberconsommateurs dans leur capacité à participer aussi à la vente passe inaperçu dans cette affaire. C’est pourtant un mouvement de fond qu’il faut regarder de près.

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Sep 9 2007
Après-demain, débute la convention e-commerce à Paris. En avant-première, le baromètre de la FEVAD nous confirme que l’e-commerce continue sur une pente parfaite sa progression à deux chiffres. 40% cette année. Il pèse maintenant 4% du commerce de détail, ce qui est peu et beaucoup à la fois. De fait, il est rassurant et logique de voir le nombre de sites marchand grossir à l’avenant (50%), maintenant que deux-tiers des internautes, soit un petit tiers de la population française achète en ligne, cela devient important. Chaque année, le net transforme un million de français en cyberconsommateurs.
L’Internet a vraiment le vent en poupe. Comme l’avais déjà montré la FEVAD, dans le secteur des biens culturels, l’internet gagne 8% là où tous les autres modes baissent sinon stagnent. Cela dit, à l’échelle européenne, il y ancore du chemin à faire. À économies comparables, l’allemagne fait deux fois plus et l’angleterre quatre fois. Ces deux pays pèse 72% du B2C. Si l’on compare à 2004, l’écart se creuse et le retard de phase reste d’actualité. Derrière les bons chiffres de l’e-commerce français, la transformation du commerce européen à l’ère numérique se poursuit et s’accélère.

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Aug 28 2007
La rentrée s’annonce marchande, elle l’est dans les projets qui rentrent chez nous, elle le sera du 11 au 13 septembre prochain, avec la quatrième convention e-commerce de Paris.
Il y a du monde sur l’événement, preuve que le marché est dynamique. Quelques punaises sur l’agenda des conférences :
Mardi 11, on aura droit au baromètre de la FEVAD, histoire de voir si le frémissementse confirme, et des questions sur le luxe, décidément un sujet très en vogue.
Mercredi, je retiens une bonne question posée à la grande distribution
Jeudi 13, il y a une session sur l’international, où l’on parlera de B2B. Ça tombe bien puisque j’ai été interviewé par Conquérir sur ce sujet, à paraître le mois prochain. Et pour finir et revenir au 2.0, Stratégies 2.0 pour les e-marchands où je note une intervention sur le CRM dans les Skyblogs.
Le grand intérêt de cette manifestation, ce sera pour moi d’y prendre la température et notament une mesure de l’intégration des dynamiques participatives, même si, comme je l’ai déjà expliqué, l’e-commerce est déjà 2.0 avant l’heure et même si je n’ai pas repéré la présence d’acteurs participatifs comme Zlio. Rendez-vous mi-septembre avec le résultat sur pièces.

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Aug 7 2007
Dans la série “petit à petit l’oiseau fait son nid”, Amazon vient de lancer AmazonFresh, rien moins que des produits frais online. Bon, ça ne concerne que Seattle, mais ça ressemble à un galop d’essai.
Amazon sur le secteur de l’alimentaire frais, voilà qui devrait redonner de l’envie au secteur. Les produits frais, beaucoup ont essayé et il y a peu d’élus. La logistique est un enfer. Déjà que, Tesco mis à part, personne n’a vraiment réussi à résoudre l’équation des courses online à grande échelle. Ceux qui se risquent sur le frais le font en tachant de résoudre l’équation liée à l’intégration des producteurs, en tachant d’élargir la zone d’achalandage sans faire exploser les coûts. C’est le modèle de Natoora ou dans le registre du panier hebdomadaire celui de l’historique Paysan.fr. Mention obligatoire aussi aux acteurs de niche comme iBoucherie.
Le vrai problème, ce serait d’arriver à faire matcher la disponibilité produit et une logistique de proximité avec la centralisation de prise de commande et de gestion client que demande le web. Un modèle distribué avec une hétérogénéité des acteurs très lourd à construire. Un vrai problème de filière, domaine dans lequel Amazon a démontré sa capacité à apporter des idées neuves. À suivre !

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