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August 4, 2005

Zidane met de l'huile sur le feu ?

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amo@emakina.fr

Zidane revient, mais ce qui n’a pas échappé à certains, c’est qu’il a publié l’annonce sur son site plutôt que de faire un communiqué de presse. Comme Orange, sponsor et gestionnaire du site, s’est fait mousser avec une interview exclusive, il n’en fallait pas plus pour que le monde journalistique et médiatique s’échauffe.


C’est ainsi que, en déplacement cet après-midi, je suis tombé sur une émission consacré au sujet sur Europe 1. L’animateur, visiblement aigri, avait invité le PDG d’Orange et trouvé appui sur Dominique Wolton pour lui faire sa fête. Critiquant ce “passe-droit” (sic), soulignant l’amateurisme et les “fautes tactiques” de Zidane et Orange, à leurs yeux, en agissant comme ils l’ont fait, ils privilégieraient la caste de ceux qui accèdent au net et versent de l’eau au moulin d’un Internet malsain qui sape les fondements démocratiques de la société (je cite de mémoire). Si ça ce n’est pas de la polémique ! Libération s’y est mis aussi. J’ai accessoirement du mal d’avoir entendu Wolton s’embarquer dans cette discussion, il était pour moi plus nuancé.
Heureusement, un intervenant – dont j’ai oublié le nom – moins échauffé, a remis les choses à leur place en soulignant que Zidane avait certainement utilisé quelqu’un du métier pour son annonce, que c’est somme toute son choix de la publier ou il veut, que l’information n’a pas tardé à circuler par les voies journalistiques usuelles pour être annoncée à la galaxie entière, enfin que Orange faisait son beurre sans pour autant devenir un concurrent de ce que la France compte de radios, télés ou journaux.
Je ne peux m’empêcher de voir cela comme un épisode de la crispation entre médias et Internet. On connaît les échauffements importants suscités ces derniers mois par la vague des blogues et de savoir si le blogging a quelque chose à voir avec le journalisme.
Cette histoire illustre combien les médias traditionnels peuvent avoir du mal à se situer face à la montée de l’Internet. C’est dommage de voir les choses en terme de conflit des anciens et des modernes, alors que la société de l’information est celle de la multimodalité, donc la complémentarité des modes d’échanges et d’accès à l’information.
En ce qui concerne l’Internet comme réservé à certains, il y a comme des relents nauséabonds derrière cela. Ok, tout le monde n’a pas accès au net et il n’y a pas de comparaison avec la télévision en terme de force de frappe médiatique, cela n’empêche pas le réseau d’être pratiqué par une moitié de français et de voir ses usages se développer.

Jean-Luc GRELLIER

Zut, je l’avais zappé celui-là : depuis quand vous bloguez quand je suis en vacances !!!
Un de mes sujets favoris ou l’histoire d’une caste qui se sent dépossédée de son travail par une innovation technologique balbutiante…
Les Journalistes (attention ici je généralise…), il y en a des mauvais et des bons comme il y a des bloggueurs qui sont excellents et d’autres nuls. Alors j’aimerai que ces messieurs de la presse arrête de prendre pour ce qu’ils ne sont pas et s’imaginer que l’information il n’ y a qu’eux qui savent l’écrire.
Pour avoir fait une formation au CFPJ à Paris il y a quelques mois, je peux dire que le journalisme est comme n’importe quel métier (attention je ne me considère pas comme un journaliste, mais comme quelqu’un qui a quelques bases d’écriture journalistique) : il s’apprend.
Désormais les gens s’emparent des médias et de l’information. C’est comme si à l’époque, on avait proposé à chaque personne qui voulait de créer sa propre radio libre en quelques sortes… alors évidemment… Il y a des blogs qui contrairement aux autres médias poussent à la réflexion, succite un travail cognitif, les médias tradditionnel quand à eux émettent un avis ne sont plus impartiaux, nous emmènent dans une direction : alors les leçons de morales : rien à faire !