Burberry serait elle la première marque de luxe avec une véritable vision digitale ?

Dec 3 2011

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, cette interview d’Angela Ahrendts, CEO Burberry, est la meilleure vision digitale que j’ai jamais entendu de la part d’un grand dirigeant de maison de luxe.
Multi touch point marketing, multi channel marketing, brand experience, social oriented, toutes les valeurs que l’on défend chez Emakina y sont résumées.
Et si Burberry montrait la voie à l’industrie du luxe qui a tant de mal à s’adapter à ce nouveau monde digital ?

Les véritables entrepreneurs sont…

Dec 29 2010

Une excellente définition de ce qu’est un entrepreneur par Steve Blank.

Le CDT Haute-Bretagne dévoile ses trésors cachés grâce au geocaching, by groupeReflect

Sep 10 2009

Lorsque le CDT Haute-Bretagne m’a demandé si je connaissais une agence qui pourrait les accompagner dans la mise en place d’un projet outdoor de découverte innovante et ludique du territoire, mon sang n’a fait qu’un tour… Imaginez un territoire riche de nombreuses légendes et autres mystères, patrie de Merlin l’enchanteur, de Surcouf, d’Arthur, roi des bretons qui fut le seul à tirer l’épingle du jeu la mythique Excalibur du Roc, des Korrigans que vous croiserez peut-être à proximité des nombreuses Mégalithes qui jonchent la région… Bref, l’endroit idéal pour une opération de géocaching !

What's your Hobby ?

Géoquoi ?

Si on s’en tient à la définition de wikipédia, le géocaching est un loisir qui consiste à utiliser la technologie du géopositionnement par satellite (GPS) pour rechercher ou dissimuler un contenant (appelé « cache » ou « géocache ») dans divers endroits à travers le monde. En très gros donc, utiliser des satellites de plusieurs millions de dollars pour chercher et trouver des tupperware dans le bois, pour reprendre un visuel très connu des géocacheurs.

Lancé en 2000 aux Etats-Unis suite à l’ouverture du système gps anciennement militaire au grand public, le geocaching est un donc en quelque sorte une chasse aux trésors “high tech”. Près de 900.000 caches sont dissimulées à travers le monde, la France et son modeste territoire si on le compare à la superficie des Etats-Unis en comporte un peu plus de 12.000. A noter également qu’une entreprise de Seattle, Groundspeak, est aujourd’hui dépositaire du nom et éditeur du site geocaching.com qui concentre l’ensemble des pratiquants à travers le monde.

Ok, donc je peux trouver des tupperware cachées grâce aux satellites… ça sonne bizarre votre truc !

Geocaching by groundspeakEn fait pas tout à fait. Il vous faudra un récepteur gps, qui vous permettra de vous géolocaliser sur le globe.

N’importe quel gps peut faire l’affaire, les gps de rando offrant un confort supplémentaire puisque bon nombre d’entre eux permette d’afficher des fonds de carte topographiques facilitant le positionnement sur le terrain. L’iPhone (encore lui) est ainsi un excellent moyen de s’initier au géocaching (téléchargez l’application geocaching de groundspeak, et lancez-vous !), les produits evadeo (IGN) et garmin également…

Une fois équipé de votre gps, il vous suffit de saisir les coordonnées de la cache ou d’un point intermédiaire qui vous permettra après avoir résolu une petite énigme (pas obligatoire) de trouver le trésor mérité.

Différents types de caches, de différentes tailles sont ainsi dissimulées parfois sous des pierres, dans le creux des arbres, etc… Et ce la plupart du temps à proximité de points d’intérêts remarquables. Chaque cache dispose d’un petit texte explicatif qui vous présente le lieu, son histoire, et enfin les étapes à respecter avant d’atteindre la cache.

Ok j’ai compris le principe… Donc vous avez fait ça avec le CDT Haute-Bretagne ? Quels sont les bénéfices ?

Nous avons effectivement réalisé l’opération de A à Z, en étroite collaboration avec les équipes du CDT Haute-Bretagne mais également avec les Offices de Tourisme locaux qui ont pu apporter leurs connaissances de leurs territoires respectifs.

