Coca-Cola fait vivre le bouton like de Facebook

Aug 17 2010

Vous vous souvenez certainement de l’étonnante campagne que Coke avait mené avec son “Happiness Machine”. Bon début mais pas très disruptif, on avait déjà vu des choses similaires ailleurs.

Cette fois ci Coke a ete un peu plus loin au travers d’un Campus Village mené en Israel. Chaque participant équipé d’un bracelet RFID contenant ses accès Facebook a pu faire vivre ses moments préférés a sa communauté d’amis.

On a tous une tribue, d’amis, de prospects, de clients, de partenaires, etc… Avec qui on rêve de partager des moments de vie sans effort. Au delà de la campagne elle même je trouve cette mobilisation de la technologie RFID maline pour provoquer un usage social intéressant.

- Imaginez pour une région ou une enseigne comme “Les Gites de France” s’équiper avec cette technologie dans tous ses lieux d’habitation.
- Et si les photomatons de demain vous permettez des publications automatiques vers vos amis ou même vers des services de l’administration française.
- Et si Ikea, Conran Shop ou n’importe quel enseigne de retail vous permettez, d’un simple coût de bracelet ou porte clef, de partager vos projets d’aménagement avec vos proches ?

Facebook et Foursquare jouent à qui veut gagner des millions (d'utilisateurs)

Jul 23 2010

Cette semaine, nous avons franchi un important milestone vu que Facebook a annoncé avoir passé le cap des 500 millions utilisateurs actifs .
Foursquare de son côté a défaut de pouvoir parler de centaines de millions d’utilisateurs (on est plutôt du côté des 2 millions), annonce de son côté le 100 millionièmes check in.

Alors qu’il est difficile de vérifier les statistiques de Foursquare, une petite polémique sur la véracité des membres déclarés par l’outil de targetting de Facebook commence à naître. Certains comparant les chiffres annoncés par Facebook à la population française arrivent à des taux avouons-le, un peu trop gros comme le 110% de pénétration sur les 20-59 en Ile de France. (en l’occurrence si on prend les derniers chiffres de l’Insee sur cette population, on arrive sans problème à un taux de pénétration de 120%).

Si on voulait faire du trafic sur notre blog, et entrer tête baisser dans la polémique, nous le pourions mais je ne pense pas que le débat se situent sur ces chiffres de membres.

Bien sûr du point de vue symbolique, la barre des 500 000 millions est importante. Mais Facebook a atteint une masse critique et nous sommes sorti de la période d’évangélisation sur l’importance du réseau, d’autant plus que les Français y passe du temps.

Mais plus qu’une simple histoire de chiffre de membres, c’est bien la puissance offerte des outils qui est intéressant.

En effet, depuis Facebook  Connect, et avec Open graph, il ne faut pas plus que 2 clics pour créer un compte sur un site ou partager ses informations avec une application tiers. Les editeurs peuvent ainsi offrir des services plus personnalisés, et acquérir de la data plus précise en demandant un effort moindre à leurs visiteurs.

L’acquisition de Fan sur Facebook n’est rien d’autre que de l’embasement avec possibilité de réadressage pour établir une véritable relation entre marques et clients, et ceci en ne demandant qu’un seul clic au visiteur. Qui dit mieux ?

De son côté Foursquare offre la possibilité aux commerçants d’avoir des informations de trafic dans leurs magasins, et espère devenir un complément de la carte de fidélité de ces derniers.

Starbuck ou Pespi n’ont pas attendu que Foursquare ait une masse critiques pour lancer des opérations.

Bien sur qu’il est toujours rassurant de pouvoir se reposer sur des chiffres, et ce n’est pas le planning stratégique qui vous le reprochera.

Pour autant, je pense que le nombres d’utilisateurs exacts de Facebook est aussi peu pertinent que le nombre exact d’internaute en France. On peut se contenter de dire qu’un français sur 2 est sur Internet et un internaute sur 2 est utilisateur de Facebook

Quant à Foursquare, je suis incapable de vous dire le nombre de Français qui l’utilisent, surement quelques dizaines de milliers, mais une chose est sûr, devant le potentiel de l’outil et sa croissance actuelle, je n’hésite pas à en parler en recommandation pour tout client possédant des magasins physiques.

Vie privée et neutralité : même combat !

Apr 22 2010

Je reste perplexe devant le débat actuel sur la vie privée. J’ai eu l’occasion de dire ce que j’en pense, à savoir qu’elle est simplement revisitée à travers les modalités modernes que l’homo-numéricus a développé pour vivre avec ses voisins. Rien de nouveau sur le fond, juste une forme qui change, raison de plus pour ne pas jouer aux apprentis sorciers.
Mais dans le fond, c’est un faux débat, ou plutôt une discussion détachée qui va finir par (re)prendre sa place dans celle, plus générale sur ce que certains appellent régulation et qui est habillé sous le joli mot de neutralité. La neutralité est une notion bien comprise et claire pour les acteurs du net. Mais pour les autres, il y a cette fausse idée que le net est une zone de non-droit. Il ne l’est pas, enfin pas au sens propre où on a tort de vouloir le comprendre, il l’est au sens où il échappe à la régulation relative aux biens publics …

Tant Google que Facebook ont donné le bâton pour se faire battre, en prenant les utilisateurs pour des foules écervelées. On ne manipule pas les gens. On ne s’amuse pas, à leur place, parce que ça aurait un sens business de libérer toutes les données que les usages socio-numériques produisent, de le faire sans consentement. Un environnement social est un jeu et on ne change pas la règle du jeu sans que les joueurs ne soient d’accord.
Je m’attendais à ce qu’ils se prennent une bonne révolte dans la face, mais la nouveauté vient sans doute de la promptitude des politiques à s’en mêler, aussi. Dernier épisode en date avec cet appel des CNILs à l’attention de Google. Il devrait amener bien des responsables à réviser sinon découvrir leurs classiques de l’Informatique et Liberté. Mais il y a une autre signification.

