July 24, 2006

Qu'est-ce qui stimule les blogueurs ?

Posted by

amo@emakina.fr

Le PEW/Internet (organisme d’étude de l’impact social du net sur la vie des américains), vient de livrer une intéressante étude sur les blogueurs US.
39% des internautes américains lisent des blogs, notamment ceux des 8% d’adultes qui en produisent. À comparer avec les chiffres du BaroBlogs, en France, positionnant 27% des internautes français lecteurs pour 8% de pratiquants. Pour une fois, le décalage numérique n’est pas aussi frappant que d’habitude.
S’il est une leçon, c’est donc bien celle de la massification toujours plus forte des blogs et de leurs usages. Histoire d’enfoncer le clou, vous jetterez un oeil sur cette étude de la blogosphère anglaise, là-bas aussi c’est fort !
Jeff Jarvis a fait une analyse fructueuse de tout cela, sous l’angle des médias. D’après lui, les blogueurs bloguent d’abord pour eux-mêmes et seuls 8% ont des prétentions de notoriété. Leur positionnement n’est pas médiatique. Les blogueurs ne se révèlent finalement ni plus ni moins engagés que dans la société en général et d’ailleurs, la politique apparaît comme un sujet de niche.
L’usage est effectivement clairement orienté sur la recherche de relations sociales fondées sur les centres d’intérêts. Pour 76% des blogueurs, il s’agit de partager des expériences personnelles et des passions. Cela qui prend une dimension pratique ou du registre de la compétence ou des talents pour 64%. Ce dernier point ne manquera pas de conforter les blogs RH.

Modesto Alexandre

Etre pris pour quelqu’un d’autre ? 🙂

Jean-Luc Grellier

Avoir l’impression d’écrire un carnet personnel tout en sachant que tout le monde pourra le lire…
Autrement dit : lancer une bouteille à la mer… le potentiel de lecture est énorme, mais la chance pour qu’il touche quelqu’un de vraiment concerné par ce que l’on écrit est très faible…
Dans une période où l’isolement social, mais aussi intellectuel ou géographique n’a jamais été aussi fort, il ne faut pas s’étonner du succès desblogs ou autres réseaux sociaux.
Le succès d’un produit aujourd’hui n’est-il pas justement lié à sa capacité de “guérir” certains maux de notre société ?