Attention Marketing, le livre blanc

Sep 6 2009

Attention Marketing

Attention Marketing

Depuis 12 ans, chez groupeReflect, nous servons chaque jour nos clients en stratégies, conseils, réalisations et promotions digitale. Depuis 12 ans, nous vivons de et pour notre passion : celle de voir l’Internet changer ce monde dans toutes les strates de notre société.  Générateur et amplificateur d’un bouche-à-oreille planétaire, l’Internet n’est plus un espace à part. Il est au centre de la vie réelle et il devient la première source d’information des consommateurs.

Des médias de masse à des masses de médias, le XXIème siècle connait ainsi un changement de paradigme où ce n’est pas l’activation du canal qui compte, mais celle du récepteur. Où les “funnels” sont devenus des mégaphones. La vraie performance des marques n’est plus le temps d’exposition, ni le nombre de pages vues, ni même le nombre de clics. Elle réside dans l’attention générée et recouvre tout ce qui pour l’écosystème et le consommateur participe de la notoriété, de l’interactivité, de l’engagement, de la co-innovation.

Conscients que ce nouvel univers bousculent des habitudes historiques soutenues par de non moins préhisoriques agences de publicité traditionnelle, nous avons choisi chez groupeReflect de partager notre point de vue à travers un livre blanc dédié à l’Attention Marketing, la juste valeur des marques. Notre volonté n’est autre que pédagogique, évangéliste, avec pour espérance de mieux accompagner les annonceurs dans leurs interrogations actuelles face à un marasme médiatique toujours plus complexe dans le pilotage de leur budget communication.

Si nous n’avions qu’un seul espoir par cette publication, c’est bien celle d’ouvrir un débat le plus largement possible, de voir d’autres s’emparer de ce discours et publier leur point de vue, bref, de générer de l’attention profitable à l’ensemble des acteurs qui participent à montrer que le marché du digital change définitivement les lignes de la communication et de la publicité pour les marques.

Si nous n’avions qu’une seule certitude, c’est que rien ne sera plus comme avant. Les mutations déjà installées et celles en cours changent de façon irréversible les tactiques de déploiement d’un message de marque et rendent une forme de pouvoir aux audiences qui peuvent désormais pondérer l’impact des budgets média en décriant une campagne ou, au contraire, en encensant un contenu qui n’a reçu aucun moyen d’exposition publicitaire.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire le livre blanc de l’Attention Marketing que nous en avons eu à l’écrire. J’ai hâte de poursuivre avec vous la discussion sur le web (tag suggéré AttentionMarketing).

La pub plus efficace sur le web qu'à la TV

Aug 30 2009

comScore_Inc.gifJe suis très souvent amené à rencontrer des brand managers, directeurs marketing, communication, directeurs généraux et présidents chez les annonceurs. Si tous sont très majoritairement convaincus que le web et le digital en général constituent l’avenir en matière de communication de marque et de pub, certains doutent encore et cèdent parfois à la facilité d’une publicité sur la bonne vieille TV. Argument avancé : “Je sais Manuel que tu as raison, mais j’ai pas le temps, faudrait que je me plonge dans le sujet, je vais plutôt faire une campagne TV et engageons une opé sur le web en relais de tout cela. Aller la prochaine fois on bascule tout sur le web, promis”.

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Hype Cycle 2009 : vers un monde augmenté d'interactions