Au niveau de massification où nous sommes, je crois que parler de régulation, vouloir faire des lois, ou des taxes n’est que l’écume des choses. Ça passera. Dans le fonds, le vrai mouvement c’est que nous parlons de bien collectif, sinon de bien public.

Cette approche du problème, Google la connaît déjà très bien. C’est celle qui lui vaut des tracas sur Google Books par exemple, celle qui fait qu’il s’en trouve parmi les gens de la chose publique à penser que la position acquise par Google en fait une sorte de service public planétaire. Quand on dépend trop de quelque chose, qu’il n’y a pas vraiment d’alternative et que la salubrité de la société et de l’économie en dépend, cela devient l’affaire de tous.
Google devrait être un service public. Mais un service public mondialisé, ça n’existe pas. En fait si, cela existe déjà à travers les ONG et Wikipedia est sans doute le premier et principal exemple de gestion collective du bien commun digital et mondial. Mais dans le cas de Google, peu importe que ce soit opéré par une grande entreprise globalisée. Ce statut ne doit pas détourner notre lecture des choses. Google est un grand acteur mondial sur un domaine relevant de l’intérêt général.
Ne faut-il pas voir autrement le bras de fer avec la Chine ? Ne faut-il pas voir autrement son entrée comme acteur géopolitique ?

Prochain épisode avec Facebook. Il est acté que Facebook a gagné la position du compte maître, celle de hub social, pour l’occident en tous les cas. Facebook touche au monopole et va bientôt goûter aux exigences que cette position requiert.
On en a eu un avant goût avec l’épisode allemand. Les limites commencent à être dressées. Comme pour Google, les questions de transparence et de neutralité vont aussi commencer à sérieusement se poser. Et vous verrez qu’il y aura aussi bientôt un peu d’écume législative et sans doute aussi des idées de taxe. 3,6$, la valeur d’un fan dites-vous ?

Et la neutralité dans tout ça ? C’est là que j’en viens au sens de mon propos : je suis très étonné de n’avoir encore rien lu qui n’aborde la fameuse neutralité du web sous cet angle ?

C’est très bien de reparler de neutralité par rapport à la tuyauterie. On aurait juste aimé que ce soit une évidence tellement il s’agit d’un pilier pour le développement du net et du business.
C’est intéressant de voir tout le monde fabriquer des gâteaux et de les découper, mais on n’est pas que dans une discussion de part de marchés.
Mais quand je vois qu’on fantasme sur l’idée d’une initiative “libre” (les guillemets c’est pour la traduction toujours subjective de “free”) visant à doter les gens d’un boîtier de management de la vie privée, je me dis qu’on est bien dans une approche publique, au sens propre du terme, considérant les données personnelles comme devant bénéficier d’une politique et des moyens de l’appliquer. Dans un des tous premiers billets de ce blog, il y a 6 ans, à Hourtin, il était déjà question de lutte contre l’accaparement et la centralisation des données personnes. C’était pour la bonne cause de l’administration électronique aux bienfaits des administrés. Déjà à cette époque certains, dont nous, avions dis qu’il n’y avait pas de raison de faire comme cela et qu’une solution P2P ferait le job. On est encore dans ce débat et, entretemps, j’ai d’excellent souvenir à avoir débattu du web comme bien commun.

C’est inévitable de considérer certains grands services fondamentaux du net, sinon le net en tant que tel, comme du bien public et procéder à ce titre.
Nous n’avons pas conféré au web un rôle fondamental à l’individu au même titre ou presque que l’accès à l’eau potable pour ne pas traiter les choses sous cet angle.

En disant cela je ne prend pas une position militante. Je pose un périmètre et je pointe une question. Je me souviens aussi simplement avoir déjà eu ces discussions, être déjà passé par ces chemins et avoir fini par poser la question du bien commun et de ce que cela signifie. On est dans un éternel recommencement, personne n’a tranché ces questions, les enjeux ont juste grossis et il y a maintenant d’autres joueurs pour lesquels cette notion a une signification régulatrice bien particulière.
Ne nous trompons pas sur le sens des mots et sachons bien mesurer les conséquences qu’il y a à placer le digital en élément indispensable à la vie du citoyen du XXIe siècle. La neutralité, c’est bien plus que des tuyaux et la distribution du gâteau, c’est un cadre de confiance pour les gens au regard des services dont ils usent.

