September 22, 2006

Paris Web 2006

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amo@emakina.fr

Des deux journées, Jean-Luc et moi-même n’avons assisté qu’à celle de ce vendredi, mais Paris Web 2006, c’était très bien. Bravo donc aux organisateurs, ces moments de rencontre et d’échange autour des standards et de l’accessibilité sont trop rares.


Suffisamment pour d’emblée qu’Elie Sloïm et moi partagions le souvenir des rencontres du WIF au printemps dernier, moments qui ont clairement fait date dans le petit monde de la qualité web.
Cette journée était très bien, notamment parce qu’elle a eu le mérite d’éclairer les choses sur la durée et notamment l’avenir des standards à l’aune de l’histoire.
Excellent Daniel Glazman notamment. On comprend mieux d’où on vient, on comprend bien aussi pourquoi les remplaçants se font attendre et ne se présentent pas avec les meilleurs intentions. HTML 5 et CSS 3 viendront, mais devront faire leur preuve, être adoptés et ce n’est pas évident. La standardisation est un processus d’industriels, il y a de vraiment très gros enjeux et une bascule technologique devra trouver sa justification auprès d’acteurs qui comptent leurs sous. Ensuite, il est plus facile d’avancer vite quand il n’y a rien, mais l’effort à faire pour franchir les étapes suivantes est exponentiel. Cette réalité s’applique aussi aux standards web.
Il y a un an maintenant, groupe Reflect a fait le choix de systématiser la qualité web. Il était donc intéressant de prendre la température dans une journée comme celle-ci sur l’adoption de ces principes. Pour nous c’est une évidence, mais elle est encore loin d’être partagée par tout le monde. Je m’étais récemment étonné chez Fred Cavazza qu’on en soit encore à s’interroger sur l’intérêt d’avoir un code propre et standard. Aujourd’hui, je suis surpris d’entendre certaines inepties, je constate quand même des progrès marqués par l’humilité de quelques pionniers et des discussions intéressante sur des tentatives d’industrialisation, malgré tout l’évangélisation est encore d’actualité. François fait rêver tout le monde avec ce qu’il a fait chez Cap Gemini, mais ça reste une exception et en même temps l’étude de cas nécessaire.
Beaucoup de choses aussi sur l’accessibilité, mais Jean-Luc aura plus de choses à dire que moi dans le billet qui lui démangeait le bout des doigts dans le train du retour 😉
Pour le reste, j’attendais beaucoup de Karl Dubost sur la question du web sémantique. On a eu droit à un beau keynote qui a bien éclairé la définition et le sens de la chose. C’est toujours utile, mais pour l’aspect opérationnel, c’est un peu court.
Paris Web 2006 c’est fini, on attend Paris Web 2007 avec grand intérêt, en espérant que la manifestation conservera ce centrage W3C marqué au niveau des intervenants et qui est à mon humble avis, une différentiation pertinente pour cette jeune manifestation.

Christophe Routhieau

Lors de la dernière UPFing, François m’avait raconté la petite histoire de la refonte du site cap gemini… j’avais adoré. Je pense que sa présentation devait apporter un peu de concret, ce qui manque souvent à ce type de manifestation. Ce qui est le plus impressionnant c’est qu’il a réussi à imposer une équipe d’indépendants free lance (que des pointures des standards et de l’architecture de l’information). Ca donne à réfléchir sur le métier d’agence web, dès lors que le donneur d’ordre est en capacité de comprendre, cerner et mener son projet.