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June 9, 2006

UP FING 2006, 2/ la technologie face à l'identité numérique

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amo@emakina.fr

L’EntreNet n’est pas le web 2.0, mais on en quand même un peu parlé, et plutôt dans le sens de ce billet, c’est-à-dire de la nouvelle génération de services d’un côté et des standards de l’autre. C’est sympa, ludique, ça ouvre des perspectives, mais on aimerait que ça soit plus convergent et plus cohérent. Pour le reste, les questions de fonds font leur remake.


Dans le registre de l’inévitable tour d’horizon des services 2.0, Fred Cavazza est un bon client. Au-delà des exemples habituels, on a eu droit à une démo du dernier jouet de Google, mais je retiens Gliffy (schématique et présentations) et surtout une démo terrible de JumpCut (iMovie online pour simplifier). J’avais repéré mais pas encore testé. Si l’on doit mesurer ce que signifie le changement de génération logiciel, celui-là est assez bluffant, même si ce n’est pas sans poser des questions sur la montée en charge (mais c’est un poncif sur ce genre de service).
Ceci exposé, si l’outillage web 2.0 est rafraîchissant et utile, plusieurs questions de fonds se sont posées aujourd’hui à ce propos, notamment dans l’atelier Trajectoires dans la blogosphère où Hubert m’avais invité.
On commencera par relativiser le web 2.0, sur le fait que des usages sociaux massifs ne sont pas nécessairement dépendants de ces nouveaux outils, même s’ils y aident grandement.
On citera en vrac le relatif archaïsme des skyblogs qui n’ont pas de RSS ni de trackbacks, sans parler d’un outil d’édition qui m’a rappelé nos interfaces d’éditions d’il y a bien 8 ans. Cela n’a pas empêché le succès que l’on sait, ni que le blog à la plus forte audience de France soit l’un d’eux (et de très loin – 2,7M de pages vues par mois !). J’avoue aussi avoir été assez bluffé par les retours d’usages autour de MSN Messenger, Spaces et consors, avec des pratiques de masse, différentes de celles que l’on connaît autour de Skype ou GTalk par exemple.
Sans parler de ces bonnes vielles communautés virtuelles qui marchent toujours, des outils type FlickR ou surtout MySpace, tout ça montre que les usages sociaux sont tout sauf concentrés sur les blogs, bien plus divers et bien plus pluriel qu’on ne le pense, finalement avec une dimension technologique assez relative.
Revenu sur le blogging qu’on connaît, il était bien de réfléchir autour de trois sujets de fonds que sont les tags et leurs variantes, le tracking des commentaires et plus largement des conversations, enfin les microformats.
Des tags, on retiendra que ce sont de bons instruments … dans leur contexte. L’éternelle limite des mots qui n’ont pas de sens en eux-même et où le sens qu’on leur prête n’est pas celui dont ils étaient investis par celui qui les avait posés. Finalement c’est bien entre gens qui se comprennent ou pour aider à la recherche au sein d’un blog. Comme l’impression de tourner en rond…
Sur le tracking des conversations, Nicolas Haugg de CoComment. était opportunément présent. Ça tombait bien, je m’en sert. C’est intéressant, ça commence à bien fonctionner, mais on aimerai bien suivre toutes les branches (suivre les commentaires des billets de trackbacks) et se passer des problèmes posés par certaines plateformes. Confirmation : il y a des progrès à faire concernant l’outillage XML de celles-ci, sans parler du manque d’un certain consensus de standards.
On le sait, les microformats sont dans l’actualité et Cyril Fiévet nous en a montré quelques illustrations. Ça débute et dessine des perspectives d’usages séduisantes, même si ce sont encore des tags (…).
Finalement, nous sommes loin de l’époque où un simple navigateur et un mail suffisait et l’outillage de l’internaute 2.0 s’est sérieusement étoffé. Cette complexité fait d’ailleurs débat. On sait par ailleurs que la convergence est à l’ordre du jour chez les grands de l’économie numérique depuis quelques temps, mais l’intérêt n’est pas prouvé et la discussion montre que tout le monde n’a pas forcément envie de cela. Chez les utilisateurs avancés, le besoin de maîtriser et de composer son outillage est bien présent. Jean-Luc, tu es dans ce mouvement.
Mais le coeur du débat n’est pas là-dessus, il porte sur la démultiplication des ouvertures de compte, de la gestion du déluge de login/mdp correspondant pour utiliser tous les services 2.0 qui s’offrent à nous.
En première analyse, voilà un premier écueil au développement des services émergents. Une part des utilisateurs, les plus outillés, donc les plus pratiquants, mettent en balance l’effort d’enregistrement qu’on leur demande, avec la nécessité de prouver la valeur ajoutée que cela rapporte. Et puis, il y a aussi des initiatives qui créent des attentes, TypeKey par exemple. Dans le fonds, cela pose la question de converger vers des standards et ça tombait bien puisqu’on a eu droit ce matin à une saisissante explication de comment un secteur à fort climat de compétition (le P2P) avait créé son propre système de régulation normatif et comment cela nous avait donné BitTorrent.
À l’issue de son show, Fred Cavazza a fait face à quelques questions troublantes, mais ô combien centrales dans le développement des nouveaux services. Des questions simples, notamment sur la confidentialité des données confiées à des services extérieurs, qualifiés d’ “américains” pour bien marquer le problème, surtout quand cela évoque l’intelligence économique. Quelqu’un a ainsi évoqué le coup de sang contre Skype des responsables de Renater, fondé sur le risque d’écoute des programmes de recherche.
Et puis est revenue la question de fonds, celle de la gestion de l’identité numérique, de la gestion des éléments de son moi numérique que l’on confie ici ou là.
Cette question est ressortie trois fois dans l’atelier, mais aussi dans celui sur les réseaux sociaux. Je crois que c’est LA grosse question qui monte, un rappel opportun à se souvenir que c’était aussi LA grosse question non-résolue de débats précédents il y a à peine quelques années.
Ça faisait sourire le représentant de Microsoft qui se souvenait de Passport, alors que certains évoquaient telle ou telle initiative ouverte sur la question.
Bon, dans le débat sur l’EntreNet, on a bien vu que ce sujet n’avait semble-t’il pas empêché de dormir les millions de gens qui ont laissé libre d’accès des photos très personnelles sur FlickR. Cela veut-il dire pour autant qu’ils ne vont pas s’interroger sur cela bientôt ? et puis dans un contexte professionnel, à l’heure où les services web 2.0 regardent l’entreprise, ce n’est pas pareil. Maintenant, je veux bien admettre que nous étions peut-être là à nous poser des questions d’utilisateurs un peu trop réflexifs sur leurs usages et la finalité de tout cela. L’avenir le dire, mais toujours est-il que l’identité numérique se réinvite en sujet central et qu’il va bien falloir en faire quelque chose.