Aug 13 2009

Comme tous les ans, je satisfait à un petit billet suivant la livraison du Gartner. L’année dernière, j’étais resté sur ma faim. 2009 est-il signifiant, qui plus est par les temps qui courent ?
Je vous invite à lire Cédric Giorgi, habitué lui aussi de ce marronnier, et qui rappelle que les visions précédentes se sont avérées tout sauf à côté des clous, Olivier Mermet, bien en ligne avec l’inévitable atente sur la place du microbloguing sur la courbe et Richard Mc Manus, celui dont je partage le plus volontiers l’analyse.
Je pense en effet comme lui, et encore plus depuis ce que j’ai vu à Lift cette année, que l’informatique dans son coin, c’est fini, et que demain s’écrit dans un mélange d’objets et de connectivité, ce que traduit le trend web squared. Pour comprendre, regardez ça. L’enjeu n’est donc pas dans la position de tel ou tel point, mais plutôt dans tout ce qui se présente en mode mainstream de manière plus ou moins synchrone et qui ne demande donc qu’à être mixé. Plus que la courbe, c’est ce tableau repris chez Mc Manus qui me paraît signifiant :
.
On remarquera donc la progression extrêmement rapide de l’e-paper, et la présence des lecteurs e-book au sommet des attentes, les deux avec le même horizon mainstream. Idem avec toutes une vague structuratrice et business autour du SOA, de l’Idea management et du social software cher à nos amis de BlueKiwi. Tout ça dans un wagon ou se trouve aussi le microbloguing, la mobilité, avec deux facteurs structurant et clés : cloud computing et green IT.
En résumé, de puissantes dynamiques collaboratives brassant des flux d’informations temps réel émanant des gens et des objets, les structurant, le tout sur plein de support, avec une vision de connectivité totale et de synchronisme. Après ça, il y a la réalité augmenté et le prototyping d’objets. Comme le dit Adam Greenfield, on passe des interfaces aux interactions.

Pendant la crise investissez sur le digital ! (Forrester)

Jul 5 2009

Je vous conseille la lecture passionnante de cette étude de Lisa Bradner de Forrester qui, dans la situation de crise actuelle ayant pour effet des trous d’air de plus de 20% sur les budgets marketing, note que les leaders du marketing baissent leurs investissements sur les media traditionnels au profit d’un renfort de leurs investissements sur le digital, en particulier sites web, social media et email marketing.
Certains de nos clients ont déjà commencé ce mouvement, et vous ?

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Lift+FING dessine l'ère post-industrielle

Jun 19 2009

logo_horizontal_liftwithfing.jpgComme l’a dit Franck, Lift, comme la FING font partie de ces trop rares organisations aptent à susciter métissages et fusions fertiles des idées de ceux qui les ont. Quand les deux ont annoncé qu’elles feraient cause commune pour un Lift France à Marseille ce week-end, mon sang n’a fait qu’un tour, et a ranimé le souvenir de la richesse d’un quadriennat d’UP FING exceptionnel (de 2003 à 2006). Je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Ceux qui veulent avoir une vue de ce qui a été dit trouveront leur bonheur sur FING live. Mention spéciale à Timo Arnall, Marc Giget en excellent provocateur, et le panel innover avec les non-innovateur qui était une vraie leçon. Je m’en tiendrai ici à un essai de consolidation à chaud de ce que tout cela m’inspire, quitte à m’enflammer un peu.

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Un pas de plus vers la disparition des limites avec Aka-Aki, le réseau social mobile qui grandit

