Shopkick donne un coup de fouet à l'expérience multichannel

Aug 18 2010

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Difficile cette semaine de passer outre la lancement de Shopkick (New York Times, Techcrunch ou KNTV Press Here).

Cette application mobile, Iphone actuellement Android bientôt, permet de récupérer des points, appelés kickbucks,  pour chaque action effectuée (entrée dans un magasin, scan de produit) et de recevoir des promotions au sein du magasin.

A première vue, on semble dans un schéma classique : gagner de la connaissance client pour offrir un meilleur service et de l’incentive de vente côté magasin, obtenir des promotions côté client.

Jusqu’à là rien de nouveau, on continue dans la tendance du SNLB (Social Network Location Based).

Pour autant, Shopkick se démarque de ses concurrents par différents points.

Le check-in automatique

A l’inverse de service comme Foursquare ou Gowella, ici il n’est aucunement besoin de sortir son téléphone pour gagner des points, des bornes sont installées à l’entrée du magasin, et il suffit que le client rentre pour s’enregistrer.

Encore plus précis, ces bornes seraient capables de détecter un client au niveau du rayon, pour lui pousser des offres en adéquation.

Cette technique permet un confort d’utilisation et une précision des données (impossible de tricher), mais pose des questions de confidentialité et de données privées.

L’association avec des chaînes de magasins

Le revers de cette technique est donc l’obligation de devoir installer des bornes, et donc de passer des accords avec des magasins.

De ce côté là, Shopkick a plutôt réussi sa sortie.

Il a passé des accords avec Best Buy (1150 magasins) , Macy’s (800 magasins), American Eagle (1100 magasins) , Sports Authority (460 magasins) et de “grands centres commerciaux” dans 4 régions : New York, Los Angeles, San Francisco et Chicago.

Hélas pas plus d’informations de ce côté là, mais on peut partir du principe que les magasins dans ces régions vont être peu à peu équipés.

La botte secrète : CauseWorld

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Alors qu’avec l’application Shopkick, l’entreprise  a dû se rapprocher des retailers, CauseWorld a permis d’aller voir les marques.

L’idée est de gagner des points (ici les karmas) à chaque fois que l’utilisateur scanne avec son téléphone un produit des marques partenaires. L’utilisateur peut alors donner ses points, qui se transforment en don d’argent,  à des associations caritatives.

A l’inverse de Shopkick qui n’inclut pas de fonctions sociales, l’utilisateur de CauseWorld peut publier sur les différents réseaux sociaux les causes ou les associations qu’il soutient.

Nous allons suivre avec attention les chiffres de téléchargement de Shopkick, qui bien plus que le geek pourrait séduire le soccer mom, soucieuse de gérer au mieux son budget.

En moins de 5 mois, CauseWorld a été téléchargé 550 000 fois et aurait généré presque 1 million de dollars de donation.

En France, quelques expérimentations pilotes de géolocalisation en magasin ont été effectué chez Auchan ou Decathlon, pour autant je verrais bien la Fnac, assez active dans le mobile, s’y mettre en premier, qu’en pensez-vous ?

De retour de Paris web

Oct 19 2009

Paris Web 2009Paris Web 2009 est terminé… Vive Paris Web 2010 ! Les 2 jours de conférence ont été un énorme condensé de qualité, de bonnes pratiques, de standards et de bonne humeur. Tout d’abord, je souhaite donner un grand coup de chapeau à toute l’équipe de Paris Web. Ils ont abattu un travail énorme pour nous assurer un cycle de conférences d’une exceptionnelle qualité. Jugez plutôt, pas moins de 43 orateurs se sont relayés dans 2 amphithéâtres et 16 ateliers. Et pas des moindres :

  • l’inénarrable et inébranlable (il a été orateur à tous les Paris Web depuis leur création !) Daniel Glazman, co-chairman du Working Group CSS au W3C
  • la pétulante Molly E. Holzschlag d’Opera Software et accessoirement éminent membre du Working Group CSS et expert au Working Group HTML
  • Tristan Nitot, jamais avare de bons mots, président de Mozilla Europe
  • le globe-trotter, Karl Dubost, ancien employé du W3C et Directeur technique chez Phéromone
  • le réjouissant Charles McCathieNevile, chief Standards Officer chez Opera Software
  • la charmante Amélie Boucher, ergonome reconnue pour ses travaux et son très bon livre sur l’ergonomie des sites web
  • Eric Daspet, responsable innovation et consultant chez SQLi mais surtout évangéliste d’un web ouvert, expert francophone en PHP et un des pères fondateurs de Paris Web
  • et j’en oublie mais la liste complète se trouve sur le site de Paris Web

Finalement, tout le beau monde de l’Open Web était présent. Alors que retenir de ces 2 jours de conférence ?