Jean-Luc Grellier

“On commencera par relativiser le web 2.0, sur le fait que des usages sociaux massifs ne sont pas nécessairement dépendants de ces nouveaux outils, même s’ils y aident grandement.” Ben voilà, enfin !
“Jean-Luc, tu es dans ce mouvement”. Ah bien tout de même ! Encore mieux !
“Et puis est revenue la question de fonds, celle de la gestion de l’identité numérique, de la gestion des éléments de son moi numérique que l’on confie ici ou là.”
Oui et c’est aussi ce qui me fait dire qu’il faut pouvoir contrôler ses propres infos et donc contrôler son outil, alors les outils partagés en ligne ce ne sera peut-être pas la solution. D’accord des millions de gens publie leurs photos sur Flickr sans les protéger, mais demain quand ils se rebndront vraiment compte que certaines de leurs informations servent à des agences afin de cibler leur publiciter ou de vendre leur clientèle, je pense que tout cela va changer
“Publié par Alexis MONS le vendredi 09 juin 2006 à 01:03” : dis donc toi tu ne crois pas qu’il est l’heure d’aller dormir, surtout quand on passe sa journée dans un couvent 😉

Christophe Routhieau

Le moi numérique des individus est effectivement au coeur des débats, du coup j’y suis allé de mon modèle préféré associant p2p et gestion des données personnelles ( c’était en octobre dernier :
http://www.groupereflect.net/blog/archives/2005/10/p2p_et_gestion.html)
J’ai un peu développé le modèle pour y ajouter un volet lié à la production et l’archivage d’information qui pourrait à loisir être distribué sur des blogs, un portail myspaces, sur flickr,…
En attendant, blueKiwi est aussi une réponse à l’existence de ce moi numérique sur l’intranet de l’entreprise.