Apr 14 2009

Il a suffit d’un article dans le monde pour qu’Aka-Aki éveille de nouveau l’intérêt ; le mien en particulier puisqu’il se place dans la lignée d’un projet d’études en Arts Appliqués du nom générique « friendly » que j’avais présenté à Toulouse en 2004 et qu’il est le résultat d’un projet développé à l’Université des Arts de Berlin, mis à disposition en 2008 dans sa version publique. Décidément, Si de par leur liberté et leur sensibilité, parce qu’ils se tiennent à la fois dans et au bord du monde, les artistes peuvent être des vigies comme l’écrivait Mac Luhan, ce projet parmi beaucoup d’autres montre qu’ils peuvent aussi être des précurseurs.
En bref, qu’est-ce que Aka-Aki ? Un réseau social mobile qui semble plus abouti que certains essais précédents, qui revendique 100 000 membres essentiellement en Allemagne, particulièrement à Berlin, mais qui semble s’étendre. Il repose sur un système de géolocalisation et de transmission associant GPS, Wi-Fi et Bluetooth, gratuit, exploitable sur le web, mais aussi sur mobile. A priori compatible avec Twitter, il offre les possibilités habituelles d’un réseau social en matière de messaging et friending. L’usager est invité à coller sur son profil des stickers indiquant ses goûts dans les domaines culturels, sexuels, professionnels et autres. Le point fort, c’est que dès lors que cet usager croise à portée de Bluetooth un autre membre, leurs mobiles affichent leurs profils respectifs, et même conservent la mémoire de la rencontre. Rien de plus simple alors que de contacter l’ami présent dans les parages, le membre dont le profil affiche des intérêts communs, ou bien le (ou la) titulaire de la (jolie) photo qu’affiche le profil et de lui proposer une rencontre. On a compris que ce réseau n’a (éventuellement) d’intérêt qu’au dessus d’une certaine taille critique et donc pour l’instant dans de grandes villes ou des lieux très fréquentés.
Je ne sais pas ce que deviendra Aka-Aki, mais il marque une avancée (je n’ose pas le mot progrès tant il y a d’incertitudes sur ce vers quoi pourrait nous mener ce type de réseau, le pire ou le meilleur…) illustrant l’effet Moebius cher à Pierre Lévy : Disparition des limites public-privé, espace propre-espace commun, carte-territoire. Il est un outil du lien social basé sur le sentiment et l’intérêt personnel, donc volatile, propice à la constitution de communautés à géométrie et à durée variable. Dans ce cadre, le téléphone mobile est l’outil tout indiqué parce qu’il est un lien entre espace privé et espace public, un nœud de passage réversible de l’un à l’autre de ces espaces.
Ce brouillage des limites a pour corollaire le brouillage des limites du territoire. Autrefois limité par les possibilités de déplacement et les rapports sociaux, délimité par des frontières, signalé par des panneaux, taggé ou graffité, il cède la place à des territoires virtualisés. Aka-Aki, c’est d’abord une pancarte virtuelle qui s’actualise sur l’écran du mobile de votre voisin. A la déterritorialisation du réseau, répond la reterritorialisation de la rencontre, imbriquant territoire virtuel et territoire réel, territoire propre, territoire commun et territoire tribal. Dès lors, le marquage par des implants communiquants (et le mobile s’en rapproche) permet à l’individu, mais aussi à des objets et des machines de se reconnaître, d’être reconnus et de se signaler en fonction d’intérêts programmés par avance. Dans cette optique, l’internet des objets ne se sépare pas de l’internet des individus. Aka-Aki ce n’est pas encore cela, mais c’est déjà cela…
Les auteurs du projet parlent de réalité augmentée. Ce réseau mobile enrichit les possibilité du mobile-prothèse en nous permettant non seulement la présence à distance, mais aussi la reconnaissance, la détection et le tri à distance en temps réel, comme le ferait un nouvel organe des sens qui étendrait le monde réel. Nul doute qu’un tel système ne puisse s’étendre à des espaces de délivrance de flux personnalisés (une autre facette de l’étude que j’avais présentée à Toulouse en 2004) qui, de même que compter le nombre de passages (mémorisés par le système, rappelons-le) de tel ou tel individu ayant tel ou tel profil en tel ou tel lieu, intéresseraient les publicitaires (et bien d’autres comme on peut l’imaginer sans peine…). Il reste tout de même à connaître l’avis de la CNIL et organismes apparentés sur ce possible nouvel œil de Big Brother, et bien sûr jusqu’où ira l’adhésion des utilisateurs. A suivre…

Site corporate : une mort annoncée

Mar 5 2009

Voilà, depuis le temps que j’en rêvais, c’est Skittles qui l’a fait en premier. Vous connaissez tous la marque Skittles, mais si, les petits bonbons fruités de toutes les couleurs !
Et bien pour la première fois (à ma connaissance en tout cas) une marque abandonne complètement son site web corporate, ferme l’ancienne version, le tout au profit d’une simple télécommande qui renvoie vers des media sociaux ! 5 petites, simples et très efficaces rubriques résument désormais le site de la marque :
- Products : un lien vers wikipedia
- Media : des liens vers Youtube et FlickR
- Chat : un lien vers Twitter
- Friends : c’est la page Facebook de la marque qui s’affiche
- Contact : un simple contact form reste en place
La marque ne parle plus elle meme, elle abandonne complètement la parole et son marketing à ses utilisateurs, en tout cas à des supports qui laissent une part de voie très majoritaire aux clients !

