November 10, 2005

Comprendre l'ADSL n'est pas simple pour tout le monde (épisode 1)

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amo@emakina.fr

La fracture numérique est plus complexe qu’on ne le pense. Elle ne se limite pas au fait d’avoir ou pas accès à des offres dignes de ce nom, encore fait-il comprendre ce petit univers complexe.
À force d’être interpellé plusieurs fois chaque semaine, on en vient à se dire que la gratuité des hot-line récemment obtenue n’est pas une mauvaise idée.
L’autre soir, je me suis retrouvé à improviser un petit cours sur le sujet à la collègue d’un ami universitaire. Comme beaucoup de gens, elle avait été séduite par ces boîtes magiques qui vous offrent l’internet, le téléphone et la télévision…


1. Heureuse propriétaire d’un Mac, elle venait d’entendre Wanadoo lui indiquer renoncer à répondre à son besoin pour cause d’incompétence à configurer son Powerbook. Il faut croire que le service technique concerné ne s’est pas encore rendu compte que le réseau grouille de forums et autres blogs pour se sortir cette épine du pied. Effrayant. Chers Macfans, rassurez-vous, les PCistes ont aussi leur lot de problèmes avec la LiveBox et l’intéressée n’y voyait là qu’une forme de ségrégation technologique propice au militantisme.
2. Limoges n’étant pas encore dégroupé (plus que quelques semaines !!!), mon interlocutrice était dans l’incompréhension devant le caractère incomplet du service rendu par sa FreeBox. Pour peu que l’on comprenne la chose, le caractère dégroupé du répartiteur n’est pas indiqué sur la prise téléphonique et il est vrai que les pubs télés qui vantent les meilleurs offres (celles qui sont dégroupées) sont donc un peu des miroirs aux alouettes. Comme mon interlocutrice navigue entre Paris (où le dégroupage va de soi) et Limoges (où ce n’est pas le cas), c’était l’occasion d’une prise de conscience de la réalité de la fracture numérique.
3. Je suis passé un peu vite, mais il est vrai que la compréhension des fondamentaux du modèle technologique de l’ADSL n’est pas inutile. Faut-il une licence es télécom pour s’y retrouver ? Sans doute, afin de concevoir ce qu’est un répartiteur, décoder l’acronyme DSLAM ou comprendre que la distance au répartiteur conditionne le débit maximum souscriptible.
4. Evidemment, j’ai du aborder la notion de dégroupage total – pas simple – puisque, là encore, le fait que l’abonnement téléphonique reste dû et se maintient dans le budget dépense du mois fait partie des découvertes douloureuses. Or, comme notre fameux répartiteur n’est pas encore dégroupé, point de dégroupage total possible.
5. Heureusement, le web apporte des solutions. Encore une fois, pour allumer les anti-brouillards, il suffit de taper son numéro de téléphone sur un site comme DegroupTest.
En fin de compte, on en revient toujours à la même chose et on ne le répétera jamais assez.
Presque dix ans après la libéralisation du marché des télécoms, l’arrivée des opérateurs alternatifs, le succès des Free et Wanadoo, il y a des choses difficiles à admettre. En premier lieu, il ne suffit pas d’une prise téléphonique pour accéder aux offres. En second lieu, tout le monde n’a pas accès aux mêmes services télécoms et internet partout et aux même prix.

Jacques PYRAT

J’ai fait un article assez visité sur le sujet du choix de l’ADSL : http://www.pyrat.net/Comment-choisir-un-abonnement-a-l.html
Bonne lecture !

Jean-Luc Grellier

Prof Alexis a encore frappé…
Difficile d’expliquer à quelqu’un qu’internet est un outil de démocratisation, de péréquation quand en même temps il faut leur expliquer qu’ils n’auront pas accès aux mêmes offres que dans les grandes villes…. pas simple mais cela évolue petit à petit, et gageons et surtout espérons que ton billet sera bientôt un outil de la “préhistoire des réseaux”… 😉

Yves

Je suis témoin des qualités pédagogiques de “Prof Alexis”… puisque je suis l’ami universitaire. Certes, la fracture numérique existe encore et toujours.

saad

exsite t il un site plus presie sur ADSL l acronyme
si vs pouvez me communike les sites