  1. Parmi les infos exclusives divulguées, une est particulièrement ressortie et a notamment marqué les esprits : la prédiction de Daniel Glazman ! Selon lui, et je suis tout enclin à le croire, IE 6 sera devenu une part négligeable du marché des navigateurs en mai 2010 et aura complètement disparu en mai 2011.  Je ne sais pas sur quels chiffres il s’appuie mais je le crois, la courbe d’utilisation IE6 va dans ce sens. Cela rejoint les estimations que j’avais faites et sur lesquels nous basons nos cadres d’évaluation. Au final, est-il encore opportun de perdre du temps, de l’énergie et donc de l’argent sur la compatibilité multi-navigateurs en y incluant IE6. Je suis un fervent défenseur de l’arrêt du support d’IE6 (et au moins dans un premier temps du support partiel que j’appelle souvent “dégradation propre”) et ce pour 2 raisons :
    • les utilisateurs d’IE6 le sont sur leur lieu de travail donc pas forcément dans la cible directe d’une application web (sauf cas des intranets antédiluviens ou d’application de type B2B particulière) et finalement, dans notre métier, nous avons une responsabilité importante vis à vis des utilisateurs (je ne parle pas que de nos clients mais bien de l’ensemble des internautes), à savoir, engager un processus pédagogique d’évangélisation et de sensibilisation à la qualité finale de l’expérience utilisateur qu’ils sont en train de vivre. Rendre compatible une application web avec IE6 est une contrainte forte à la créativité et à l’innovation, en plus d’être une aberration commerciale !
    • sinon, il s’agit d’un choix délibéré de leur part et il convient de se poser la question de savoir si ils font vraiment partie de la cible de notre projet et si par conséquent il est opportun de dépenser une fortune pour rendre notre application compatible avec ce navigateur en sachant que le ROI n’est absolument pas assuré. Cette cible et son coût d’acquisition intéresse-t-elle vraiment notre client ? Je ne crois pas tant les coûts de mise en compatibilité deviennent exorbitants avec la complexification des applications web.
  2. Nous avons un devoir d’éducation, au sens pédagogique, envers les internautes. Il convient de leur fournir un produit de qualité, respectueux des standards (et j’y tiens), accessible et interopérable.
    Mais avoir une action pédagogique ne signifie pas simplement fournir un produit aux standards mais également orienter l’utilisateur final vers une interface qui lui offre la bonne (sinon la meilleure) expérience utilisateur. On en revient à l’infatigable débat sur IE6 qui gangrène les développeurs web depuis 8 ans et qui continue à brider l’innovation technologique des applications web :  le lissage par le bas ! Un des leitmotive de ce Paris Web 2009 fût donc l’abandon pur et simple d’IE6. Oui… facile à dire ! Cependant la réalité du marché est celle qui nous fait vivre, on ne peut pas encore dire à nos clients qu’on ne supportera pas ou peu (mode dégradé)  IE6 dans l’application qu’on est en train de lui construire sans qu’il y ait des grincements de dents.
  3. L’avenir des standards nous promet de belles choses. La conférence de Tristan Nitot et de Paul Rouget fût à ce point magistrale que toute l’assistance en fût bluffée. En effet, hormis le sketch bien huilé (et parfois comique) de 2 geeks qui se respectent et s’admirent mutuellement, la démonstration technologique HTML5/CSS3 (certes sur un Firefox 3.7 en pré-alpha) a scotché l’ensemble de l’assemblée : détection de l’accéléromètre dans le navigateur, filtres CSS sur des vidéos et sur du canvas 3D… Ces technologies laissent augurer d’un web plus puissant, plus interactif et plus ergonomique… que du bonheur !
  4. La conférence d’Amélie Boucher a également été source de bonnes pratiques en ergonomie des sites e-commerce.  Elle a rejoint en divers points l’avis de Thierry Rousseau sur l ‘amélioration des taux de conversion. Amélie est une fervente adepte (et je la comprends) de l’A/B testing pour s’adapter pleinement à sa cible.
  5. De manière générale, j’ai été satisfait de l’ensemble des conférences dans la mesures où les pratiques et technologies citées sont des chemins que nous abordons quotidiennement chez groupeReflect et sur lesquelles nous cherchons à avoir une vision lointaine pour nos clients.