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La révolution digitale est là !

Feb 9 2009

Pour ceux qui n’auraient pas conscience de la révolution en marche, voici une vidéo qui remet bien les esprits à jour. Un update nécessaire pour tous les managers qui ont à faire au Digital et à prendre des décisions à ce sujet.
Mon quotes préféré. Combien de temps a t il fallu de temps pour atteindre une audience de 50 millions ?
- Radio : 38 ans
- TV : 13 ans
- Internet : 4 ans
- iPod : 3 ans
- Facebook : 2 ans

Thomas Blard pour DecideursTV et Manuel Diaz

Nov 12 2008

Merci à Thomas de son invitation à échanger autour de mon parcours en tant qu’entrepreneur du web. C’est toujours difficile de résumer plus de 10 ans de travail en quelques minutes mais vous avez ici une bonne synthèse de mon point de vue du moment sur ce que le web est devenu et ce qu’une agence interactive se doit d’être au service des annonceurs qui lui font confiance.

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La Terre de Google, quand la carte précède le territoire ?

Jul 2 2008

picto-googlemap.jpgLa géolocalisation sur Google Maps ou bien sur Virtual Earth, plus rarement pour l’instant sur Terraexplorer de l’IGN est désormais d’utilisation courante et offre une nouvelle approche désormais familière de l’espace. Dans des sites, l’ambition paraît être encore de rendre compte de la géographie le plus exactement possible, de nous permettre de nous repérer, de nous localiser. Il y a équivalence entre le signe et le réel. On peut d’ailleurs éventuellement éprouver cette équivalence en superposant carte et photo. le territoire précède encore apparemment la carte qui en est une traduction. En fait, la représentation que se fait l’utilisateur de cet espace et la perception globale qu’il en a sont certainement plus profondément modifiées que nous ne le pensons de prime abord.
Si l’on s’en tient à Google Maps, de quoi s’agit-il ? Dans sa version complète, une carte peut être superposée à une photo aérienne voire au relief. Des marqueurs de divers types peuvent être disposés sur ces supports. Il y a là hybridation de la carte, de la photographie et aussi de l’espace discontinu constitué par les entités marquées qui constituent un espace mental de l’utilisateur, une hybridation du signe et du réel, du conceptuel et du perceptuel. En bref, cette hybridation donne naissance à un nouvel espace qui n’est plus seulement un espace euclidien, mais une sorte d’espace sandwich (comme le dirait Philippe Quéau) habité.
Dans cet espace, il se produit imperceptiblement un premier glissement comme le met en évidence Google Carpet, la réalisation de Robert Sollis. Lorsqu’en 2007, il dispose des carrés de mousse à l’échelle du pixel sur le gazon pour dessiner un marqueur Google Map pour attirer l’attention vers le Royal Collège of Art de Londres, il ne fait que détourner le balisage de Google et provoque une confusion entre le réel et le signe sur les photographies aériennes. Pour exister, il faut d’abord exister sur la carte, d’abord y placer un signe… Il met ainsi en évidence les prémices de ce glissement vers la primauté de la carte sur le territoire, glissement annoncé par Baudrillard.
L’intérêt voire la fascination éprouvée par certains utilisateurs s’explique pour une large part à mon avis par la nouvelle relation à cet espace. Tout d’abord, contrairement à la carte-plan, il est, de par l’hybridation du signe et du réel, plus directement accessible aux sens. D’autre part, il donne à l’utilisateur l’illusion de l’omniscience (je peux voir n’importe quel point du monde… les piscines de mon quartier) et aussi d’une forme d’omnipotence (j’ai le monde au bout des doigts et cela au premier sens du terme sur mon écran tactile). Enfin, il est habité et j’y existe (On s’est tous précipités pour voir notre maison, notre quartier), …et je peux y faire signe à tous. Au delà de la simple possibilité de localisation, Google Maps (et consorts) nous offrent donc une nouvelle relation au monde.

