June 28, 2005

En quoi l'informatique fait progresser les revenus ?

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Webmaster

Alexis a l’habitude de me glisser au hasard de ses lectures des articles susceptibles de m’intéresser… (il est bien gentil ce petit Alexis…).

Cette semaine un article de ZDNet France, son titre : “Les chefs d’entreprises ont du mal à chiffrer le retour sur investissement de leur système d’information”. Tiens, c’est intéressant comme affirmation… alors que dit l’étude réalisée par TNS Sofres et Cap Gemini ?

  • 73% des dirigeants interrogés sont dans l’incapacité de mesurer la valeur ajoutée de leur système d’information ! Bon c’est vrai que les outils de mesure ne sont pas simples et souvent coûteux… moi-même je serai bien en peine de calculer la valeur ajoutée de notre propre système… par où je commence ? quelle est la méthode ? Help ?
  • 46% d’entre eux ne voient pas en quoi l’informatique peut faire progresser leur chiffre d’affaires ! En revanche çà c’est plus inquiétant, il est évident que l’informatique aide directement ou indirectement à la progression des revenus ne serait-ce que par le temps qu’elle permet de gagner ou par la mise en oeuvre d’une démarche e-business… Ils sont heureusement 44% à penser ainsi. 10% ne se prononcent pas… comment ne pas se prononcer ?
  • 68% des dirigeants ont le sentiment que les utilisateurs ne maîtrisent pas suffisamment leurs outils informatiques ! A commencer sans doute par eux… mais c’est vrai que l’informatique permet tellement de choses aujourd’hui et vu le rythme des évolutions il est clair que la formation aux usages est difficile.
  • 78% estiment qu’elle a un rôle stratégique pour le développement de leur organisation ! En gros, je sais pas trop si çà vaut le coût, mes salariés n’y connaissent rien mais je pense qu’au fond c’est important…
  • 70% des salariés considèrent qu’ils travaillent mieux et plus vite grâce à l’informatique ! 30% pensent alors le contraire ? çà fait peur… on peut avoir leurs noms ?
Alexis Mons

Je savais bien qu’il allait te plaire celui-là 🙂
Pour le reste, c’est assez déprimantet bien en ligne avec certains de mes billets, ne serait-ce que celui-là : http://www.groupereflect.net/blog/archives/2005/03/stagnation.html
Je veux bien qu’il n’y aie pas de mode de calcul du ROI pertinent pour l’informatique et plus encore pour les TIC, mais au moins on pourrait croire dans les vertus des tombereaux d’études de cas montrant les économies générées ou dans les progressions de CA générées par des démarches e-commerce. C’est en tous les cas sur ces bases que les marchands de pelle vendent leur sauce.
Il faut donc croire que l’expérience du voisin ou du confrère n’est pas un argument suffisant pour le décideur et que l’on est dans un schéma du genre “oui, mais chez moi ce n’est pas transposable”. Cela me fait penser aux enseignants qui prétendaient que les TIC n’étaient pas applicables à leur discipline pour des raisons parfaitement impropres, de manière à s’affranchir de changement. Le réveil, venu des étudiants et de l’institution, commence à etre douloureux.
Il faut etre clair, la question n’est plus, et depuis longtemps, de savoir s’il faut intégrer les TIC ou non. La société de l’information est une réalité en marche et de décider de ne rien faire et d’attendre est le plus sur moyen de se réveiller un matin avec un outil économique dépassé.
Les TIC, on ne les croise pas au bord des routes, mais leur impact est maintenant passé au registre de masse, y compris dans l’économie.