March 14, 2007

Fini de jouer

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amo@emakina.fr

Si chez nous on préfère l’Île au Enfants, certains disent qu’on n’est plus au pays de Oui-Oui et le fait est qu’entre publication affligée d’exemple de courrier d’avocats, suspicions de velléités réglementaires qui rappellent de vieilles blessures, l’heure n’est plus vraiment à louer les joies du bouillon communautaire , plutôt à serrer les boulons pour juguler le risque juridique.
Aujourd’hui, dissertant sur un projet axé sur la manipulation de contenus culturels dématérialisés, j’ai vu blêmir mes interlocuteurs quand je leur ai expliqué le risque (pénal) qu’il y avait à vouloir jouer avec le feu les DRM. Malgrès un bon coup de massue sur la tête, il est un monde qui retarde le changement inéluctable qui se présente à lui.
Il n’est plus tout seul, la posture défensive est dans l’ère du temps. Elle est tout ce qu’il y a de plus caractéristique de l’attention (enfin) portée par les entreprises, acteurs publics et porteurs d’images sur ce vaste écosystème d’information où leur notoriété et image de marque est mise sur le grill parfois, objet de phénomènes nouveaux et non-maîtrisés au prime abord. Entre incompréhension des phénomènes, nécessité d’agir et perception de changements profonds, la réaction est de l’ordre du réflexe de protection.
Ceux qui connaissent mon goût pour le juridique doivent se dire que je bois du petit lait. C’est pas faux, mais la question n’est pas l’intérêt retrouvé pour les chartes, CGU et autres bordages de tous poils, c’est surtout que cela manifeste une exigence de maturité qui signe l’entrée des dynamiques 2.0 dans les préoccupations de fonds des organisations. Reste à voir les choses en terme de création de valeur et non de risque, un problème de compréhension et de bascule économique et socioculturelle loin des constructions simplistes. Au boulot !

Frédéric Lasnier

Mon entreprise et moi-même avons été l’objet d’attaques, sur des blogs, signées, de la part du patron d’une entreprise concurrente… laquelle vend, entre autres, du blog d’entreprise, fait l’apologie de la net étiquette et du 2.0.
Il s’agissait essentiellement de détournements, puis de commentaires, de phrases tirées d’e-mails ou de nos sites web.
Quand j’ai découvert ça, je n’ai pas eu d’autres choix que de porter des attaques juridiques précises et ciblées.
Les propos étaient tellement scandaleux et dénués de sens que je ne pouvais faire autrement. J’ai fait taire ce monsieur en 2 jours… sur son blog mais il s’est tourné immédiatement vers des forums. J’ai durci “vraiment” le ton, puis je n’a plus entendu parler de lui.
ça ne m’a pas amusé, m’a fait perdre du temps et m’a détourné des blogs d’entreprises pendant au moins un an.
Penser que cela venait d’un type qui se prétendait consultant avait qque chose d’hors jeu, de minable.
Les blogs d’entreprises reçoivent trop d’enfantillages en tous genres, assez faussement tribalistes, qui nous font passer pour des gamins auprès de nos clients, prospects et même nos collaborateurs. L’efficacité est forcément ailleurs.

Alexis Mons

Ces comportements sont inévitables et leur jugulation est à la base même des processus de maturation. En environnement collectif, les mécanismes de régulation sont des fondamentaux et c’est peu dire que le web 2 les a négligés jusqu’à présent. D’où mon billet, vous l’avez compris.
J’en profite d’ailleurs pour compléter avec les déboires de YouTube expliqués par F. Cavazza. Ça tombe en plein dans le sujet !
http://www.fredcavazza.net/index.php?2007/03/14/1457-les-ennuies-commencent-pour-youtube

Daniel

tiens ça me rappelle une lettre reçue récemment d’un avocat de Priceminister suite a un internaute qui les diffamait sur notre blog
dur de faire la chasse aux posts quand ce n’est pas sur son propre nom de domaine…

Saumande.net

Radioblogclub fermé par la SACEM

Voilà, cela devait arriver un jour : RadioBlogClub a été fermé par la SACEM.
Petit rappel : Radioblogclub permet (je garde le présent puisque la société a annoncé son intention de migrer vers un nouvel hébergeur) d’écouter des chansons …