Pour conclure : une manifestation excellente en tous points. Par des professionnels, pour des professionnels. Le seul regret que je puisse y voir, c’est qu’il faille attendre une année pour y retourner et recharger les batteries !

Paris Web 2009, nous y serons !

Oct 2 2009

Paris-web 2009 — 8–9–10 octobre — on y sera !
Pour ceux qui ne connaissent pas, Paris Web est une manifestation dédiée au monde du… web. Il s’agit de 2 jours de conférence par des orateurs qui figurent parmi les sommités du web (Daniel Glazman, Karl Dubost, Tristan Nitot, Amélie Boucher ou encore Molly Holzschlag, etc.) et, le samedi, une journée d’ateliers également proposés par des ténors du web (Laurent Denis, Aurélien Levy, Monique Brunel…) . Si vous êtes un professionnel du web et que vous êtes particulièrement sensible aux standards, à l’accessibilité, au design, à l’utilisabilité, aux performances et à la sécurité des applications web, nous aurons probablement l’occasion de nous croiser et d’échanger et débattre ensemble .

Au plaisir de vous y rencontrer !

L'anthropologie au service du web

May 5 2009

Il n’est pas nécessaire d’attendre que les prédictions d’Adam Greenfield se réalisent. Notre métier est de penser en terme d’interactions et non d’interfaces. Quand je suis devant Facebook, je n’échange pas avec une interface, mais avec des gens, où plus précisément avec la projection médiatique que permet Facebook à ces gens.
C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai parcourue l’excellente topo de Lidija Davis sur ReadWriteWeb à propos de Stack Overflow. Des gens qui disent qu’ils pensent en terme d’interaction human to human, des gens qui ont une approche anthropologique des problèmes.

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Ecouter ses clients, pour quoi faire ?

Mar 25 2009

Je ne ferai l’insulte à aucun des lecteurs de ce blog de ne pas penser qu’à l’heure du web social, celui-ci représente une mine d’information pour toute marque, entreprise ou institution qui se respecte, sinon un moyen de dialogue. Après tout, vos consommateurs ou usagers se parlent entre eux de leur expérience d’avec ce que vous leur proposez. Cela vaut autant pour des produits de marque, des services, jusqu’au politique. La question de savoir comment faire partie de cette discussion est un élément qui ne devrait plus se discuter de nos jours. Et pourtant …

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Le nouveau langage des signes

Nov 16 2008

Lors du dernier EuroIA, Adam Greenfield est gentiment venu dire aux (enre autres) concepteurs d’interfaces que nous étions alors rassemblé que notre job allait disparaître puisqu’il n’y aurait plus d’interface, que nous interagirions directement avec les choses. Voilà le type de moment savoureux, où l’on se fait peur à rêver d’apocalypse en se disant que ce n’est pas pour demain, avant d’aller digresser sur le design d’interfaces tactiles, iPhone en main, à la pause café.
Le Gartner a déjà annoncé que la souris va disparaître, annonçant un monde tactile, saut que l’on est nage déjà dans l’informatique ambiante.
L’avenir, ce n’est pas le web 3, c’est de nouvelles façon d’interagir. Pour s’en convaincre, pensez qu’il n’y a que 18 mois entre ces deux expérimentations. Tout ça c’est très beau, mais quid du processus d’apprentissage et d’appropriation culturel par les usagers en masse ? sommes-nous prêts à ça ?


g-speak overview 1828121108 from john underkoffler on Vimeo.

Une leçon d'ergonomie

Nov 11 2008

Vu ce matin comme Slides of the month de SlideShare, 50 slides pour se convaincre, s’il en était besoin, que quelques règles de bon sens élémentaire valent plus que tout autre chose pour faire des choses qui marchent vraiment. Bon ok, l’iPhone se prend en main très bien, mais il y a deux ou trois choses pas claires ou discordantes, que l’on retrouve parfaitement ici. À titre perso, j’ai par exemple toujours trouvé étrange la sous-utilisation du balayage horizontal, ne serait-ce que pour changer de page dans Safari ou dans le calendrier. Sinon j’adore le cas de l’alarme. Ce qui m’a le plus interpellé, c’est sans doute l’impact du design de l’icône dans l’intérêt porté à une application.