Greenpeace vs Nestlé, un résumé en graphiques un mois après…

Apr 19 2010

Retour sur l’offensive de Greenpeace contre Nestlé, accusé de précipiter la disparition de la forêt tropicale et de l’orang-outang-symbole par l’utilisation d’huile de palme entre autres dans ses barres Kit Kat. Le déroulement de l’opération a été amplement décrit et analysé (voir en particulier Fabrice Epelboin sur Readwriteweb). Que reste t-il de cette affaire un mois après son déclenchement ?

Tout d’abord un modèle d’offensive en « total digital » : détournement de logo + clip viral + kit de campagne numérique + Twitter + Facebook. L’activité autour de Nestlé a fortement cru à partir du 17 mars, date du lancement de la campagne Greenpeace. (voir les graphiques sur le billet d’Epelboin).

Comment la bataille s’est-elle étendue au delà des réseaux précités ? Une requête sur Google Tendances montre bien la chronologie. Dès le premier jour ,le nombre de requêtes Nestlé + greenpeace sur Google explose, que ce soit le fait de militants soucieux de connaître l’impact sur le net de l’offensive ou de curieux désireux de s’informer, peut-être alertés par la densité des résultats de requêtes sur Google, onglet Nouveautés.

Google Tendances :  mots-clés Nestlé+Greenpeace

Google Tendances : mots-clés Nestlé+Greenpeace

Deux jours après, on observe l’explosion des requêtes Nestlé+Facebook et Nestlé+Kit Kat, ce qui correspond effectivement à une recherche d’infos après une première réponse agressive de Nestlé qui a déclenché l’offensive des internautes sur sa page Facebook. L’affrontement sur les médias sociaux nourrit l’intérêt des internautes sur le web en général, et réciproquement certainement.

Google Tendances :  Nestlé+facebook

Google Tendances : Nestlé+facebook

Google Tendances : Nestlé+Kit Kat

Google Tendances : Nestlé+Kit Kat

Comment les médias numériques ont-ils réagi ? Une requête sur Wikio Trends montre bien un pic remarquable de news dès le 18 mars, ce qui montre l’extension rapide du terrain de communication au delà des médias sociaux. A noter que les deux pics précédents concernent des nouvelles stratégiques ou financières pour Nestlé.

Wikio Trends

Wikio Trends

Enfin, comment les médias traditionnels ont-ils pris l’affaire en compte ? Il faut bien dire qu’il n’y a pas eu autant de bruit que sur le net et il se sont tenus en marge de la bagarre. Quelques échos, quelques brèves, un très court billet dans le bruit du net sur France info par exemple. Si l’on parle de la presse dite de référence, elle a plutôt retenu la conclusion de l’affaire qui sonne comme plutôt positive pour Nestlé puisqu’on insiste surtout sur sa conversion à l’huile de palme durable (titre de l’article du monde).

Quels effets sur la réputation de Nestlé ? Les graphiques proposés par Fabrice Epelboin montrent l’accroissement des sentimentss négatifs. Celui de Sysomos confirme l’impact, sans doute passager, de la campagne de Greenpeace sur l’e-réputation de la marque.

Sysomos Map

Sysomos Map

On a parlé de l’effet sur le cours de bourse de Nestlé. Pas évident pour qui n’est pas analyste…le cours a effectivement baissé les 17 et 19 mars, il est difficile de mesurer l’impact de l’offensive par rapport aux autres facteurs, l’action ayant évolué les jours suivants sans corrélations manifestes avec l’affaire.

Les Echos

Les Echos

A l’heure du bilan, et pour ne pas connaître les objectifs des uns et de autres, il est difficile de savoir si leurs objectifs respectifs ont été atteints et dans quelle mesure. Il est cependant un fait que Nestlé a manifestement sous-estimé, mal-utilisé et mal-traité les réseaux, particulièrement sa page Facebook, ce qui l’a d’ailleurs conduit à s’excuser. Twitter, les réseaux sociaux, les blogs et les médias numériques se sont mutuellement renforcés pour créer le buzz que nous avons connu et qui ont placé Nestlé en situation de crise. Défait sur le terrain des médias sociaux, ses réponses ont été conçues « à l’ancienne » si l’on peut dire, sous forme d’injonctions (malheureuses), d’une page questions/réponses sur le site corporate et sous forme de communiqués. Très succintement, je retiens le modèle d’offensive digitale et ses résultats :
- une confirmation : On ne détourne pas l’esprit d’un réseau social à son profit. La tentative de censure du clip par Nestlé , ainsi que ses réponses agressives des premiers jours n’ont fait que déchaîner les internautes et amplifier le buzz. Tout kayakiste (souvenir de jeunesse) vous dira qu’on entre dans un torrent dans le sens du courant, c’est la qualité du coup de pagaie qui fait la différence.
- Nestlé change de fournisseur d’huile de palme. Il se paye même le luxe d’appeler à un memorandum sur la déforestation. La suite, moins numérique,…ici.

Le luxe en temps réel

Jan 21 2010

Alors que débute aujourd’hui la présentation des collections homme à Paris, une discrète révolution arrive dans les maisons de luxe.

Bousculées par des pure players de la vente en ligne (dont le plus connu pret-à-porter annonce 1,8 millions de visiteurs par mois, et un chiffre d’affaire en hausse de 50% pour l’année 2008), les marques lancent une à une leur boutique en ligne, à l’image de D&G cette année, voir pense même à ouvrir des boutiques pour téléphonique mobile tel Hermès.

