March 5, 2007

groupe Reflect, le RGAA et l'accessibilité

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Manuel Diaz

L’accessibilité des services publics aux personnes handicapées est une nécessité aux termes de la loi n°2005-102 de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. L’article 47 de la loi précise que les services de communication publique en ligne des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées. Un décret en précise les modalités générales d’application pour les trois canaux : Web, télévision et téléphonie. Il s’appuie sur le Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations (RGAA) pour les modalités techniques de mise en oeuvre. Il concerne “tous les services de communication publique de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent”.

groupe Reflect est fière de mettre à profit de ce groupe de travail son expertise en matière d’accessibilité. Le RGAA s’appuie sur les standards internationaux en vigueur et propose un mode déploiement progressif visant à faire entrer dans une démarche d’accessibilité le plus grand nombre d’acteurs publics. Il est aujourd’hui en phase d’élaboration et verra prchaînement le jour.

L’accessibilité vue par groupe Reflect

L’un des grands défis pour l’évolution de l’Internet est son universalité. Paradoxalement, nous parlons aujourd’hui d’un défi alors que ce principe est inscrit dans ses gènes. La vision de  Tim Berners Lee, directeur du W3C (world wide web consortium) et inventeur du web était bien de créer un espace de services « à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales ».  Telle est la définition du concept d’accessibilité. Le développement du web a un peu laissé de coté ces enjeux tant ils étaient perçus comme contraignant. En effet, cette exigence d’universalité oblige à s’intéresser à aux personnes qui ont des besoins spécifiques en terme d’interface, en particulier les personnes handicapées. Par handicap, on n’entend pas uniquement les handicaps visuels (non-voyant ou malvoyant), mais aussi les autres (handicap moteur et mental). Aujourd’hui, la technologie permet de contourner ces différents handicaps, aussi il devrait être possible de naviguer sur le web sans utiliser la souris, de consulter une page en la lisant du bout des doigts,… tout cela à condition de respecter des normes qualitatives de développement, c’est ce que nous faisons chez groupe Reflect.

Depuis 1997, nous partageons avec nos clients la vision d’un internet utile, utilisable et utilisé. Directement inspiré des travaux de Tim Berners Lee, cette exigence qualitative nous a amené à engager nos équipes à respecter les spécifications techniques issues du W3C. En se référant aux standards, nous garantissons des technologies qui ont été développées, testées et définies par des experts prépondérants et avec l’implication de toute la communauté du Web.  Nous savons tous que suivre le rythme des dernières technologies est un exercice difficile : un mauvais choix en matière d’outils ou d’architecture peut conduire à des pertes de temps, d’argent et, pour des sociétés comme la nôtre, de clients. Ainsi, orienter les choix de nos clients en direction des standards du web signifie bénéficier des dernières innovations disponibles chez groupe Reflect, mais seulement de celles qui sont suffisamment solides pour rassembler un consensus et, par voie de conséquence, les technologies qui sont amenées à durer.

Malgré tout, nous avons constaté que le simple respect des standards ne suffisait pas, ceux-ci ne garantissant que la qualité de nos développements. L’utilité de l’Internet ne peut s’envisager qu’en prenant en compte l’utilisateur, tous les utilisateurs. Ainsi, comprendre l’accessibilité ne peut que passer par la rencontre de communautés d’utilisateurs souffrant du défaut d’accessibilité de l’Internet actuel. S’informer, échanger, consommer, réaliser des procédures administratives, faire des opérations bancaires, apprendre à distance… tout ce que l’Internet autorise aujourd’hui à la majorité des usagers est rendu difficile par défaut de conception. Aussi nous nous sommes engagés dans le Groupe de Travail Accessiweb créé par l’association Braillenet pour maintenir au sein de nos équipes une expertise dans le domaine des technologies de l’accessibilité numérique. Accessiweb a construit une méthode d’application des recommandations internationales, les « Web Content Accessibility Guidelines », définies par la Web Accessibilty Initiative (WAI) du W3C. Aujourd’hui, nous sommes “expert accessiweb en évaluation” de l’accessibilité des services numériques. Le label AccessiWeb, lié à cette méthode d’application, qualifie l’accessibilité d’un site Web dans son concept général (accessible à tout le monde et quelque soit la technologie de consultation utilisée) conformément à la définition de Tim Berners- Lee et non pour un type de technologie ou pour une population spécifique.

groupe Reflect, a fait le choix de défendre le principe d’une approche globale de l’accessibilité numérique, notre méthode de conception est centrée sur l’utilisateur, tous les utilisateurs, nous appliquons les critères Accessiweb pour prendre en compte les spécificité d’accès dans une solution unique, et enfin nous garantissons nos développements par un respect strict des standards du W3c. Cette approche est bénéfique à tous sans exception. Pour faire un parallèle rapide avec le monde réel, le fait d’intégrer une rampe d’accès dans l’escalier d’entrée d’un bâtiment permet bien évidemment de rendre ce lieu accessible aux personnes en fauteuil roulant, mais aussi aux poussettes d’enfants, aux personnes tirant des valises à roulette… Ainsi en s’engageant au coté de nos clients pour une garantie d’accessibilité nous privilégions la cohérence, la simplicité, la facilité d’utilisation,… en trois mots nous réalisons un internet utile, utilisable et utilisé.

groupe Reflect et Opquast :

Pour aller encore plus loin dans la qualité de ses productions, groupe Reflect a rejoint dès ses premiers mois d’existance, l’initiative Opquast. Opquast est un ensemble de bonnes pratiques pour l’amélioration de la qualité des services en ligne. Elles sont mises au point, discutées et validées par une communauté de praticiens de l’Internet soucieux de la qualité. Nous nous sommes retrouvé dans l’engagement de cette communauté et nous avons décidé de la soutenir.