Plaidoyer pour l'Information Architecture

Oct 1 2008

Je remercie beaucoup Laurent d’avoir su susciter ma curiosité à venir passer deux jours dans la venise du nord à l’occasion de l’EuroIA, le sommet européen de l’Information Architecture Commitee. Amsterdam est une ville sympathique, qui plus est quand il faut beau, et d’autant qu’on a rendez-vous dans autre chose qu’un centre de congrès neutre ou froid.
Pour simplifier la définition et franciser, l’Architecture de l’Information , c’est l’art de modéliser l’expérience utilisateur. Une discipline qui recouvre aussi bien la réflexion stratégique, éditoriale, l’utilisabilité et toutes ces choses qui concourent à penser du web.
J’ai épluché la liste des plus de 160 participants issus de plus de 20 nationalités (y compris des japonais) et j’étais apparemment le seul frenchy de l’affaire. Effrayant quand on mesure la qualité de ce qui est présenté mais surtout la communauté elle-même. Alors, comment se fait-il que nous passions, nous français, à côté d’une dynamique mondiale qui structure un puissant réseau d’expert et qui pense sa discipline au point d’envisager un référentiel mondial universitaire.
En France, nous raisonnons usages, donc usagers, avec des approches sanitaires et massifiées, où il s’agit de prévenir des problèmes en passant par des Codes réglementaires. Ne manque à l’appel que la bureaucratie qui s’en suit. La démarche de mise en place du RGAA est caractéristique de ce processus, qui n’est qu’une application de la manière dont, en France, et de manière culturelle, nous gérons les choses. Le grand intérêt de l’IA est d’être une discipline, donc quelque chose qui se discute, qui fédère le business, la recherche et l’enseignement, qui vise des objectifs d’efficience, et qui a en fin de compte une valeur, qui parle vraiment business.
En résumé, pendant que nous parlons problèmes, le monde élabore un domaine d’activité. Il me semble que nous sommes au comptoir du buffet de la gare alors que le train est parti.

Facebook parle français, mais encore ?

Mar 11 2008

Alors que son patron, Marc Zuckerberg, suscite l’agacement et quelques doutes de savoir où il va, Facebook est passé en mode fr. Au-delà de la belle prouesse collective et au fait que cela n’a pas empêché 1,1 millions de Français d’y souscrire en un an, on notera que, par ordre d’arrivée, nous passons après l’espagnol et l’allemand (désolé, je dois encore être en mode CEBIT).
En même temps, même si cela permettra de franchir un palier linguistique, cela est très éclairant d’une logique qui fait fi des spécificités culturelles. Certes, Facebook, en bonne marque mondiale, ne pense même pas à ce genre de choses. Pourtant et tout particulièrement dans les réseaux sociaux, on note des comportements culturels marqués, que Viadeo traduit bien dans les différences de ses versions par pays. C’est notamment le cas de la manière dont est intégré la pub, un sujet parfois sensible, qui a coûté quelques plumes à Xing il y a encore peu, d’avoir voulu traiter l’Europe trop uniformément sur ce point.
Pendant ce temps, et pratiquement au même moment, c’est LinkedIn qui débarque. Pourtant, s’il reste présent avec son modèle bien rempli de ads, il va bénéficier d’un partenariat assez malin avec l’APEC pour emballer et prescrire un service très habillé en US, dans un contexte bien de chez nous.
Les réseaux sociaux poursuivent leur extension planétaire et l’on ne peut qu’être frappé de la grande diversité d’approche de la question culturelle pour chacun d’eux.

Snap.com vous en pensez quoi ?

Feb 20 2008

snapshots_service.pngComme vous l’avez remarqué, dans le lifting de notre blog, nous avons intégré le service snap qui nous apparait comme une solution intéressante pour s’éviter des clics, se remémorer un site par un simple preview et qui a été pas mal demandé par nos lecteurs. D’autres lecteurs nous disent que cela les perturbent dans leur lecture. Alors, qu’en pensez vous ? Que préférez vous ? Quels sont vos retours d’expérience ?

Où sont passées les interfaces riches ?