Le web implicite est-il la solution à la monétisation du web social ?

Jun 24 2008

Et si le futur ça ressemblait à ce qu’on voit dans Minority Report, à savoir que le magasin dans lequel vous entrez vous dit “bonjour” et vous fait une offre en phase avec ce que vous êtes, sous-entendu ce que le réseau sait de vous ?
Et bien c’est déjà un peu le cas avec iLike dans Facebook, qui vous propose de la pub fonction des images présentes dans votre profil, sauf que vous ne le saviez peut-être pas. Plus généralement, il y a un vrai mouvement de fond qui voit l’émergence de technologies qui permettent au système d’anticiper sur ce que nous voulons faire ou sommes. L’avenir, c’est quand la technologie “disparaît”, quand elle n’a pas besoin de nos actes volontaires. Au-delà d’une interprétation de plus en plus poussée du traitement des images, on s’attend tout simplement de voir Google donner du résultat de recherche non plus seulement fonction des mots-clés saisis, mais aussi fonction de ce qu’il connaît de nous, tant en représentation qu’en historique de recherche. Maintenant que vous savez ça, est-ce que ça vous choque que vos traces soient ainsi exploitées à votre profit ? De la réponse collective à cette question dépend une partie de l’avenir de l’industrie, mais on va le savoir assez vite maintenant, d’autant plus que le débat est lancé. Il suffit en effet que Tim O’Reilly, “l’inventeur” du concept de web 2.0 formule ce changement comme le prochain pallier pour qu’il soit déclenché.

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Fin de la récréation sociale, place au résultats sociaux

May 27 2008

C’est le printemps des grandes manoeuvres sur les réseaux sociaux et vu l’évolution des choses, ça se comprend. Le secteur cherche sa monétisation et en a sérieusement besoin car l’essoufflement s’affirme, en tous les cas chez les grands généralistes
Il y a quelques semaines, MySpace décevait sur ses résultats et Facebook n’en fini pas de générer du scepticisme sur sa stratégie. Inquiétude confirmée avec une baisse de 10% de son audience sur un mois.
Pendant ce temps, il y en a qui tirent leur épingle du jeu, notamment LinkedIn. D’ailleurs, de plus près, ce sont bien les réseaux ciblés qui ont le vent en poupe. Comble de l’ironie, ils vivent fort bien et essentiellement de bons vieux comptes payants. Comme quoi c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Personnellement, j’ai toujours penser réconcilier le bénéfice utilisateur avec le modèle économique avait le mérite de la cohérence.
La réalité que tout cela dessine, c’est que les utilisateurs maturent vite. Facebook est un réseau à tout faire, ce qui revient dans ce cas à être un lieu de maillage au plus petit dénominateur commun. Un lieu de sérenpidité, où l’on se découvre, mais pas un lieu où l’on transforme.
Or, j’ai bien peur qu’ayant maintenant appris et goûté, les utilisateurs aient envie d’autre chose que de futilité. D’où visiblement le succès de réseaux à plus fort positionnement, homogénéité de sens, meilleure teneur en résultat effectif. Facebook ou MySpace, c’est bien pour trouver et acquérir, pas pour transformer. Les utilisateurs ont appris, ils veulent maintenant du ROI.
On verra bien si la tendance se confirme, mais je pense que l’idée d’être au centre, que les utilisateurs préféreront maîtriser depuis un lieu unique, tape à côté. Il me semble que les gens attribuent plus qu’on ne le pense un objet bien précis aux différents services qu’ils utilisent et que le vieux principe qu’un bon outillage varié vaut mieux qu’un outil à tout faire a du sens. Quand par ailleurs, on sait que les gens aiment à segmenter les choses, mettre des barrières ou au contraire des passerelle entre leurs différents lieux d’action en réseau, la maîtrise est bien du côté de l’utilisateurs et cela me semble une erreur de la retourner au profit du service. L’utilisateur est au centre, c’est lui qui est en réseaux. Les gens apprennent, ils n’ont pas besoin de choses simples. Ils ont besoin de choses maîtrisables, de choses qu’ils peuvent orienter selon leurs propres objectifs.