Mais c’est surtout sur le terrain de la communication et du relationnel que les marques commencent à investir visiblement le terrain online. Après avoir donné accès aux premiers rangs de leur défilé à des bloggers (généralement réservés aux rédacteurs en chefs et VIP) , les marques commencent à les diffuser en direct sur Internet.

C’est Louis Vuitton qui a ouvert la voie en septembre dernier en streamant sur Facebook leur show, permettant même les commentaires. Disponible uniquement pendant 24hr, cette première tentative a donné des idées à d’autres maisons.

Cette semaine, à l’occasion des présentations de collections homme hiver 2010 à Milan, Emporio Armani, Prada, et Burberry Prosum ont chacun permis à n’importe quel internaute de regarder en directleur défilé. (à l’heure où le billet est écrit, ces vidéos sont encore disponibles).

L’initiative la plus intéressante vient de Burberry qui en plus d’avoir permis les commentaires depuis Facebook ou Twitter, les a aggregé sous la vidéo et permet de revoir le défilé en publiant ces commentaires dans les conditions du direct. Ce n’est pas une surprise pour cette marque qui a lancé fin de l’année dernière un “portail communautaire” autour du trench coat, pièce “inventée” en 1901 par Thomas Burberry.

Burberry Live show

Bien sûr, on pourra toujours argumenter que toutes ces vidéos ne soient pas exportables, et donc uniquement visible sur le site de la marque ou que les commentaires semblent ultra modérés chez Burberry.

Pour autant, on ne pourra que se réjouir de cette ouverture qui prouve que même dans un secteur où règne un équilibre entre exclusivité (par le prix et la disponibilité) et nécessité de vendre, les marques réalisent le besoin d’établir des liens forts avec leurs consommateurs et fans.

Aujourd’hui il faut savoir capter l’attention de ses clients, et quoi de mieux qu’un show de 15 minutes parfaitement exécuté et maîtrisé ? Néanmoins, ces initiatives ne doivent être vues que comme un first step dans la mise en place d’une relation digitale durable entre le public et la marque, et dont la finalité est de servir le business de cette dernière.

2010 sera-t-il enfin l’année du marketing relationnel sur Internet pour les marques de luxe ?

En bonus : La vidéo de la collection Moncler par Thom Browne FW10, un exemple de scénographie et de mise en scène. Un régal

Facebook protège (encore) ses utilisateurs

Jan 4 2010

Au début du mois de décembre, Mark Zuckerberg avait écrit une lettre aux 350 millions utilisateurs actifs de Facebook pour annoncer les nouveaux réglages concernant les données personnelles.

Hélas, par défaut, ces réglages publiaient publiquement statuts et autres liens proposés par l’utilisateur. A tel point que Zuckerberg qui avait ouvert son profil dû faire marche arrière et limiter son accès aux amis d’amis.

En effet, ces nouveaux réglages ont vu une nouvelle levée de bouclier à tel point qu’une plainte de l’association américaine EPIC (Electronic Privacy Information Center) contre Facebook a été déposée auprès de la FTC.

D’autant plus étonnant que le fond de commerce de Facebook est bien la confiance entre sa plateforme et ses utilisateurs. Difficile équilibre de celui de valorisation de son audience (et de ses données) dans un système fermé.

Pour autant, si d’un côté Facebook tente de forcer la main aux utilisateurs pour le partage de donnée (à l’image de la fonction de partage d’e-mail entre utilisateur et créateur d’application prévu dans la roadmap pour janvier), il édite des guidelines assez précises voir contraignantes pour marques et agences.
Mise à jour le 4 novembre, ces guidelines rendraient illégaux de nombreux concours à l’image de l’excellente réalisation pour Ikea par Forsman & Bodensfor où il fallait tager des meubles sur Facebook pour les gagner.
En effet, il écrit

4.2 In the rules of the promotion, or otherwise, you will not condition entry to the promotion upon taking any action on Facebook, for example, updating a status, posting on a profile or Page, or uploading a photo.  You may, however, condition entry to the promotion upon becoming a fan of a Page

De plus, interdit de faire gagner des mineurs :

You may not publicize or administer a promotion on Facebook if:

2.1 The promotion is open or marketed to individuals who are under the age of 18;

ou de faire des loteries ouverts aux Belges  (désolé nos amis d’emanika BE)

You may not publicize or administer a promotion on Facebook if:

2.3 The promotion, if a sweepstakes, is open to individuals residing in Belgium, Norway, Sweden, or India;

Je vous laisse découvrir le reste, en gardant une pour la fin : Chaque jeu promotionnel Facebook doit fait l’objet d’une demande écrite à un responsable de Facebook 7 jours minimum avant le début du jeu

3.6 You must submit materials for any promotion you plan on administering through the Facebook Platform to your account representative for our review and approval at least 7 days prior to the start date of such promotion. Promotions not approved in writing within such time period will be deemed unapproved.

Pour l’instant, ces informations semblent être assez peu communiquées publiquement par les agences, ce qui expliquerait les nombreuses opérations sur Facebook pas toujours conformes avec ces guidelines. Heureusement pour elles, Facebook semble occupé à d’autres priorités, d’où le laxisme ambiant.