Jan 15 2008

Episode 3. Et si tonton Jacob était dans le sens du vent ? il est venu avec le sapin nous rappeler à la raison et nous inviter à bien doser l’utilisation des épices web 2 et notamment ceux venant des technologies dites riches. C’est amusant parce qu’en évoquant son précédent sermon, j’avais dis l’attendre sur ce sujet. Vous êtes prévisible M. Nielsen !

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Ouvrez vos yeux et vos oreilles : le nouveau Jamendo

Jan 11 2008

Jamendo, c’est d’abord une initiative d’une grande originalité qui tire parti des derniers bouleversements de la musique :
- la numérisation croissance de la musique, sa “dématérialisation
- la désintermédiation de la distribution
- l’hyper choix et son corollaire, le concept de long tail
- l’attente d’un nouveau modèle de promotion, de distribution et de rémunération des artistes
Pour cette nouvelle version, groupe Reflect a mené avec Jamendo une réflexion de fond sur les nouvelles bases du service pour qu’il soit plus facile à comprendre et à utiliser tout en conservant ses principaux points forts :

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L'accessibilité, une composante fondamentale de notre métier

Dec 14 2007

Bien que les choses évoluent doucement dans le bon sens, une grande majorité des professionnels du web – chefs de projets, designers, développeurs – n’ont pas encore compris les enjeux de l’accessibilité, ou, pire encore, n’en ont tout simplement jamais entendu parler. Dans la très grande majorité des cas, on n’en entend parler qu’à la demande express du client, et il semble que la seule manière de la vendre aujourd’hui soit d’insister sur son impact positif et reconnu sur les outils de recherche.
Je suis tombé durant ma veille du matin sur un excellent article de James Edwards, Why accessibility? Because it’s our job, dont la conclusion me semble tout à fait pertinente :

Nous définir comme des professionnels est avant tout un engagement que nous prenons vis à vis de nos clients, et également vis à vis de nous-même : celui de fournir un travail de qualité. Un médecin doit se préoccuper de santé, un entrepreneur de sécurité, et nous, d’accessibilité.

Le fait qu’il faille recourir au législateur à travers un RGAA non contraignant – ni à ce jour puisque le décret n’a toujours pas été signé, ni dans le futur vue la faiblesse des sanctions – montre bien que, pour beaucoup d’entre-nous, la notion de professionnalisme est encore bien loin. Il ne tient pourtant qu’à nous de rajouter le minimum vital d’accessibilité, non pas comme une quelconque fleur faite aux personnes atteintes de déficiences visuelles, auditives ou moteurs, mais simplement pour rendre nos sites… accessibles à tous.

France Telecom lance une solution de mise en relation en langue des signes

Nov 30 2007

Alors qu’on attend toujours le décret d’application du RGAA qui l’imposera de facto à l’ensemble des sites publiques, France Telecom va plus loin en facilitant l’accès de son service client à distance aux sourds et aux malentendants. Très justement baptisée autonomie, cette nouvelle solution de mise en relation via le web utilise au choix la langue des signes, le sous-titrage des paroles du conseiller clientèle ou un système de chat.
autonomie.jpg
Devant une telle prouesse technologique particulièrement inhabituelle, je suis étonné qu’ils n’aient pas poussé l’effort jusqu’à supporter d’autres navigateurs qu’Internet Explorer 6 et 7. Parce qu’elle signifie rendre Internet accessible à tous, l’accessibilité passe aussi par l’interopérabilité.

L'iPhone et le design d'interface

Jul 5 2007

iPhoneGeste.pngChez nos amis de Designer interactif, un excellent billet à propos du design d’interface dans l’iPhone. Cela fait un excellent écho à mon billet de la semaine dernière et cette idée que l’iPhone est une rupture au niveau relation d’interface avec la machine.
Steve Jobs a beau dire que l’iPhone sait jouer le web 2, il faut donc s’adapter un peu. Qui en aurait douté.
Voici donc un nouveau jeu de contraintes qui va peser sur l’ergonomie des sites, mais aussi sur les usages qu’on y pense, notamment quand on lit qu’il n’y a pas de geste pour couper, coller, le drag-and-drop ou la sélection de texte, ou inversement quand on réfléchit à la possibilité de zoomer et ce qu’elle change dans la manière de consulter une page.
Enfin à l’heure où les labels européens d’accessibilité s’organisent, il est intéressant de faire le lien, notamment quand on lit chez Apple que l’interface limite physiquement le nombre de liens dans la page, ou dans la manière dont il invite à sa structuration.
Un nouveau standard d’interface s’est invité à la table.