Sciences Po internet et marketing participatif

May 26 2008

sciencespo.jpgJe donne mardi matin une conférence à des étudiants de Sciences Po sur le web en 2008, la co création de valeur, le paysage de communication des marques face à un contexte de plus en plus bottom up, éveil des consciences sur le web2 et l’entreprise 2.0, etc…
Cette note à pour but d’organiser ma propre intervention dans la mesure ou je me refuse à utiliser des slides dans ce genre de cas.

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La WII-attitude : sur la voie d'un corps comme construction interactive ?

May 15 2008

En expérimentant ce week-end le dernier produit WII destiné à se maintenir en forme, j’ai retrouvé et ressenti avec acuité ce que j’avais déjà expérimenté comme spect’actrice ou créatrice d’installations interactives. J’ai pu interagir avec la machine par tout mon corps ou du moins en ai-je eu l’impression.
La manette à la main ou bien dans la poche, mon corps ainsi augmenté et devenu interface m’a permis de mener un dialogue interdépendant avec la machine, d’autant plus complice que c’est mon avatar qu’elle semblait prendre en compte. Rien là de bien extraordinaire direz-vous si vous êtes coutumiers de l’interaction avec des dispositifs numériques ! certainement, mais à la réflexion, cette expérience devenue courante montre à quel point la théorie d’un corps devenu construction dynamique interactive prend du poids.
Cette approche renouvelle la place du corps dont on sait qu’elle est intimement liée à la civilisation qui la porte. Si l’on suit la logique jusqu’au bout et si on l’accepte, alors on ne voit pas pourquoi (hormis des considérations éthiques) l’interfaçage de ce corps interactif permettant le dialogue entre l’esprit et la machine ne conduirait pas à terme à l’implantation à demeure de capteurs-émetteurs, ce qui est d’ailleurs une voie déjà effleurée. Ainsi, ce corps, intégré dans la construction du sens, pourrait-il dialoguer avec des mondes virtuels, mais aussi peut-être s’intégrer à l’internet des objets, ou si l’on préfère au réseau d’objets dont on nous promet l’avènement pour bientôt . Après les installations et déjà nombreuses expérimentations des précurseurs, ingénieurs et artistes, la WII est un des premiers systèmes introduisant à la maison la possibilité d’expérimenter ce corps interactif…

MySpace, Facebook et Google prennent le pouvoir sur le web social

May 12 2008

Depuis que le social-graph a fait long feu comme source de monétisation des réseaux sociaux, aucun modèle disruptif n’a fait son apparition. Personne ne sait vraiment quelle sera la clé de monétisation de nos socialisations, mais cela n’empêche pas d’organiser le terrain de jeu et de créer des conditions d’innovation. Dans ce but, la bonne direction est toujours celle de l’ouverture.
On n’en est pas encore dans nos rêves les plus fous de maîtrise et de portabilité de nos données, mais depuis quelques jours, le fait est que les 3 grands ont de concert fait franchir un palier. MySpace a ouvert le bal jeudi, suivi par Facebook le lendemain et enfin Google avec FriendConnect aujourd’hui. À ce stade vous vous demandez où sont Yahoo! et Microsoft ? le premier a annoncé des intentions et les deux avaient d’autres chats à fouetter ces dernières semaines. Ceux qui disent que Microsoft lorgne maintenant vers Facebook ne me semble pas avoir tort !
En tous les cas, si le web social vient de franchir un nouveau palier dans la circulation des données, on assiste aussi à la prise de possession des parts d’un marché visiblement central et basé sur les liens entre services.

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