December 15, 2005

Nos clients se mettent à la sémio….

Posted by

Manuel Diaz

… et je m’en réjouis…. Et encore plus lorsqu’elle s’amuse à analyser nos métiers… Attention, amateur de l’humour au 1er degré s’abstenir. Je m’excuse d’ores et déjà auprès de nos chers développeurs qui risquent de tiquer légèrement…. Allez les gars, promis je me mets en quête d’en trouver un pour les consultants… Comme ça on sera quitte… Et puis je pourrai continuer à aborder les projets sereinement. Après tout, sans vous, nous n’irions pas loin 🙂


L’intitulé donne le ton: le carré sémiotique va servir à illustrer la procrastination du développeur…. En clair, les développeurs auraient (et j’utilise le conditionnel, donc pas d’agacement) la manie (et je n’ai pas dit sale manie) de remettre les choses au lendemain…. En résumé, ce sont de retardataires chroniques (oups…. j’en ai trop dit…. je m’excuse).
Mais entrons dans le coeur du sujet:
Un processus de développement peut être vu comme un trajet, un parcours ou une histoire : il existe un début, l’identification du besoin client et l’acte d’achat par ce dernier; il a une fin, la livraison du produit. A chacune de ces étapes, la procrastination du développeur peut s’éveiller (allez je veux bien être solidaire, chez le consultant aussi… mais moins souvent quand même).
On peut tenter d’appliquer une approche sémiotique au processus de développement. Pour ce faire, on proposera de développer une catégorie conceptuelle à partir de la notion de décision. Après tout, un processus de développement correspond à une succession de décisions débouchant sur l’action.
D’un point de vue temporel, le processus de développement est une succession d’avancées et d’attentes. A chaque étape du processus, il y a la possibilité de temporiser. Le processus est ainsi soumis à une succession de séquences d’accélération et de décélération. On peut voir derrière cette alternance une catégorie sémantique de base, Maintenant/Plus tard.
Sur cette base, on obtient le carré sémiotique suivant :
carre_developpeur.png
Et maintenant je vais essayer d’éviter habilement le missile longue portée qui arrive droit sur moi…. En espérant que nos chers développeurs ne comprendront pas tout…. (Ca c’est pour les bottes en hamster… certains me comprendront)

Maxime Villalonga

Toi tu cherches les ennuis. Ne t’étonne pas si tu retrouves tes affaires brûlés en bas des marches en arrivant demain ! … je dis ça comme ça, je m’en fiche, je ne suis pas développeur …

Jean-Luc GRELLIER

Donc si l’on suit votre raisonnement on peut éventuellement en déduire que ce qui nuit au bon déroulé d’un projet ce sont ces changements de rythmes, qui sont une réalité, il faut bien l’avouer…. en dev, on peut passer parfois 1 heures sur deux lignes de code à l’influence anodine et 10 minutes à faire trois pages très importantes…
N’étant pas vraiment développeur, pas vraiment consultant, et travaillant pour le développement d’un monde virutel… je n’ai pas de craintes à aborder ce sujet…
Il me semble que vous vous fourvoyez totalement…
La procrastination est présente à tous les étages de la fusée entreprise somme de celle administration etc, elle est présente partout. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle est un réflexe humain et non conditionnée par une catégorie socio-professionnelle.
Je connais des patron qui en sont victimes, des directeurs, des employés etc. Le travail du développeur n’est pas toujours aisé, et il passe parfois des heures (comme je le disais plus haut) sur quelques lignes de code qui n’ont presque aucune influence sur le front… le client peut alors effectivement penser qu’il ne fait rien… Mais dans tout développement, il y a une logique, qui n’est pas forcément celle du client ou des consultants… alors de là à dire que les dev sont plus atteint par la procrastination…
Comme vous le dites d’ailleurs, “le processus de développement est une succession d’avancées et d’attentes” donc si le dev remet des choses au lendemain, c’est certainement en attendant des éléments que les consultants ont du mal à obtenir eux-même pris dans leur tendances procrastiques… par des clients qui ont autre chose à faire et qui se disent parfois… “ils attendront bien demain”…
L’important pour la société qui emploi ces dev, et le principe managérial qui va avec, étant que plusieurs projets gérés en même temps permettent au dev d’avoir le moins de temps mort possible et donc de faire de la procrastination redondante et d’établir des Dead-lines imminentes.
Projet A remis à demain
Projet B remis à après demain
Projet C remis à dans 3 jours
Dead-line projet A dans 2 jours
Dead-line projet B dans 3 jours
Dead-line projet B dans 4 jours
trouver du temp mort là dedans me semble peu évident…
Enfin si l’on veut parler du consultant, il est beaucoup plus difficile d’évaluer sa tendance procrastique. En effet, il travail sur de la matière grise de la réflexion des concept n on matériels, sa production est surtout le fruit du brainstorming… il peut plus facilement cacher sa tendance procrastique que quelqu’un devant produire un visuel ou du code ou une page web…
Euh… l’artillerie pour moi… ce n’est pas la peine… merci