Le géocaching s’avère être une excellente activité à vivre en famille ; Il dope l’imagination et la curiosité des plus jeunes, tout en offrant une présentation innovante et ludique du territoire pour les plus grands. Bon nombre de familles ont déjà franchi le seuil des Offices de Tourisme de la Haute-Bretagne, qui en s’appuyant sur le site Internet réalisé dans le cadre de l’opération peuvent ainsi imprimer les fiches des caches et les remettre aux touristes, accompagnés d’un petit dépliant expliquant le concept de l’opération également réalisé dans le cadre de l’opération, et enfin mettre à disposition des touristes des gps de randonnée pré-configurés.

Le géocaching est par ailleurs un loisir mondialement représenté, et tout particulièrement développé au Royaume-uni, Benelux, Allemagne… Autant de pays dont les touristes viennent chaque année profiter des charmes de la Haute-Bretagne, des cibles supplémentaires pour cette opération !

Pour finir, le géocaching, de part sa nature, est une activité ludique et «pas cher» pour les touristes, totalement en phase avec «l’ambiance» du moment…

Site Internet, Dépliant, Caches… Quel dispositif avez-vous préconisé ?

À la découverte des trésors cachés de Haute-Bretagne Ille-et-VilaineL’opération s’appuie sur un site Internet, le coeur du dispositif, disponible en deux langues (Fr & Uk) : tresorsdehautebretagne.fr. L’objectif ici était de présenter l’opération auprès du grand public (hors géocacheurs qui ont eux été ciblés via geocaching.com), s’appuyant sur une cartographie mettant en avant les caches réalisées dans le cadre de l’opération (une vingtaine pour cette première saison), mais également les caches du réseau geocaching.com. Les internautes sont invités à se créer un compte avant de se lancer dans l’aventure (datacollecting).

Un dépliant présentant le concept du geocaching et l’opération a également été réalisé. Celui-ci accompagne les fiches des caches imprimées depuis le site Internet et est remis aux touristes lorsqu’ils se présentent dans les Offices de Tourisme. Cette démarche n’est néanmoins pas obligatoire, bon nombre de terminaux gps aujourd’hui commercialisés permettant de télécharger les descriptifs des caches directement sur le gps.

Nous avons par la suite, en collaboration avec le CDT et les OT, dissimulés une vingtaine de caches sur le territoire, puis rédigé les énigmes et descriptions en tirant notamment parti de la matière fournie par le client. Les fiches des caches sont disponibles en Français et Anglais, et également accessibles sur le site geocaching.com

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Géocoin CDT Haute-BretagneD’ici quelques jours, des géocoins aux couleurs de l’opération (objets voyageant de cache en cache, trackables grâce à un numéro d’identification unique) parcourront le monde pour faire la promotion de l’opération auprès des géocacheurs.

La réalisation du projet a pris 3 gros mois, et a été lancé à la mi-juillet, sans effort de communication particulier. Si il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des chiffres pertinents de l’opération, les très nombreux commentaires postés par les utilisateurs (français et étrangers) sur le site de l’opération ainsi que sur geocaching.com laissent présupposer un vif intérêt des touristes pour l’opération !

Quelques commentaires…

“Grâce aux Trésors de haute Bretagne, nous découvrons les joies du géocaching, et (re)découvrons avec plaisirs les sites qui servent de cadre aux différentes énigmes.”

“Nous arrivons à Montfort-sur-Meu et nous rendons dans un premier temps à l’Office du Tourisme. Nous rencontrons une hôtesse fort sympatique, en la personne de Servane. Elle nous transmet la version imprimée des énigmes de Montfort. Il va y avoir du travail, mais si nous sommes là, c’est bien pour cela ;)

“A nice interesting and informative walk around the charming town of Redon. Very pleasant and easy. Many thanks, merci bien au CD du Tourisme de Haute Bretagne…”

Retrouvez d’autres témoignages sur tresorsdehautebretagne.fr

N’hésitez pas à me transmettre vos questions par email, j’y répondrai avec grand plaisir ! Et si finalement, c’était le Web communautaire appliqué au tourisme ;) ?