Au delà, d’être partenaire référencé,  groupe Reflect a adopté Opquast pour garantir à ses clients une réalisation de qualité.

Les 153 bonnes pratiques Opquast sont  :

  • Réalistes : une bonne pratique n’est valable que si le travail pour la mettre en place est réalisable pour la majorité des services en ligne concernés et ce au niveau international ;
  • Utiles : une bonne pratique n’est valable que si elle apporte une valeur ajoutée ou fait disparaître un risque tangible de non qualité pour les utilisateurs. Idéalement, sa mise en place renforce également la maîtrise du service en ligne par ses administrateurs ;
  • Vérifiables : une bonne pratique n’est valable que s’il est possible pour un sujet extérieur au site de vérifier sa mise en application en ligne, que ce soit de manière automatique ou manuelle.

Aujourd’hui, elles accompagnent toutes nos réalisations, c’est un guide garantissant à nos clients la prise en considération de la qualité dans leurs projets.

Ben

Bonne initiative, reste qu’il faut appliquer cela.
J’ai recuperé le travail de quelques blogs et sites que vous avez fait, et aucuns n’est conforme aux normes W3C.
Quelques exemples:
http://altaide.typepad.com/
Validator
http://validator.w3.org/check?uri=http%3A%2F%2Faltaide.typepad.com%2F
http://www.pariscap.com/blog/
Validator
http://validator.w3.org/check?uri=http%3A%2F%2Fwww.pariscap.com%2Fblog%2F&charset=%28detect+automatically%29&doctype=Inline

Alexis Mons

Celle-là, on l’attendait, c’est le lot commun sur ce genre de billets. Le troll de service, mais je tiens à rappeler encore une fois les mêmes choses.
Loin de nous de vouloir apparaitre comme des chevaliers blancs, mais si l’on n’affirme pas ses convictions, comment avancer ? que celui qui n’a pas pêché jette la première pierre !
Pour le reste, s’agit-il de sites publics soumis au RGAA ? non. Savez-vous le degré d’exigences des promoteurs de ces sites dans le domaine de l’accessibilité ? croyez-vous que l’on impose comme cela à ses clients de jouer ce jeu ? visiblement pas.
Pour finir et répéter toujours les mêmes antiennes, sur ce genre d’exercice, il faut faire le tri, dans les erreurs, entre ce qui relève de la structure du site, de ce qui relève des contenus saisis par les utilisateurs et commentateurs. Ce sont une importante source d’incompatibilité. Et ne parlons pas des erreurs liées aux plateformes. Le jour où les CMS seront dans les clous n’est pas encore arrivé.

Jean-Luc Grellier

Puisqu’il faut une fois de plus expliquer… je me lance…
Quand on développe un site accessible ou conforme aux exigences du client et à nos critères de qualité, cela ne veut pas dire que l’on vend avec la garantie qu’il va le rester. Outre le fait que le client en question est libre de toucher à son code source, le problème plus général est celui généré par les contenus. En effet, si un client écrit des contenus sans faire attention à la syntaxe utilisée, de fait, ses contenus ne seront pas accessible et pas forcément non plus conformes aux règles du W3C.
Les éditeurs wysiwyg qui sont parfois intégrés dans les projets engendrent bien souvent des problèmes en terme d’accessibilité et de conformité.
Cela ne change en rien notre méthodologie de travail qui consiste alors à faire notre devoir de conseil et à former nos clients pour qu’ils respectent au mieux les limites qu’ils se sont fixés. Car au final et c’est là tout le sens de cette démarche, c’est le client qui choisit là où il souhaite positionner le curseur et nous mettons en oeuvre nos compétences pour aboutir au résultat attendu.

Ben

Il ne s’agit pas du tout d’un troll, juste d’une constatation que passant deriere vous, les regles ne sont pas respectés. Et j’avais bien l’impression que vous leur aviez vendu la “conformité” W3C.
Et de nombreuses erreurs ne sont pas dû aux CMS.
Il existe de nombreux CMS conformes! xinha a même des modules qui le verifie en direct.

Jean-luc Grellier

Pour faire court, quand nous vendons un site conforme, il est conforme à la livraison, ensuite il vit sa vie. De même quand nous vendons un site accessible bronze, il est conforme aux critères accessiweb correspondants à ce niveau quand nous le livrons et le client est en capacité alors de demander la labellisation.
“On ne peut pas reprocher à un garagiste qui vente une marque de voiture les quelques pannes qu’il y a sur certaines…”

goetsulevy

c’est bien de communiquer dessus mais faudra pas oublier de participer 😉