Je pense que ces mesures vont dans le bon sens, pour autant en temps qu’utilisateurs de Facebook ou marque, pensez-vous que Facebook est sur la bonne voie en édictant des règles plus contraignantes ?

Bonus : En parlant d’ouverture, je vous invite à lire ce billet de Google sur la notion d’ouverture.

Leweb09 digéré

Dec 14 2009

Pour ma première participation, j’ai passé 2 excellents jours.

L’organisation était parfaite, d’une ponctualité telle qu’on se demandait presque si on était en France. L’application Iphone a été une excellente initiative, et fera sûrement référence dans sa catégorie.

Le grand thème de cette année était temps réel sur le web (« real time web »). A l’heure où l’IFOP annonce un taux de notoriété de 60% pour Twitter parmi les internautes français, soit presque du double par rapport à cet été, ce thème semblait dans l’air du temps.

Pourtant le bilan de ces deux jours est que l’on a parlé de beaucoup de choses mais très peu de real time web.  Dans les quelques tables rondes où le temps réel était expressément le sujet, on en venait à douter de son utilité. On tentait de nous vendre le fait que 40% des recherches sur Internet portaient sur des informations en temps réel (real time information), mais beaucoup de gens restaient perplexes : a-t-on vraiment besoin de recherche en temps réel ? Quelle application du real time web pour le e-commerce ?

Si on regarde les 3 startups primées cette année, aucune ne traitait du web en temps réel. Les deux premières, Stribe et Tigerlily sont axées sur le social, et la troisième, CloudSplit, sur la maîtrise des coûts de cloud.

Cette année, on a beaucoup parlé de mobile, de social, un peu de paiement et de développement à l’étranger.

Deux gros sponsors de l’événement, Ovi de Nokia et Orange, faisaient les gros bras. Le premier annonçait 1 million de téléchargement par jour, et le second annonçait un app store, rejoignant ainsi Vodafone, dans sa bataille pour augmenter son ARPU, en prenant sa dime sur le marché des applications mobiles. J’ai vaguement compris l’intérêt pour l’utilisateur mais l’intérêt des marques est plus clair : il est fort possible que sur certains terminaux (comme les Nokia), Ovi et le store de l’opérateur soient présents en même temps, comme me le disait une personne sur le stand d’Orange). Avec ces lancements, le discours actuel des opérateurs de supporter les coûts de l’augmentation du trafic mobile sans en bénéficier sera plus difficilement tenable. (Lors de la conférence, Orange disait que le trafic data mobile aurait été multiplié par 4 en 1 an).

De leurs cotés, les éditeurs mobiles présents (Tapulous, Shazam, SGN) annonçaient des chiffres plus importants les uns que les autres (20 millions de downloads dans 220 pays pour Tapulous, 500 000 nouveaux utilisateurs pour Shazam chaque semaine et une application installée sur plus de 12 millions de terminaux).

La tendance de 2010 est le très fort développement de “l’in app purchase”, qui va exploser depuis l’autorisation d’Apple de son implémentation dans les applications gratuites. SGN annonçait des taux de transformation de 8-10% pour un chiffre d’affaire généré d’1 million de dollars en 90 jours. Plus fort encore, Tapulous affirmait un taux de 15%-20% d’achat de chansons in app dans ses jeux Tap Tap.

Plus fort encore que les jeux mobiles, le social gaming avec en tête de file Zynga, qui a défaut d’être présent sur le salon était dans toutes les bouches (et en particulier celle de Loïc Lemeur, à croire qu’il en était actionnaire). Et on comprend, avec plus de 100 millions de visiteurs uniques par mois dont 26 millions de joueurs quotidiens à son jeu phare Farmville. La société qui a levé plus de 51 millions de dollars au total peut être optimiste surtout après le rachat de Playfish par Electonic Arts pour 300 millions de dollars.

S’il y a bien un acteur qui peut se réjouir de cette effervescence dans le social gaming, c’est bien Facebook. La société est plus forte que jamais avec ses 350 millions d’utilisateurs actifs dont 70% en dehors des Etats-Unis selon Ethan Beard (directeur du réseau Facebook Developer).

Assez remarquable aussi, Facebook Connect qui fête ses 1 an, avec plus de 60 millions d’utilisateurs, présent sur 80 000 sites, dont 50% des sites de Cosmcore 100. Pas une grande surprise chez groupeReflect, où l’implémentation de Facebook Connect est présente dès que possible à l’image des sites I Love Lumix ou The Digital Place pour Panasonic

La domination de Facebook ne fait pas peur à Pearltrees, jeune stratup française qui a lancé un réseau collaboratif accès sur les intérêts des utilisateurs. Pour simplifier, j’ai l’impression de voir l’enfant illégitime de Facebook et d’Evernote, le fouillis en plus.

Pas spécialement de grande innovation présentée au salon, on parlait surtout de développement à l’international, en particulier dans les pays hispanophones et arabophones. De même, la Russie, qui avec un taux de pénétration de 23% d’Internet et uniquement 9% des internautes qui achètent en ligne, offre des perspectives de développement non négligeable

D’autant plus que là-bas, la majorité des gens payent en cash à la livraison, obligeant les livreurs à éditer des factures sur place.