La danse contemporaine à la conquête de nouveaux imaginaires, l’iPhone accueille N+N Corsino

Sep 3 2009

Image de l'oeuvre "Soi moi"

Image de l'oeuvre "Soi moi"

Pour quelques euros (on n’achète pas ici un service ni un outil, mais une œuvre d’art), il est possible depuis quelques jours de télécharger ce qui est présenté comme la première création artistique pour iPhone, « soi moi » de Nicole et Norbert Corsino, chercheurs et chorégraphes reconnus. Une série de chorégraphies met en scène une silhouette dans un décor sur lequel on peut agir en exploitant les possibilités de l’appareil… Spécialistes de l’étude du mouvement et des rapports entre corps, image, musique et texte, N+N Corsino immergent le spectateur dans des créations associant souvent réalité virtuelle et scénographie 3D. Leur site N+N donne un aperçu de la sensorialité et de la poésie de ces créations. (voir par exemple une de leur plus récente, seule avec le loup). Avant même cette première réalisation pour l’iPhone, dont on voit bien qu’il se place au cœur de la convergence numérique et étend les lieux de la création, de nombreux travaux pour Internet ont déjà été réalisés. Parmi les créations les plus intéressantes, on peut voir celles de Didier et Magali Mulleras,  créateurs de « micrométrages » choré – graphiques interactifs, mini@tures, dès 1998. Leur étude du mouvement, du lien entre corps et image, a été poursuivie dans invisible puis dans 96 détails qui explore le lien entre corps dansé et corps représenté.

La danse contemporaine est certainement l’une des formes artistiques qui intègre le plus et peut-être le mieux les outils numériques qui permettent l’interaction entre le danseur, la musique et le spectateur. Depuis l’apparition sur scène de danseurs (-seuses) munis de capteurs puis de danseurs virtuels à partir des années 90, la réduction progressive des contraintes technologiques, le développement d’Internet et maintenant des terminaux mobiles ouvrent de nouveaux territoires à la création et multiplient l’espace des possibles. On pourra objecter que la création sur écran ne remplace pas la scène, qu’il s’agit d’une danse désincarnée, ce à quoi on répondra qu’il ne s’agit pas de remplacer mais d’étendre l’espace physique et mental dans lequel on (corps et esprit) se déplace. N+N Corsino et la compagnie Mulleras n’ont d’ailleurs pas abandonné l’espace physique et continuent à créer sur scène en relation avec leurs créations numériques. En dépouillant le geste de la chair, on n’en rend le mouvement que plus visible. notre attention se fixe sur lui plutôt que sur le corps comme c’est souvent le cas lors d’un spectacle vivant. Les questions de la représentation du mouvement, du rapport du corps à son image peuvent recevoir de nouvelles réponses. Il s’agit là pour la danse d’occuper ces nouveaux espaces et de conquérir de nouveaux imaginaires…

Une installation vidéo et numérique en Avignon

Jul 28 2009

install-Avignon.JPG Un petit tour à Avignon 2009 où, si le numérique est généralement encore peu présent en temps que support ou sujet artistique, on constate (certes plus ou moins selon les années) la grande porosité entre les formes d’expressions, théâtre bien sûr, mais aussi danse et arts plastiques. Dans ce domaine, en combinant photo, vidéo et numérique, l’installation de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, visible jusqu’à la fin du mois, réussit à émouvoir. Dans l’église des célestins, entre ruine et inachevée, « Tels des oasis dans le désert » traite de la mémoire et de l’identité du Liban et de Beyrouth en particulier.
Dès l’entrée, le spectateur peut détacher (et emporter) une des 3000 pièces d’une photo-puzzle de Beyrouth de 12 mètres carrés cependant qu’une webcam capture ses mouvements et constitue une archive du démantèlement de ce puzzle, archive projetée sur un écran. Puis dans les alcôves suivantes, des photos et des vidéos font rimer déchirement d’affiches et effacement des promesses, effacement de lieux et résurgence des souvenirs ou de visages des martyrs. L’émotion est amplifiée à mon sens par deux facteurs principaux : Effacement et résurgence entrent en résonance avec l’état de cette église et se renforcent mutuellement… et le spectateur est impliqué par une interactivité active et intentionnelle. C’est là un apport du numérique et cette implication du spectateur ne lui permet plus de se distraire…Une installation vidéo et numérique techniquement simple, mais qui vise juste.
A côté de ça, je ne vous dirai rien de « La guerre des fils de lumière contre les fils de ténèbres ». Ni le texte pourtant fort, ni la voix de Jeanne Moreau ne m’ont sauvée de l’ennui secrété par la plate mise en scène d’Amos Gitai. ; mention particulière pour Jan Fabre parfois provocateur, entre autres de par le rôle qu’il fait tenir au corps, mais dont l’outrance « montypythonesque » permet de supporter d’abord, d’apprécier ensuite une « orgie de la tolérance » qui dit beaucoup (trop, disent certains) sur l’état de notre société. Mais il est vrai que je suis fan…