May 27, 2008

Fin de la récréation sociale, place au résultats sociaux

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amo@emakina.fr

C’est le printemps des grandes manoeuvres sur les réseaux sociaux et vu l’évolution des choses, ça se comprend. Le secteur cherche sa monétisation et en a sérieusement besoin car l’essoufflement s’affirme, en tous les cas chez les grands généralistes
Il y a quelques semaines, MySpace décevait sur ses résultats et Facebook n’en fini pas de générer du scepticisme sur sa stratégie. Inquiétude confirmée avec une baisse de 10% de son audience sur un mois.
Pendant ce temps, il y en a qui tirent leur épingle du jeu, notamment LinkedIn. D’ailleurs, de plus près, ce sont bien les réseaux ciblés qui ont le vent en poupe. Comble de l’ironie, ils vivent fort bien et essentiellement de bons vieux comptes payants. Comme quoi c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Personnellement, j’ai toujours penser réconcilier le bénéfice utilisateur avec le modèle économique avait le mérite de la cohérence.
La réalité que tout cela dessine, c’est que les utilisateurs maturent vite. Facebook est un réseau à tout faire, ce qui revient dans ce cas à être un lieu de maillage au plus petit dénominateur commun. Un lieu de sérenpidité, où l’on se découvre, mais pas un lieu où l’on transforme.
Or, j’ai bien peur qu’ayant maintenant appris et goûté, les utilisateurs aient envie d’autre chose que de futilité. D’où visiblement le succès de réseaux à plus fort positionnement, homogénéité de sens, meilleure teneur en résultat effectif. Facebook ou MySpace, c’est bien pour trouver et acquérir, pas pour transformer. Les utilisateurs ont appris, ils veulent maintenant du ROI.
On verra bien si la tendance se confirme, mais je pense que l’idée d’être au centre, que les utilisateurs préféreront maîtriser depuis un lieu unique, tape à côté. Il me semble que les gens attribuent plus qu’on ne le pense un objet bien précis aux différents services qu’ils utilisent et que le vieux principe qu’un bon outillage varié vaut mieux qu’un outil à tout faire a du sens. Quand par ailleurs, on sait que les gens aiment à segmenter les choses, mettre des barrières ou au contraire des passerelle entre leurs différents lieux d’action en réseau, la maîtrise est bien du côté de l’utilisateurs et cela me semble une erreur de la retourner au profit du service. L’utilisateur est au centre, c’est lui qui est en réseaux. Les gens apprennent, ils n’ont pas besoin de choses simples. Ils ont besoin de choses maîtrisables, de choses qu’ils peuvent orienter selon leurs propres objectifs.

Hubert Guillaud

Ca me semble assez optimiste tout de même, Alexis…
Et cela va être difficile à montrer, car la grande diversité de réseaux à “plus fort” positionnement ou à meilleure “homogénéité” de sens… va être difficile à évaluer et à établir (grande diversité des thèmes, éclatement des audiences, difficulté à trouver ce qui fait sens du fait de l’éclatement même). Les niches où se réfugier ou thématiser, ou travailler ensemble ont toujours existé, mais à partir de quand on passe du fun à autre chose, massivement ?
Tous les sites 2.0 ne sont pas Wikipédia. Les exemples risquent de rester rare et de prendre du temps à se mettre en place et à créer du sens, du volume et de l’audience.
A mon avis, je serais un peu moins optimiste. Les coopérations faibles montrent plutôt qu’on a tendance à s’entendre sur le plus petit dénominateur commun, ce qui favorise le jeu et le fun par rapport à des choses plus “sérieuses”.

am

Tout est affaire de proportions et de tendances, mais je lie pour ma part le succès confirmé des réseaux orientés business avec la recherche de résultats plus impliquants. J’ai tendance à penser qu’après avoir joué et appris dans les univers plus “fun” et où, en effet, le plus petit dénominateur commun est la règle, il y a maintenant la mise en pratique de l’apprentissage sur des enjeux plus sérieux. Reste maintenant à observer l’épaisseur et la force du phénomène, mais vu la vitesse où les choses se passent, cela se verra rapidement maintenant.