Il fut aussi question de terminaux de paiement avec la démonstration laborieuse mais très intéressante sur le principe de Square, le nouveau projet de Jack Dorsey « inventeur » de Twitter. Un simple adaptateur sur l’entrée jack, et votre iPhone/Ipod Touch se transforme en terminal de paiement mobile.

Séduisant sur le principe, de nombreuses questions restent en suspens comme la sécurité, en particulier la confiance qu’accordera le client à ce terminal.

Le paiement était très représenté sur le stand de Paypal qui ouvre sa plateforme aux développeurs avec Paypal X (et son url plus fort que tout https://www.x.com/). Pour ceux qui s’y intéressent, les vidéos de la conférence Paypal Innovate 09 sont disponibles.

Heureusement Leweb n’a pas uniquement été qu’une succession de présentation sur des technologies, et des gros chiffres, il est arrivé que l’on parle des utilisateur et de l’incidence d’Internet sur la vie de tous les jours. Un très beau speech de Sa Majesté Rania de Jordanie qui défend sa présence active en ligne comme nécessaire à sa politique de fond pour l’éducation des enfants  (n’oubliez pas de vous inscrire sur http://www.join1goal.org/).

Et pour finir, les 3 meilleurs speechs de la conférence, qui vous feront (sou)rire et réfléchir, je l’espère.

Tony Hsieh CEO Zappos : Delivering Happiness – Les slides / La video

Chris Brogan Trust Agents : La video

Et Yossi Vardi The Rise of the emitional web : la video (tiens les 3 étaient le même matin).

Un point trafic sur Myspace, Facebook et Twitter

Oct 13 2009

social media matchup

le site du Chicago Tribune publie en date du 7/10 les derniers chiffres du trafic sur trois medias sociaux. S’il ne s’agit pas vraiment de compter leurs « divisions » tant leurs usages ne se recouvrent pas vraiment, comme le rappelle Alexis, il est tout de même pas inintéressant de visualiser l’évolution de chacun d’eux. Parallèlement au tassement de Myspace, qui reste cependant très utilisé pour les artistes en général et par les musiciens en particulier qui ont un produit, au sens large du terme, à mettre en vitrine, il est à noter que ce sont les deux réseaux aux fonctions phatiques les plus intenses car les plus développées ou les plus facilement exerçables en temps réel, bien qu’à des modes et degrés divers, qui voient leur trafic augmenter très rapidement. Il faut être connecté…

La forte croissance quasi-continue du nombre de visiteurs mensuels uniques pour facebook a levé certains doutes exprimés ici ou là en 2007/2008 quant à son développement à la suite d’initiatives dont on se souvient. Facebook est donc devenue sans aucun doute la première plateforme (au moins en en nombre de visiteurs et sans distinguer les usages), et si j’en juge par mon entourage, attire de plus en plus les jeunes dès l’adolescence. Une étude de comScore montre d’ailleurs qu’aux UK les 15-24 ont tendance à se disperser beaucoup moins sur les autres réseaux et les délaissent au profit de Facebook. Notons au passage que cela va à l’encontre de l’idée communément admise selon laquelle les jeunes déserteraient les terrains occupés par les plus âgés.

Est confirmée aussi bien sûr l’éclosion pour ne pas dire l’explosion de Twitter devenu incontournable et de plus en plus investi par les compagnies au cours de cette année 2009. La croissance de son trafic dépendra pour une large part d’usages qui restent à imaginer et à développer aussi bien dans et autour de l’entreprise qu’au niveau personnel et qui pourraient permettre à Twitter de dépasser la réputation de source et de production d’infos qui lui est faite. Alexis parle très bien dans son billet des difficultés spécifiques liées à l’appropriation de Twitter, mais certaines pistes d’usages (pour mémoire ici et ) sont, parmi beaucoup d’autres, suffisamment séduisantes pour que des cerveaux (de tous âges) se mettent à phosphorer, ce que traduit l’effervescence dans les médias sociaux de la sphère francophone mise en évidence autour de Twitter qui bénéficie actuellement d’un attention rate très élevé…et à nouveaux usages, nouveaux usagers.

Facebook et les standards W3C

Aug 24 2009

w3c-facebook.pngFacebook s’est, semble-t-il, fourvoyé avec l’inclusion de Facebook Connect sur des sites tiers. Facebook Connect la solution de SSO (Single Sign On, centralisation d’authentification) fournie par le géant Facebook. Vous connectez votre compte Facebook avec la communauté d’un site, d’un blog et pouvez commenter les billets et interagir avec les autres membres.
On se réfèrera au Facebook developer wiki pour implémenter cette fonctionnalité. Cependant, le code généré et proposé sur le Facebook developer wiki ne passe pas la validation W3C et ce, avec n’importe quel doctype XHTML, le problème semble encore assez problématique avec le draft HTML5. En cause, l’appel à de multiples espaces de nom :
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:fb="http://www.facebook.com/2008/fbml">

Théoriquement, le tag <html> fait appel à 2 espaces de nommage (xmlns et xmlns:fb) et XHTML est sensé l’autoriser (au moins dans sa version 1.1). Mais que nenni, cette implémentation n’est que sur le papier… dommage !