Alexis Mons

Tout dépend de l’idée que l’on se fait de la proscrastination. Ce terme a une définition assez négative alors qu’il évolue vers un autre sens compte tenu de l’évolution des modes de fonctionnement.
Nous travaillons de plus en plus en flux et tout l’art de nos métier consiste à une redéfinition continue des priorités et à occuper efficacement les délais d’attente de matière ou de décision.
Bref, la procrastination est un état de fait. Certaines de ses expressions peuvent d’ailleurs parfaitement légitimes et d’une certaine façon, le but est certainement de faire de la “proscrastination positive” 😉

M.

ouich…

William PERES

C’est pour Dassault Systèmes que tu dis ça ?
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la procrastination, voici un explicatif : http://www.williamperes.com/la-procrastination

laurant duox

Bonjour,
J’ai pris connaissance avec intérêt, dans un premier temps, de votre article 493 sur la sémio appliquée au monde du web, en faisant une recherche sur la sémiotique dans google.
Mais en continuant mes recherches plus avant, je suis tombé sur un texte très intéressant : “IMPORTANCE DE LA PROCRASTINATION DANS LE PROCESSUS D’ACHAT. Approche sémiotique et mesure par Denis DARPY, Université de Paris-Dauphine (2000)”.
Au-delà de l’aspect potache de votre article adressé à vos développeurs, dans lequel on trouve par ailleurs l’imitation parfaite du carré sémiotique exposé par M. Darpy (http://www.google.fr/url?sa=t&ct=res&cd=7&url=http%3A%2F%2Fperso.orange.fr%2Fdenis.darpy%2FRecherche%2FAFM_2000.pdf&ei=PKLDRcrmPImAnQOtuJ28Dw&usg=__QUtRXmMOKZ12ORH-kBM_anwUVxo=&sig2=JLlsc9pSmiiAEm962TSLDw), vous auriez au moins pu citer vos sources.
Sûrement un aspect de la procrastination de la consultante dans les web-technos ?…
En tous les cas, soit votre article a été inspiré par des clients réels de votre agence, et ce sont des plagieurs, soit c’est vous qui avez détourné le texte de M. Darpy, et vous trompez vos lecteurs.
Ma modeste contribution axiologique…

laurent duox

Bonsoir,
Je retire ma participation outrancière sur votre contribution – après tout ce blog m’aura appris au final pas mal de choses à postériori et je vous en remercie…
J’apporte donc un complément modérateur au post d’hier pour mieux cadrer la raison de mon intervention :
Un des problèmes soulevé par le mode de diffusion de l’information par le net me paraît tenir en partie dans le phénomène suivant :
Lorsqu’un internaute cherche via un moteur quelconque un mot ou une séquence de mots et que les premiers liens qui montent dans le navigateur semblent se rapporter à l’objet de la recherche, rien ne permet à priori de s’assurer de la pertinence du résultat. L’internaute est néanmoins en partie en confiance dans celui-ci.
Dans le cas présent, le moteur a fait remonter l’article du blog assez rapidement dans la recherche, et presqu’immédiatement après, la source d’inspiration de l’article, origine perdue sur le blog.
L’impression de l’internaute est alors d’avoir perdu du temps à explorer le premier lien.
Mais dans le cas de l’article, peu importe la raison de l’omission, je m’excuse sincèrement des propos tenus, et comme le dit la phrase populaire, ‘il n’y a que les c… qui ne changent pas d’avis’.
Bonne continuation à vous,
Un amateur occasionnel de sémiologie, et qui fera plus attention à sa façon de s’exprimer la prochaine fois…