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February 14, 2009

Le web social, terreau pour de nouvelles idées

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amo@emakina.fr

J’écoutais ce matin la toujours excellente Rue des entrepreneurs, où, sur le thème Internet, la réalité qui change la vie Bertrand Cathelat, Daniel Kaplan ou encore Christophe Aguiton ont permis une parenthèse progressiste dans le climat e-reactionnaire actuel.
Comme je l’ai dis l’année dernière, l’après web 2, ce n’est pas le web 3, c’est changer le monde et comme je ne cesse de le répêter sur ce blog, c’est ici et maintenant que ça se passe. 2009, année 0.
Obama par ci, Obama par là, mais Obama bordel ! Obama, ce n’est pas juste une élection marqué sous le sceau d’un simple dispositif numérique malin, c’est une autre manière de faire les choses. Depuis qu’il a été élu, il ne se passe pas une semaine sans une nouvelle mise en mouvement du web ou autre événement tactique. Mais la dernière en date, tout sauf de la geekerie, est vraiment adorable …


Le web est un terreau sur lequel poussent de nouvelles idées. Parmi la liste des organes de la Maison Blanche est apparu un Office of Social Innovation sur lequel InternetActu propose une longue tribune intitulée L’innovation sociale pour nous sortir de la crise !. J’y retrouve mon cher Stéphane et sa 27e Region, qui est notre bureau de l’innovation sociale à nous, en France, en brassant les problèmes autrement et avec pleins de gens différents qui ne se parlent pas d’habitude, sans tabous et en mobilisant le web moins pour ses outils que pour ce qu’il permet de faire avec. Alors on peut trouver étrange de redonner du sens aux cabines téléphoniques, mais après tout, pourquoi pas ?
On le sait, résoudre les problèmes réside moins dans les solutions que du fait de poser les bonnes questions. Aussi, plutôt que de mettre les mêmes, qui se connaissent par coeur, dans une salle de réunion pour voir ce qui en sort, n’est-il pas temps de faire autrement dès le début ? et si, bêtement, il n’était plus malin d’avoir déjà les gens en réseaux pour que l’échange ait lieu et que les idées soient déjà là ? de se transformer son organisation et son écosystème en terreau plutôt qu’en tour de verre avec des gens enfermés dans les process et les idées toutes faites d’autant qu’on ne leur demande pas de penser vraiment.
L’innovation sociale s’installe au gouvernement US, elle existe avec ce laboratoire territorial en réseau qu’est la 27e Région en France, elle existe aussi dans des tas d’entreprises qui ont adopté les réseaux sociaux d’entreprises. Ceux qui ne l’ont pas lu iront relire le livre blanc de BlueKiwi et comprendre que socialiser a aussi un sens éminemment business et résultat.
L’enjeu de tout cela n’est pas simplement de trouver de nouvelles idées ou simplement de sortir de la crise. Derrière la technologie se trouve la vraie nature des choses, à savoir un changement dans le fonctionnement et le management des organisations, des projets, de la société. À chaque fois, il s’agit de tirer profit de la démultiplication des échanges et des facteurs d’échanges, de franchir un palier en terme d’efficacité et de création de valeur. Une valeur qui n’est pas qu’économique, qui est aussi sociale. Avec l’effet de levier que si la structure sociale produit de la valeur, elle en tire profit de fait pour elle-même.
Tout cela, c’est l’essence même de l’internet. La pénétration massive de ses usages dans la société et l’économie, couplé à la simplification dans la manipulation (jusqu’à l’implicite maintenant) produit d’énormes potentialités. Depuis quelques années, c’est l’individu qui s’en est saisi, au grand dam des organisations, entreprises et politiques qui courent derrière. Le changement a déjà eu lieu dans la tête des consommateurs et des citoyens, il appartient maintenant et vite à ceux qui les gouvernent ou qui leur vendent quelque chose de changer aussi.

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