Je n’ai visiblement pas été le seul à constater cet état de fait et après une petite discussion sur Twitter (merci à Jérémie Patonnier pour ses avis pertinents), il s’avère que l’insertion de Facebook Connect
à un site, fait perdre la validation W3C sans que l’on y puisse grand
chose. La seule solution que j’ai pu entrevoir, est de redéfinir la DTD
du doctype comme mentionné dans cet article d’A List Apart : Validating a custom DTD.
Cependant, cette technique ne sera pas intégralement reconnue par le
validateur du W3C car s’appuyant sur un doctype non homologué… le
serpent se mord la queue !

Même après de vaines recherches, le forum de Facebook developer reste désespérément sans réponse pour cette problématique.

C’est tout de même étrange que l’un des sites au plus fort trafic mondial (le 3ème selon Alexia, 2ème en France) oblige à faire une telle gymnastique pour avoir un code propre mais non valide.

Facebook semble plus se soucier de ce qui fonctionne plutôt que de ce qui est valide. J’en arrive à une réflexion : doit-on se soucier de la validité du code de nos applications ? Je dis “oui !”. Cette affaire n’est pas sans rappeler quelques tentatives de flibustiers pour faire passer leurs propres implémentations de fonctionnalités navigateurs pour des standards de fait… suivez mon regard.

Chez groupeReflect, nous nous appuyons sur les standards et les bonnes pratiques afin de délivrer un produit de qualité, avec une forte accessibilité, utilisable sur une grande majorité de navigateurs et surtout, dont le code sera pérenne même si les navigateurs évoluent : c’est notre engagement !

Malheureusement, avec Facebook Connect, nous nous heurtons à un obstacle qui nous oblige à revoir la qualité de nos livrables sans pouvoir maudire sans pouvoir mots dire.

Avez-vous déjà rencontrer ce problème ? Pensez-vous que la gestion des standards ne sera plus l’apanage des fabricants de navigateurs mais également celui des sites à fort trafic qui pourrons tenter de faire avancer les choses plus rapidement ou d’imposer leur vision des standards ?

Dans l'ère du Multitasking Multimédia

May 19 2009

Plusieurs données ont retenu mon attention cette semaine:
Les premières sont issues de l’étude Serving TV
Audiences Online
” de Forrester, datée de février 2009. Elles en disent long sur la consommation simultanée de média aux US :
- 37% des internautes adultes américains vont fréquemment en ligne lorsqu’il regarde la télévision
- 27% des internautes adultes américains surfent en ligne ou checkent leur mails pendant les pauses commerciales (certes plus fréquentes aux Etats-Unis qu’en France).
Dans un étude datant du 31 octobre 2008, rassemblant un panel de presque 3000 personnes, Nielsen arrive à des conclusions encore plus tranchées :
31% du temps passé sur Internet aux Etats-Unis se fait lorsque l’utilisateur regarde la télévision.
Pour autant, selon Nielsen, nous ne sommes pas dans un système de vases communiquants entre la télévision et internet mais plutôt dans un renforcement de chaque média : un gros consommateur de télévision est un gros consommateur d’Internet et un petit consommateur de télévision est un petit consommateur d’Internet.
(rappelons qu’un individu français de 15ans et plus a passé en moyenne 3h37 par jour devant la télévision en 2008, soit 2 minutes en moins qu’en 2007).
Au niveau du comportement, une expérience menée par IMMI, en coopération avec UCLA et ABC sur un panel réduit (50 personnes) tente de cerner la différence autour du multi tasking entre l’homme et la femme.
Ce premier aurait plutôt tendance à l’effectuer tôt le matin, en fin de soirée et pendant la nuit alors que la deuxième l’effectuerait entre la fin d’après midi et la deuxième partie de soirée.
Concernant la nature du multitasking, bien que le couple TV + Internet soit dominant chez les deux sexes, représentant respectivement 81% du type de consommation simultanée chez la femme pour 75% chez l’homme, ce dernier serait plus enclin à écouter la radio en surfant (13% contre 7% pour la femme).
Loin d’être forcément négatif, ce “multitasking multimédia” nous pose plusieurs questions :
- les occasions de perdre son audience deviennent de plus en plus variées et fréquentes, les problématiques de communication deviendront-elles avant tout axées sur l’attention captée ?
- La notion d’espace média va-t-elle perdre un partie de sa pertinence, au profit d’une durée d’exposition à une cible, quelque soit le support ?
- l’expérience télévison peut-elle prendre à son avantage ce multitasking, devenant un média actif, permettant à l’internaute de réagir à l’émission en cours
Aujourd’hui, on le voit avec des expériences où la vidéo et les commentaires se font sur le même écran (à l’instar de ce que TF1 a fait avec Facebook). Pour autant, il n’est pas impossible de voir cette expérience reproduite avec la télévision comme diffuseur, et un mobile comme terminal de chat. A ce propos, twitter fait parfois office de chat room géant lors de certains évenements (à l’instar du season final épisode de Gossip Girl diffusé hier sur CW).
- Enfin qui doit prendre l’initiative sur ce changement de consommation ? Est-ce la chaîne de télévision, le constructeur de télévision qui propose de plus en plus d’écrans permettant de plus en plus d’interagir avec du contenu Internet*, un pure player à l’instar de Joost, un réseau social ?
*: Disclaimer groupeReflect est l’agence digitale de Panasonic

De l'art d'utiliser les réseaux sociaux : Ce qui est arrivé à Jules, ou quand intime et public ne font plus qu'un.

Mar 3 2009

Ce qui est arrivé à Jules (renommé Marc à sa demande) a fait le tour du réseau en ce début d’année 2009. Rappelons pour mémoire que cet internaute semblable à bien d’autres, on le suppose, a pu prendre connaissance de son histoire personnelle dans un article de la revue le Tigre. Cette histoire, reliait ses voyages, ses hobbies, ses amis, ses petites amies, ses soirées ainsi qu’une foule d’autres détails. A qui les avait-il confiés ? Comme beaucoup, il avait dispersé ici quelques photos, là un billet de blog, ailleurs déposé une vidéo, peut-être un peu twitté, accepté des ami(es) sur Facebook, lesquel(le)s parlaient aussi de lui, etc…
Ce travail du Tigre a le mérite de matérialiser ce que nous savons ou devrions tous savoir. Toutes ces traces que nous laissons sur le réseau, traces involontairement volontaires si l’on peut dire, permettent à un curieux perspicace, aidé par des moteurs aggrégateurs de traces, de nous profiler et de se raconter notre histoire, en tous cas une histoire ; et celle de Jules illustre parfaitement la confusion des espaces privés et publics et le rétrécissement des espaces réellement intimes, ce que nous avons à prendre en compte particulièrement dans les réseaux sociaux.
Si l’on ajoute à ces traces numériques celles que l’on laisse sur les réseaux téléphoniques (voir ici), de paiement ou de circulation, il y a lieu de penser que, si le panopticon numérique est à portée de technologie, il est aussi à portée de volonté. Dans beaucoup de pays, des organismes type CNIL veillent, ce qui n’empêche pas son président Alex Turk de s’inquiéter régulièrement ; des internautes aussi, il n’y a qu’à voir leurs réactions à certaines initiatives de Facebook. De même, des artistes du numérique alertent régulièrement l’opinion par leurs réalisations critiques ; ainsi le projet RG2012 de David Guez. Il consiste en un moteur de recherche sur réseaux sociaux qui a pour objet de redécouper des listes de personnes inscrites sur Facebook selon des critères affichés sur les profils. Il ne reste qu’à croiser ces critères, géographiques, sociologiques, religieux, sexuels…. pour obtenir des listes de personnes. Celles-ci sont alors incluses dans une fiction dans laquelle elles deviennent malgré elles acteurs ou victimes en se retrouvant impliquées dans une fiction catastrophiste ou simplement dans des listes ou des photos affichées au mur ou encore marchandisées sur un mug. Cela est sensé conduire tous ceux qui ne perçoivent ou ne prennent pas en compte la perte de limites public/privé dans le réseau à bien réfléchir à ce qu’ils acceptent d’y dévoiler.

Facebook Developers Garage

Aug 11 2008

Our new developer Loïc is trying to organize the first Facebook Developers Garage in Belgium. Check out the poll on Doodle if you want to join this event. There’s also an official group… on Facebook, obviously.

Speaking of Facebook, we’re working on some exciting campaigns that will use this social network as platform. Stay tuned…

Add Robert and Raymonde to your friends on Facebook

Jun 30 2008

Well, the Bidochon are learning how to use the Web at a blind pace. Now, you can even add Robert and Raymonde as friends on your Facebook profile.

Wishmachine, les grands gagnants !

Feb 6 2008

wishmachine_FB.gif Nous avions lancé en fin d’année dernière un petit concours sans prétention et sympathique sous la forme d’une application facebook nommée Wishmachine. Roulement de tambours, blam blam blam, le temps est venu de proclamer les résultats. Les grands gagnants sont donc : Kilian Auray, Maeva Veyrac et Bastien Quelen avec comme résolutions :

1- Kilian : “Ne pas tomber dans les buzz comme wishmachine :p “
2- Maeva : “Me remettre au sport “
3- Bastien : “J’arrète de tester tout les sites web2.0 qui trainent “

Chers gagnants, si vous pouviez vous manifester dans les commentaires, ça serait parfait pour qu’on puisse entrer en contact avec vous pour vos prix respectifs. Merci à tous pour vos très nombreuses résolutions postées. Vous aurez donc des nouvelles de notre grand gagnant Kilian, que je ne connais absolument pas et que je vais donc rencontrer pour un dîner podcast très prochain. Si toutefois je disparais et vous n’avez plus de nouvelles de moi, que la police commence par interroger ce monsieur s’il vous plaît, je vous prend tous à témoin :)

La WishMachine est arrivée pour 2008 !

Dec 28 2007

logo_blog_wishmaschine.pngAlors qu’on a dépassé la barre du million de français présents dans Facebook dont tout le monde parle, (même ma mère d’ailleurs, c’est fou), nous avons choisi de vous présenter nos voeux sans les imprimer sur de pauvres arbres morts et user nos langues pour les timbres. La WishMachine est née ! On est l’agence du web participatif ou on l’est pas : La WishMachine venez prendre vos meilleures résolutions sur la wishmachine et vous noterez que les cadeaux de ce magnifique concours sont particulièrement prestigieux !